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Visite à Mercoeur, des solutions pour économiser ou produire de l'énergie

Visite d'une exploitation avec récupérateur de chaleur sur tank à lait et maison individuelle avec chaudière bois. Ces visites se font dans le cadre de "nos agriculteurs ont de l'énergie", et sont lancées par la Chambre d'agriculture de Haute-Loire. Le but est de montrer que les agriculteurs se préoccupent aussi de l'environnement, sachant que l'agriculture représente un pourcentage important dans l'émission de gaz à effet de serre au niveau français. Découvrez-en plus dans la vidéo.

Retrouvez toutes les informations supplémentaires, à propos des autres visites qui vont se dérouler cette semaine par exemple, dans notre autre vidéo en cliquant >ici<

Des solutions pour économiser ou produire de l’énergie

Le 22 octobre, les portes ouvertes sur le thème de l’énergie organisées par la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire débutaient au Gaec du Serre à Mercoeur, près d’Ally.
Ces 6 après-midi d’échanges s’adressent au grand public comme aux agriculteurs intéressés par la thématique de l’énergie.
«Les agriculteurs se mobilisent aussi sur les questions énergétiques et ces portes-ouvertes permettent de montrer plusieurs installations réalisées et de renseigner tous ceux qui ont des projets dans ce domaine» explique Marie-Astrid Lombard conseillère environnement à la Chambre d’Agriculture.

Dernier rendez-vous : le 29 octobre à Chadron
Parmi les 9 installations qui ont été présentées à Mercoeur, Chanaleilles, Riotord, Lantriac et celle de Chadron qui sera ouverte ce lundi 29 octobre, certaines permettent de réaliser des économies d’énergie en électricité et en fioul, tandis que d’autres ont la vocation de produire de l’énergie renouvelable (production de chaleur au bois, d’électricité via le photovoltaïque ou l’hydroélectricité).
Sur chacun des sites de visite, des agriculteurs motivés et très sensibilisés aux questions de l’énergie sont là, en compagnie d'un conseiller spécialisé de la Chambre d'Agriculture, pour répondre aux questions techniques de toute personne.
A Mercoeur, l’un des trois associés du Gaec du Serre, Frédéric Olagnol présentait deux installations : un récupérateur de chaleur sur un tank à lait et une chaudière à bûches à hydroaccumulation pour son habitation.

700 euros d’économie grâce au récupérateur de chaleur
En 2009, les éleveurs du Gaec du Serre décident de changer leur tank à lait, leur cheptel ayant un peu grossi, leur besoin en eau chaude pour nettoyer le tank et les machines de traite a augmenté. «Notre chauffe-eau de 200l était insuffisant. La chaleur dégagée jusqu’alors par le tank à lait se perdait. Aussi, nous avons décidé de l’utiliser en installant un récupérateur de chaleur. C’est le système qui m’a semblé le mieux adapté à notre exploitation» explique Frédéric Olagnol.  Sur le plan technique : «Dans le tank, un gaz va capter la chaleur du lait pour le refroidir. Ce gaz va évacuer sa propre chaleur dans l’air ambiant. Pour récupérer cette chaleur perdue, on insère un ballon de 450 L avec un échangeur de chaleur interne entre le compresseur et le condenseur du tank. Dans le ballon, le gaz cède sa chaleur à l’eau» explique Marie-Astrid Lombard.
Cette eau chaude est utilisée pour nettoyer les machines à traire et le tank à lait.
Les associés du Gaec du Serre estiment que le récupérateur de chaleur leur permet d’économiser 85% du fonctionnement de leur chauffe-eau. En terme, de consommation électrique, l’économie est estimée à environ 700 euros sur l’année. Quant à l’investissement, il s’élève à 2862 e HT et le retour sur investissement est de 4 ans. Notons que de telles installations peuvent être accompagnées d’aides.

Une chaudière à bois performante
Frédéric Olagnol avait une autre installation intéressante à montrer. Ce dernier a en effet opté pour une chaudière particulière qui présente le meilleur rendement de combustion. Cette chaudière (à bûches) turbo à flamme inversée dispose d’une autonomie de 12h à 24h. Elle est équipée de 2 ballons tampons qui restituent la chaleur lorsque la chaudière est éteinte. La chaudière fonctionne à puissance nominale durant 1 à 2 heures puis c’est au tour des ballons tampons de restituer la chaleur; ce qui évite à la chaudière de fonctionner au ralenti (qui nuit à la chaudière).
Cette installation, qui chauffe une maison individuelle de 200m2 dotée d’une isolation moyenne, a nécessité un investissement de 12 000 e HT (possibilité de bénéficier d’un crédit d’impôt à hauteur de 15%). Le surcoût engendré par rapport à une chaudière au fioul sera amorti en moins de 3 ans. La chaudière nécessite par ailleurs d’être alimentée (consommation de 18 stères de bois par an) et induit du travail en terme de coupe de bois. «Entre l’entretien de nos parcelles agricoles et nos bois, nous sommes autonomes en bois. Quant au travail lié à la coupe de bois, il nécessite 4 à 5 jours de travail par an» explique Frédéric Olagnol.

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