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Une installation JA à titre principal grâce à la mise en place de deux poulaillers

À Araules, l’exploitation de Benoît Mondon fonctionne avec trois productions complémentaires : vaches allaitantes, ovins viande et volailles de chair.

Vincent Prévost conseiller Cerfrance Haute-Loire et Benoît Mondon devant le chantier de construction des deux poulaillers.

Benoît Mondon, 31 ans, s’est installé en avril 2016, au Nouvet sur la commune d’Araules sur 25 ha, en vaches allaitantes (avec 4 vaches Salers) et en ovins viande (avec 50 brebis) ; un troisième atelier avec des poulets Label Rouge viendra bientôt compléter son activité.
La structure de son exploitation ne lui permettant pas de se spécialiser en ovins (parcs et hébergement insuffisants) ni en vaches allaitantes (manque de surfaces, pas de bâtiments), Benoît Mondon a prévu la mise en place de deux poulaillers de poulets de chair en intégration avec Ardévol dans son projet d’installation.  «J’ai toujours eu de la volaille chez moi ; comme ramasser les oeufs, ce n’est pas mon truc, j’ai choisi les poulets label. C’est une production qui permet de dégager pas mal de marge sans gros volume de travail au quotidien (1h30 en moyenne en phase de roulement) et sans contrainte horaire particulière. En plus, l’activité volailles se complète bien avec celles des vaches allaitantes et des brebis» explique Benoît Mondon.
«Avec cet atelier avicole, Benoît Mondon a réussi à s’installer à titre principal avec les aides JA» explique Vincent Prévost, conseiller de gestion Cerfrance Haute-Loire de l’éleveur.

Les volailles pour compléter le revenu de l’exploitation
Les poulaillers, des bâtiments traditionnels de 400 m2 chacun, qui abriteront 4 400 poulets de chair par bâtiment élevés pendant 82 jours (à raison de 3,4 bandes par an), sont encore en phase de construction ; les premiers poulets devraient arriver la dernière semaine de juillet.
D’après le plan d’entreprise établi avec Cerfrance Haute-Loire dans le cadre de l’étude d’installation, «les deux poulaillers de-vraient permettre de dégager une marge brute (hors investissement) de 20 000 € par an. Il s’agit donc d’un bon complément de revenu pour M. Mondon et de surcroît sans astreinte de travail excessive» indique le conseiller de gestion.
«La construction de ses poulaillers génère un coût total de 170 000 € subventionnés à hauteur de 45% via le PCAE auquel il faut ajouter une aide d’Ardévol de 17 000 €» précise-t-il.
Autre avantage, l’atelier poulets label rouge n’est pas très gourmand en foncier. Les deux bâtiments nécessitent 2,5 ha de parcours extérieur.
Benoît Mondon a tout de même  dû faire face à quelques contraintes, comme le plan d’épandage qui l’oblige à disposer de 24 ha épandables (pour ces deux poulaillers) ou encore le classement ICPE de ses poulaillers qui induit d’autres contraintes. Ce jeune éleveur a également dû créer une réserve incendie, une surprise qui a généré un coût supplémentaire pour lui.
À l’avenir, si le jeune homme a l’opportunité de trouver du foncier supplémentaire, c’est l’atelier vaches allaitantes qui en bénéficiera. «Ma préférence va vers les vaches» avoue Benoît dont l’objectif est d’engraisser des génisses.

Intégration

Benoît Mondon a choisi d’élever des poulets de chair en intégration avec la société Ardévol.
Les poulets sont fournis, enlevés et commercialisés par Ardévol. Restent à la charge de l’éleveur, l’alimentation des poulets, le chauffage des bâtiments, la paille, l’eau, l’électricité et la désinfection des bâtiments. Le suivi technique est assuré par Ardévol.
Quant au prix des poulets, il est variable selon les lots de poulets.

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