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FDSEA
«Un responsable n’a de légitimité que s’il participe à la vie du syndicat local»

Alain Fialip a été président de la FDSEA de 1997 à 2003. Il revient sur le rôle du syndicalisme et des hommes qui en assument les responsabilités.

D’abord responsable dans son syndicat local puis au niveau du canton, Alain Fialip a assuré la présidence de la FDSEA avant le président actuel Gilbert Guignand.
«Quand on s’engage dans le syndicalisme, c’est pour se battre pour des idées, pour une certaine vision de l’agriculture et pour des valeurs. Ces valeurs qui nous ont été inculquées par les anciens - et ça remonte à l’après-guerre avec la création de la FNSEA et le «Serment de l’Unité paysanne» d’Eugène Forget - et qui doivent restées ancrées dans l’esprit de tout responsable» voilà à quoi s’est accroché et s’accroche encore Alain Fialip ancien président de la FDSEA pour qui le mot militantisme devrait être,  aujourd’hui plus que jamais, d’actualité.

«La force du réseau, c’est sa base»
Cantalien (ou cantalou comme il dit) d’origine, il n’est pas passé par la case départ à savoir les JA, il est entré directement au syndicat local à son arrivée et son installation comme agriculteur à Espalem. En 1982, il prend la présidence de son syndicat local, et sans le savoir s’engage sur la voie qui l’emmènera dans les étages de la pyramide. «J’ai mis le doigt dans l’engrenage et j’ai été aspiré par quelque chose d’important» confie-t-il. En effet 2 ans plus tard, il est sollicité par le délégué cantonal en place (lui aussi ancien président de la FDSEA), Gilbert Grimault pour le remplacer au niveau du canton de Blesles. Pour lui c’était l’inconnu et il reconnait avoir eu un peu de mal à trouver sa place notamment au niveau départemental dans les rangs du conseil d’administration de la FDSEA.
Pour lui, sa mission était de représenter le secteur de Blesles et de faire le lien entre l’échelon départemental et l’échelon cantonal, qui se sent parfois un peu loin du «Puy»: «je devais être au service des adhérents de base, ce qui peut se faire quand on n’est pas trop engagé, et qui est plus difficile ensuite». Car pour Alain Fialip, «la force du réseau syndical, c’est sa base» et le responsable, à quelques niveau qu’il soit, n’a de «légitimité que s’il adhère et participe à la vie du syndicat local».

«La fonction fait l’homme»
Une fois au conseil d’administration, Alain Fialip prend de nouvelles responsabilités à la section «Structures» dont il assurera la présidence, à la CDOA ou à la SAFER où il siègera, au conseil d’administration de la MSA, au bureau de la Chambre d’Agriculture… Et puis, «sans jamais y avoir vraiment pensé», avoue-t-il, il se retrouve en 1997 à la présidence de la FDSEA à la suite de Gilbert Bros.  Ce n’était pas chez lui une ambition personnelle, ni un rôle auquel il s’était préparé, mais au fil du temps, il a pris de l’assurance, il s’est impliqué de plus en plus… «La fonction fait le bonhomme» conclut-il. Et de rajouter : «Si on est mis en situation et si on est bien entouré, on peut avoir un rôle auquel on n’avait jamais pensé».
Et comme un conseil qu’il pourrait donner à tout agriculteur amené à prendre des responsabilités, il précise : «la connaissance des dossiers, ça s’acquiert ; l’expression en public, ça se travaille ; mais ce qu’il faut garder à l’esprit; c’est de ne jamais s’écarter des adhérents de base, de veiller à être compris et de rester le plus en phase avec eux». Voilà pourquoi, Alain Fialip n’a jamais voulu assumer de responsabilités au niveau national. Même s’il reconnait qu’il faut des responsables en haut de l’échelle, il regrette le «conditionnement» suscité par les prises de positions nationales. Pour lui, l’important c’est le département.
Quand on demande à Alain Fialip de regarder dans le rétroviseur, il se souvient de temps forts comme la grande manifestation «Terres de France» avec Raymond Lacombe, l’aveyronnais en ce temps à la tête de la FNSEA, à Paris ; les grandes mobilisations contre la mise en place des quotas et notamment la manifestation de 1987 avec 7000 agriculteurs dans les rues du Puy. Mais il n’oubliera pas non plus les confrontations multiples et variées avec l’administration sur la gestion des dossiers, en CDOA, pour les contrôles… ; les campagnes pour les élections Chambre, et surtout… le contact avec le terrain. Sur ce dernier point, il confie : «c’était un exercice difficile mais oh combien enrichissant. Aujourd’hui, je me rends compte de l’importance de ces échanges avec les responsables locaux et l’ensemble des agriculteurs du département». Et Alain n’en finit pas de citer les grands dossiers qui ont animé la FDSEA : les structures, la chasse, le Projet agricole départemental, les dossiers environnementaux…
Pour lui, «l’agriculture n’a pas une seule vérité. Et le syndicalisme est un lieu de débat où chacun peut s’exprimer dans un but constructif».

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