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Loup
Un tir de prélèvement accordé à Chanaleille

 Après des mois de lobbying et de pression intense de la part du syndicalisme agricole et des acteurs professionnels, les éleveurs viennent d’obtenir « un premier pas ».

Au mont Mouchet, une mobilisation contre le loup à l'appel de Mickaël Tichit a eu lieu

Une autorisation de tir de prélèvement vient d’être signée par le Préfet référent Loup en Margeride sur la commune de Chanaleilles côté Haute-Loire et sur deux communes en Lozère St Alban Limagnole et Lajo, fortement impactées par les attaques de loups cet été. Même décision pour 2 autres communes, dans le Cantal, Ruynes en Margeride et Clavières.

« Ce tir de prélèvement est le résultat d’un gros travail entre les jeunes agriculteurs, la FDSEA, la chambre d’agriculture et le préfet  référent Loup Jean-Paul Celet», soulignent les responsables syndicaux du département comme leurs voisins lozériens. Claude Font président de la FDSEA explique : «L’autorisation de tir de prélèvement arrive en bout de chaine après les autorisations de tir de défense simple, puis de tir de défense renforcée. En Haute-Loire, nous n’avons même pas de tir de défense renforcée, alors nous n’aurions jamais pu avoir cette autorisation si nous n’avions pas travaillé au niveau du territoire de la Margeride. C’est une décision interdépartemental, et c’est une grande première».

On peut dire que c'est une réelle victoire syndicale, pour ce dossier qui mobilise les énergies depuis de longs mois. Mais maintenant les agriculteurs attendent des résultats concrets et probants avec un tableau de chasse pour espérer une diminution de la prédation.

Sans attendre, le Préfet de Haute-Loire Éric Étienne a annoncé lors de la session de la Chambre d'Agriculture vendredi 28 octobre, une mobilisation de toute la brigade des lieutenants de louveterie pour des opérations de tirs de prélèvement sur la commune de Chanaleilles, et ce dès ce jour. L’objectif étant bien de tuer le loup sur ce secteur fortement prédaté. À l'heure où nous bouclons, aucune information ne nous est parvenue quant à l'issue de cette opération de tirs…

Sur cette avancée, Claude Font précise : «On sait que 40 % des prélèvements sur le territoire français sont faits par des tirs de défense simple et près de 60% par des tirs de défense renforcée. Alors, j’invite les éleveurs du secteur à demander a minima, le tir de défense simple qui permet aussi de prélever du loup…». Une autorisation de tir de défense permettrait de suivre le protocole et de renforcer le dispositif.

Autorisation de tir de prélèvement

Soulignons que pour qu’un tir de prélèvement soit autorisé, les agriculteurs doivent prouver qu’ils « ont utilisé tous les moyens de protection mis à leur disposition » : clôtures, chiens de protection (majoritairement des patous), bergers, etc. Des moyens de protection financés à 80 % par l’État. Puis, si cela ne suffit pas et que le loup attaque les troupeaux, des autorisations de tirs à différents niveaux sont accordés par les préfectures départementales (tir de défense simple, renforcé, territorial) avant d’arriver au tir de prélèvement, en dernier recours.

Considéré comme une dérogation, le tir de prélèvement a été accordé par le préfet Celet, désigné référent loup, et préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes. Le tout encadré par le plan loup 2018-2023.

À suivre…

Si les responsables professionnels et syndicaux du département saluent cette décision du Préfet référent Loup -ayant insisté à plusieurs reprises pour obtenir ces tirs de prélèvements, et notamment lors de la rencontre le 17 octobre sur ce secteur- ils restent mobilisés. En effet, cette mesure ne les satisfera que si elle est suivie de résultats.

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