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VIANDE BOVINE : Le Boeuf de Haute-Loire s’engage dans une démarche identitaire

L’association créée le 3 juin pour porter la démarche du Boeuf de Haute-Loire a tenu son premier conseil d’administration la semaine dernière.

Une démarcation pour les génisses et jeunes vaches de races à viande ou croisées.

Depuis l’assemblée constitutive de l’Association de promotion des viandes de Haute-Loire, en début de mois, quelques points restaient à définir sur le fonctionnement de l’association, mais aussi sur le cahier des charges du Boeuf de Haute-Loire, les logos de démarcation, ainsi que le lancement à l’automne. Le conseil d’administration, composé de représentants des différents métiers de la filière viande, s’est réuni le mardi 28 juin en soirée pour arrêter les dernières décisions. Quelques membres du collège des producteurs s’étaient concertés au préalable, les éleveurs étant rares en ce jour de pleine fenaison… Comme annoncé lors de l’assemblée du 3 juin, l’association présidée par Anthony Fayolle, comporte 4 collèges professionnels : les éleveurs, les organisations de producteurs et commerçants de bestiaux, les abatteurs et chevillards, et enfin les distributeurs (GMS, bouchers artisans, restaurateurs… ). Afin de pouvoir intégrer éventuellement d’autres démarches que le boeuf à l’avenir, le nom retenu est l’Association de promotion des viandes de Haute-Loire. Propriétaire de la marque «le boeuf de Haute-Loire», elle en assurera la gestion, le suivi et la promotion, et représentera les acteurs de la filière viande bovine départementale auprès des pouvoirs publics, des organisations professionnelles, des consommateurs…

 

Une seule démarcation

Le conseil d’administration a choisi de mettre en place une seule marque : «Le boeuf de Haute-Loire». Elle sera identifiée par un logo spécifique, proche de celui du Porc de Haute-Loire, sous lequel sera ajoutée la mention «artisan boucher» pour la boucherie traditionnelle. L’adhésion à l’association sera soumise au versement d’une cotisation annuelle, identique pour tous les membres. L’accès des animaux à la filière «Le boeuf de Haute Loire» sera conditionné au paiement de cette cotisation en fin d’année pour l’année suivante, mais aussi au respect du cahier des charges discuté lors de l’assemblée constituante et reprécisé par le conseil d’administration.

Cahier des charges resserré

Les bovins concernés doivent avoir été élevés en Haute-Loire pendant au moins les 4 mois qui précèdent l’abattage, celui-ci devra également avoir lieu dans un des 3 abattoirs du département. Si dans un premier temps l’organisation de la filière nécessite l’engraissement complémentaire d’animaux nés dans d’autres départements, l’objectif affiché est que dans 2 ans tous les bovins vendus sous la marque soient nés en Haute-Loire… La demande de la filière dépar- tementale portant essentiellement sur les génisses, mais pas uniquement, la démarcation a été finalement ciblée sur les femelles jeunes, pour mettre en avant une viande de qualité : génisses de 18 à 40 mois et vaches de moins de 5 ans (60 mois). Les jeunes bovins mâles, n’ont de ce fait pas été retenus par les membres présents au conseil. Comme validé en assemblée, seuls les animaux de races à viande ou issus de croisements entre elles, peuvent intégrer la démarche. Les génisses croisées montbéliard-charolais restent donc exclues. De plus, la conformation des carcasses devra être supérieure ou égale à R= sur la grille EUROP, et l’état d’engraissement égal à 2, 3 ou 4. La valorisation des animaux a été discutée sur les bases de l’accord national signé entre les magasins Super U et la FNB, visant à différencier les races allaitantes dans un «coeur de gamme», avec une plus-value de 1 € payé au producteur par rapport à la cotation nationale. Ce contrat établi pour 3 mois, sera révisé en fonction de l’évolution du coût de production. Les prix pratiqués localement en Haute- Loire étant déjà supérieurs d’environ 0,50 €/kgc par rapport à la cotation nationale, il faudra rajouter l’équivalent pour arriver à l’objectif de +1 € en Boeuf de Haute-Loire.

Inauguration aux Journées Allaitantes

La mise en place de la démarche demandant encore un peu de temps, l’inauguration est fixée à l’occasion des Journées Allaitantes, les 22 et 23 octobre à St Paulien, avec un moment plus officiel le dimanche avant midi. Des actions de promotion suivront à l’automne, dans les magasins engagés dans la démarche.

 

PHILIPPE HALTER

CHAMBRE D’AGRICULTURE

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