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Installation - Transmission
Une installation-transmission précipitée à Mourgeat, sur la ferme des Brustel

Lucas Bayard s'est installé plus tôt que prévu sur une ferme de son village dont l'exploitante est subitement tombée malade en février 2020.  

Lucas Bayard avec Michel Brustel, le frère de Brigitte, installé à St George d'Aurac..

Lucas Bayard est né à Mourgeat, un petit village sur la commune de St Georges d'Aurac. Seul enfant du hameau où résidaient deux familles, Lucas a grandi au milieu des brebis de ses voisins, les Brustel. C'est donc tout naturellement qu'il s'oriente vers des études agricoles. Après l'obtention de son Bac professionnel CGEA à Bonnefont en 2019, il opte pour un BTS ACSE en alternance sur deux exploitations ovines, à Venteuges et à La Besseyre Saint Mary. Un an après son entrée en BTS en février 2020, le jeune homme apprend une nouvelle qui le bouleverse : sa voisine Brigitte Brustel, chef d'exploitation qui travaille avec son frère, Michel, retraité et salarié sur la ferme, ne peut plus exercer son métier en raison d'un AVC qui l’a conduite à l'Hôpital. Si Lucas pensait à reprendre un jour l'exploitation de ses voisins, il ne pensait pas devoir le faire aussi rapidement ! "De mon côté, je n'avais pas terminé mon BTS, c'est un peu dommage car en deuxième année, on devait étudier certaines notions de gestion et de fiscalité... Mais courant mai 2020, j'ai pris la décision de reprendre la ferme de Brigitte et de me lancer dans le parcours à l'installation ". Très pressé, au départ Lucas voulait s'installer en 6 ou 7 mois (au 1er janvier 2021), "mais pour s'installer il faut au minimum un an pour réfléchir à son projet et mener à bien toutes les étapes du parcours" avoue le jeune homme qui a finalement réussi à s'installer en 1 an en mai 2021.
Lucas connaissait très bien cette exploitation ovine de 350 brebis BMC, 400 agnelles et 8 béliers et de 80 ha de SAU "dont la totalité des terres est en propriété et toutes les parcelles sont devant la porte" souligne le jeune agriculteur visiblement satisfait de son acquisition. Durant son parcours à l'installation, il a opté pour un stage test installation (anciennement dénommé stage parrainage), ce qui lui a permis de bénéficier d'un statut sur l'exploitation. "J'ai également pu profiter du soutien de Michel Brustel. Il m'a aidé à prendre des décisions ou pour la surveillance du troupeau".

Pendant 1 an, il enchaîne les rendez-vous

Son parcours à l'installation a démarré au Point Accueil Installation de la Chambre d'agriculture qui l'a accompagné jusqu'à son installation.
"J'ai fait toutes les démarches administratives seul (sauf l'accompagnement dossier DJA proposé par la Chambre d’Agriculture), ce qui m'a pris pas mal de temps". Au détour de ses rendez-vous avec Elodie Bozzi, conseillère installation-transmission, Lucas affine son projet. "L'idée était d'accroître le cheptel (en passant de 350 à 400 brebis) et de procéder à quelques évolutions de bâtiments en installant une bergerie tunnel et en transformant un de mes tunnels de stockage en bergerie. Quant à l'ancienne bergerie, elle deviendra un lieu de stockage. Je souhaitais également devenir autonome en matériels de fenaison, les Brustel faisaient appel à des ETA... En revanche, pour certains travaux (épandage de fumier, semis, curage des bergeries, enrubannage, moisson) je compte poursuivre avec les ETA. Durant 1 an, Lucas a enchaîné les rendez-vous avec la Chambre d'agriculture pour l'étude technique, Cerfrance Haute-Loire pour l'étude économique, avec la MSA (affiliation et bulletin de mutation des terres), la DDT (pour le transfert des droits à paiement de base), avec le CFE, les banques et les entreprises de matériels et de bâtiments pour la réalisation de devis. Le jeune homme a aussi suivi son Plan de Professionnalisation Personnalisé (P.P.P), soit 2 formations (prairies multi-espèces et aménager une bergerie) et son stage 21 heures au lycée de Bonnefont. Un véritable marathon pour Lucas qui peut enfin souffler et concrétiser son projet aujourd’hui.
Si Brigitte, qui a aujourd'hui 62 ans, n'a pas encore terminé son séjour à l'hôpital, son frère Michel nous confirme la grande satisfaction de sa sœur de voir l'enfant du village reprendre la ferme de la famille Brustel.
Ce fut aussi un sacré soulagement pour Michel de voir que Lucas était intéressé par la reprise de la ferme " car il faut être jeune pour s'occuper des animaux et des papiers sur la ferme ! Je vois à présent qu'il s'en sort bien ; il a tout en mains pour réussir et il sait que je suis toujours là pour le conseiller si besoin. Désormais, je peux profiter de ma retraite tranquillement".

 

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