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Jeunes Agriculteurs
Un réseau JA en ordre de marche pour défendre le métier et des prix à la production

Réunis en assemblée générale vendredi 11 mars en soirée, les JA de Haute-Loire ont fait salle comble à Vals-près-le-Puy. Le point sur les grands dossiers abordés.

Une assemblée générale au programme chargé qui s'est tenue dans les locaux du Crédit Agricole  Loire Haute-Loire.

Le 11 mars, les JA de Haute-Loire dressaient le bilan de leurs activités dans les nouveaux locaux du Crédit Agricole Loire Haute-Loire. Adhérents, élus, responsables d'OPA et représentants de l'Etat ont totalement rempli le confortable amphithéâtre mis à leur disposition, témoignant ainsi de l'importance de ce syndicat pour l'agriculture et d'une volonté de se retrouver en présentiel après une longue période de crise sanitaire.
Le rapport d'activités 2021 du syndicat, présenté par les JA responsables de cantons, traduit toute la dynamique du réseau départemental à travers des animations telles qu'une chasse au trésor en juin à Cayres, des pauses fermières en été, une fête départementale de labour réussie à St Victor Malescours, la finale de pointage en décembre, la promotion du métier et de nombreuses formations pour les adhérents.
Du point de vue syndical, la présidente Laurine Rousset s'est dite "Fière de ses adhérents qui ont su montrer un grand dynamisme" à travers des actions à l'image du réveil de l'État en Préfecture début mars, la mobilisation générale à Clermont fin mars, de rencontres avec les parlementaires... «Vos mobilisations ont porté leurs fruits notamment sur l’ICHN !" a -t-elle ajouté.

"Le travail du syndicalisme sera éternel !"


Dans son rapport moral, le secrétaire général des JA, Guillaume Avinain avait justement choisi d'évoquer le rôle du syndicalisme agricole : "A quoi sert-il ? à défendre l'agriculture et les agriculteurs. Mais selon moi ce qui est primordial, c'est que l'agriculture sert à nourrir la population. Or, le Français semble manger à sa faim. Donc je me dis que je dois faire mon boulot comme il faut ! Mais notre production agricole tient à ses agriculteurs qui doivent travailler sans cesse, sans jamais faiblir. Et le syndicalisme agricole est là pour défendre l'agriculture mais aussi les agriculteurs". Il a insisté sur l'importance de la défense collective des agriculteurs : "On se regroupe, on respecte l'agriculture de chacun et tous ensemble, on part la défendre" et sur la nécessité de travailler main dans la main avec les OPA qui défendent une cause commune. "Tant que les gens mangent..., le travail du syndicalisme sera éternel !" a-t-il lancé pour conclure.
Les JA de Haute-Loire ne pouvaient passer sous silence le contexte très difficile dans laquelle la profession agricole se trouve plongée en raison de la forte hausse des charges actuelle et à venir.  "Aucune résilience ne permet d'absorber de telles augmentations" lance Guillaume Avinain qui ne voit qu'une seule solution : "la hausse de nos prix". Une idée partagée par tous et en particulier Jean-Michel Javelle, président du Criel et responsable Sodiaal, qui annonce une hausse du prix du lait avec Egalim 2. Guillaume Avinain insiste toutefois sur la nécessité de faire passer des hausses de prix significatives.
Le rapport d'orientation des JA se déroulait cette année sous la forme d'une table ronde pour aborder la problématique de la cohérence entre la production agricole et la consommation (voir ci-dessous).
En fin de soirée, après avoir présenté la composition du nouveau bureau des JA (que vous trouverez dans un prochain numéro), Laurine Rousset a clôturé les échanges en évoquant les victoires obtenues sous l'effet du combat syndical : "Sur le rat taupier, je suis contente que l'administration ait pris conscience qu'il s'agissait d'un problème de santé publique sans oublier l'aide financière de la Région. La loi égalim, c'est une autre victoire mais sur ce dossier, l'Etat va devoir prendre ses responsabilités. Enfin sur l'installation, nous tenons à rester sur des installations viables et vivables".

 

Zoom sur...
La table ronde

En deuxième partie de soirée, les JA ont souhaité aborder deux problématiques : la montée en gamme dictée par la volonté populaire, qui ne s'accompagne pas toujours d'une valorisation pour l'agriculteur, et la recrudescence des normes au prétexte de l'écologie "alors que notre agriculture est considérée comme la plus vertueuse au monde" signale Guillaume Avinain pour introduire la table ronde. Après la diffusion de quelques vidéos humoristiques pour mettre le doigt sur ce qui coince, les échanges ont démarré avec le témoignage de Grégory Devidal, éleveur en Gaec en poules pondeuses et lait en agriculture biologique à Chaudeyrolles. Suite à un déclassement d'une partie de leur lait bio, Grégory et ses associés réfléchissent aujourd'hui à un retour à du lait conventionnel. Jean-Michel Javelle, président du CRIEL et responsable Sodiaal, a tenté d'expliquer les raisons de ce revirement de situation : "Alors que l'Europe souhaitait convertir 20% de la sole française en bio et que le marché se développait, est arrivé le Covid-19 et avec lui l'arrêt de la natalité en Chine. C'est pourquoi, chez Sodiaal, nous avons voulu sanctuariser la quantité de lait bio que l'on pouvait écouler et baisser le prix du surplus". Sur le "Non OGM", nous avons également désengagé nos producteurs...  Pour lui, le problème se trouve au niveau du consommateur, qui doit être capable de payer plus cher des produits haut de gamme. Anthony Fayolle, secrétaire général de la Ch.agriculture, a signalé un phénomène regrettable : "des prix qui se tassent en partant par le haut de gamme et un bas de gamme dont les prix ont tendance à monter" et selon lui, il n'existe pas de recette miracle parmi les différentes démarches de valorisation. Guillaume Joux, qui atteste d'un retour de valeur à l'exploitant dans le cadre de certification HVE, dénonce une réglementation toujours plus verte qui ne correspondrait pas au travail des agriculteurs. Ce qui fait dire à Manon Pisani,  membre du bureau des JA national : "En France, on sait produire bien, bon et toujours plus tracé et plus vert. Alors, que l'on ajoute de nouvelles règles, on peut être d'accord, mais derrière, notre rémunération doit être là. Le problème c'est que le consommateur voudra du toujours plus vert et ne voudra toujours pas payer !". "Faire-valoir un territoire, un savoir-faire à travers des démarches et des filières, c'est bien, mais on ne doit pas pousser tout le monde vers quelque chose de plus vert, plus contraignant et qui n'amène aucune rémunération" conclu G. Avinain.
 

 

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