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Groupe Bongrain
Une démarche de progrès pour les producteurs du groupe Bongrain

Le groupe Bongrain a organisé une journée portes ouvertes chez un éleveur de St Jean-de Nay pour présenter la démarche «Approvisionnements laitiers responsables».

De gauche à droite : Philippe Sellier, fromagerie de Beauzac, Konrad Schreiber, IAD, Rémi Lescene, Bongrain, Pierre-Pascal Vurpillot, fromagerie de Beauzac et Cyrille Ginhoux.

Le 4 septembre, le groupe laitier Bongrain avait invité les 330 éleveurs de Haute-Loire qui livrent leur lait à la fromagerie de Beauzac, une filiale du groupe, à participer à une journée portes ouvertes sur l’Earl de la Marque à St Jean de Nay.
Ce temps de rencontre visait à communiquer sur la démarche «Approvisionnements laitiers responsables» lancée il y a deux ans par Bongrain auprès de ses producteurs de lait.
A ce jour, 200 fermes en France se sont lancées dans l’aventure dont Cyrille Ginhoux, à la tête de l’EARL de la Marque. Le groupe espère à présent l’engagement de bien d’autres exploitations.
Rémi Lescene, directeur développement des approvisionnements laitiers chez Bongrain, a détaillé la philosophie et la finalité du projet : «Il s’agit de proposer à chaque producteur du groupe une démarche axée sur la maîtrise de l’empreinte environnementale de la production laitière. Améliorer l’impact environnemental des approvisionnements laitiers du groupe en garantissant la qualité nutritionnelle du lait, le revenu et les conditions de travail de l’éleveur laitier, le bien-être animal, tels sont les défis dans lesquels le groupe Bongrain entend être un acteur engagé et responsable».

Un audit suivi d’un plan d’actions


La démarche, conduite avec le concours de l’Institut de l’Elevage, l’Institut de l’Agriculture Durable (IAD) et la filière conseil ingénierie, s’appuie sur un diagnostic de l’exploitation laitière basé sur 10 indicateurs synthétisés dans une note carbone*. Ce bilan global permet à l’exploitation d’identifier ses axes de progrès en fonction des objectifs de l’éleveur. En découle ensuite un plan d’actions que l’exploitation met en oeuvre en lien avec divers experts (ingénieurs de développement, conseillers techniques...).
«Notre démarche vise à aider les exploitations à maîtriser leurs charges et leur empreinte carbone ; l’environnement devient une source de performance économique. Des études anglaises et françaises (de l’Institut de l’Elevage) révèlent d’ailleurs que les fermes qui ont l’empreinte environnementale la plus faible ont la meilleure rentabilité économique» indique Rémi Lescene.
Notons que l’engagement basé sur le volontariat des producteurs laitiers, n’induit aucune conséquence sur le prix du lait payé par Bongrain. «Ce projet entend mettre en avant les atouts de notre filière laitière, créer des synergies entre tous les acteurs et créer une dynamique avec nos producteurs de lait pour renforcer nos relations» explique Daniel Chevreul, directeur des approvisionnements lait Bongrain.
La rencontre du 4 septembre était structurée autour de 3 ateliers : la santé du sol, l’autonomie protéique et la santé des animaux. 
Dans le premier atelier, l’exposé de Konrad Schreiber, de l’IAD, abordait la question des pratiques agronomiques et livrait les clés d’un sol vivant et productif : «Grâce à l’agronomie, la gestion des sols et des plantes, nous allons pouvoir produire plus sans polluer et, surtout, sans travail supplémentaire pour l’éleveur !» explique-t-il.
Dans le second atelier, Patrice Mounier, de Haute-Loire Conseil Elevage, évoquait toutes les solutions qui permettent de gagner en autonomie protéique.
Les éleveurs présents pouvaient également participer à un atelier consacré à la productivité et la longévité des vaches avec l’alimentation comme principal levier présenté par le nutritionniste Thibault Van Volsem.


Véronique Gruber
*Note en équivalent CO2 qui traduit la quantité émise de CO2 pour produire 1L de lait

 

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la Haute-Loire Paysanne du vendredi 13 septembre.

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