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Méthanisation
Une unité de méthanisation pour des raisons économique et écologique

Au Gaec du Monteil, à Mazeyrat d'Allier, l'unité de méthanisation vient compléter les activités diversifiées de production agricole et de transformation de viande.

John Tridot (à droite) avec Florent Gagne, conseiller énergie renouvelable à la Chambre d'agriculture de Haute-Loire.

A Mazeyrat d'Allier, les 5 associés du Gaec du Monteil, John Tridot et son épouse Muriel, Vincent et Valérie Tarjot, Nicole Cornayre aidés de leur salarié Karim Oubad, ont choisi de diversifier les activités de leur exploitation. Sur une surface de 312 ha, ils élèvent 115 Prim'Holstein (pour une production de 1,2 million de litres livrés à Sodiaal), 50 limousines, 150 porcs plein-air et possèdent 2 poulaillers en intégration avec l'abattoir Vey. Ces éleveurs sont aussi à la tête d'un atelier de transformation (boeuf, porc) et d'un magasin dans ce même village du Monteil. Et il y a 3 ans, ils se sont lancés dans l'aventure de la méthanisation.
Après 5 années de réflexion, ces agriculteurs ont franchi le pas pour des raisons autant économique qu'écologique. "Nos différents ateliers généraient beaucoup d'effluents, aussi la méthanisation paraissait bien adaptée. Et puis, avec la méthanisation, on capture une bonne partie du méthane. Du point de vue économique, notre unité ramène un salaire de plus. L'électricité produite par le système est achetée par EDF à un prix fixe sur 17 ans (0,21€/KWatt), ce qui n'arrive jamais dans l'agriculture !" souligne John Tridot qui compare avec un prix de lait qui est loin d’être fixe et surtout n'augmente jamais...


Être le plus autonome possible
Les exploitants ont d'abord fait construire une stabulation neuve classique sur logettes paillées tout en anticipant sur leur futur projet de méthanisation : "Nous avons implanté le bâtiment en mettant la fosse de stockage du digestat..." explique John Tridot. Le Gaec du Monteil s'est doté d'une unité de cogénération d'une puissance de 150 KWatt pour un investissement de 900 000 € subventionné à hauteur de 14% : "Si au départ, on était parti sur une petite unité de 40 KWatt en utilisant seulement nos effluents, sa faible rentabilité nous a conduits à augmenter la puissance en y ajoutant des cultures intermédiaires à valorisaton énergétique (ensilage de seigle et de maïs de l'exploitation qui limitent l’érosion du sol et permettent le stockage de carbone). Et lorsque notre maïs est moins riche en énergie, nous achetons des pommes de terre déclassées pour les incorporer dans le méthaniseur. Plus de 60% de nos effluents d’élevage sont introduits dans le méthaniseur. Notre objectif est d'être le plus autonome possible dans l'alimentation de notre unité ". Si une partie de la chaleur obtenue par cogénération est utilisée par le digesteur, le Gaec ne la valorise pas encore en totalité.
Le Gaec du Monteil utilise le digestat, issu du travail du méthaniseur, comme engrais sur ses parcelles. Très efficace, "il est directement assimilable par les plantes à condition de l'épandre au bon moment, c'est à dire au printemps" constate l'éleveur. Après deux années de fonctionnement, John Tridot ne regrette pas d'avoir installé une unité de méthanisation, que ce soit pour le revenu complémentaire qu'elle procure comme pour les possibilités qu'elle leur offre. Car si la plupart des unités produisent de l'électricité, d'autres injectent dans le réseau de gaz du bio GNV, un gaz qui peut être utilisé par certains véhicules.
La méthanisation permet également de valoriser les biodéchets (déchets alimentaires et autres déchets naturels biodégradables) via l'installation d'une station d'hygiénisation.
Après cette initiative réussie, les associés de ce Gaec envisagent d'installer des panneaux photovoltaïques (pour la vente de l'électricité) sur le toit de la

 

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