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Main-d’œuvre
Salariés étrangers indispensables à l’agriculture

En France, le monde agricole a besoin d'une main-d’œuvre étrangère, mais comme en 2020, cette saison risque aussi d'être affectée par le contexte sanitaire.  

Main d'oeuvre sur culture de fruits rouges.

Alors que la crise de la Covid-19, au printemps 2020, a montré la nécessité de pouvoir s’appuyer sur une main-d’œuvre étrangère, le monde agricole anticipe. Lors d’une conférence de l’emploi au ministère de l’Agriculture, le 11 mars dernier, la FNSEA a rappelé le caractère indispensable de la présence des saisonniers étrangers. " Nous souhaitons créer des ponts avec les politiques d’insertion professionnelle des réfugiés. Nous partons du constat que nous peinons à recruter de la main-d’œuvre et face à nous, nous avons des populations qui ne demandent qu’à travailler, s’insérer dans la société, sinon s’y intégrer. Nous sommes clairement dans une stratégie gagnant/gagnant ", a déclaré Jérôme Volle, président de la commission employeurs de la FNSEA, auprès de l’agence de presse Actuagri.
C’est dans ce contexte qu’une convention avec la Tunisie, en particulier avec l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant, a été renouvelée. " Ce pays dispose d’un quota de 2 500 salariés et seuls 1 000 traversent la Méditerranée, essentiellement dans le Sud de la France ", détaille Jérôme Volle. Ces salariés arrivent avec un bagage, puisqu’ils sont formés au préalable par le gouvernement tunisien aux métiers de l’agriculture (chefs d’équipe, tractoristes, etc.). Une expérience appréciée des agriculteurs français. Marc Fauriel, producteur de fruits à Loriol-sur-Drôme (Drôme), embauche chaque année 70 saisonniers, dont 10 contrats Ofii(1). Pour lui, l’emploi de main-d’œuvre étrangère est un gage de confiance. " De nombreux ouvriers reviennent chaque année sur l’exploitation. Ils ont déjà les compétences et le savoir-faire ", souligne-t-il.
À l’image d’une campagne 2020 difficile, où la fermeture des frontières avait longtemps posé problème, la saison 2021 risque, elle aussi, d’être affectée. " Les conditions d’entrée des ouvriers étrangers restent difficiles en fonction des prérogatives de chacun. Plusieurs acteurs doivent se coordonner : la Direccte(2), l’Office français de l’immigration ainsi que les consulats des différents pays. Ce sont des démarches compliquées : pour exemple, les premiers salariés marocains sont arrivés et il a fallu plus d’un mois pour les faire venir", regrette Marc Fauriel. Une inquiétude supplémentaire pour la profession agricole, qui navigue à vue. Pourtant, le ministère de l’Agriculture se veut rassurant : " À l’approche de la saison 2021 et dans le contexte de la crise sanitaire, le recrutement des travailleurs saisonniers est suivi avec attention. En cas de difficultés pour le recrutement de saisonniers locaux, la possibilité de recruter des saisonniers notamment étrangers de l’Union européenne et hors Union européenne est ouverte. Aujourd’hui, le protocole sanitaire permet les entrées sur le territoire sous conditions sanitaires strictes (test PCR avant entrée, “quarantaine“ de 7 jours, test PCR) et dès lors qu’un besoin a été identifié ". Reste désormais à voir comment la situation va évoluer.

1. Le contrat Ofii, ou contrat d’intégration républicaine(CIR), est conclu entre l’État français et tout étranger non européen admis au séjour en France.
2. Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi.

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