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Production ovine : «Les résultats techniques sont le facteur numéro 1 du revenu…»

Claude Font, président de la section ovine de la FDSEA 43 et administrateur à la FNO, fait un point sur la conjoncture ovine et sur les perspectives 2017.

Claude Font reconnait une certaine inquiétude sur l’avenir de la production ovine.

L’année 2016 peut être qualifiée de «correcte» au regard des prix de vente des agneaux. Claude Font président de la Section ovine de la FDSEA 43 note une stabilité des cours entre 2016 et 2015 avec une moyenne  sur l’année à 6,30 € par kilo d’agneau (il y a 10 ans, on se situait plutôt autour de 5,50 €/kg). Et ce, malgré une baisse au premier trimestre 2016. Cette baisse a été compensée par une reprise des cours à partir de juin et sur tout le second semestre. La hausse des prix est globalement supérieure à l’année précédente, «bien sûr» temporise-t-il, «cela dépend du mois de vente des agneaux». Sans être trop enthousiaste le responsable estime «la conjoncture actuelle plutôt correcte».


Importance des résultats techniques

Mais pour faire le revenu d’une exploitation, si le prix de vente des produits est primordial, il faut néanmoins mettre en parallèle les charges, ou les coûts de production. Et de ce côté, on note aussi une hausse notamment sur l’alimentation, les engrais, les fournitures diverses, l’énergie… Et Claude Font de revenir sur l’importance capitale des résultats techniques, car pour lui «c’est ce qui fait la différence, c’est ce qui fait le revenu». Il insiste : «les résultats techniques sont le facteur numéro 1 du revenu. Plus le taux de productivité est élevé et plus le revenu est élevé lui aussi…».Concernant la FCO et son impact sur les marchés, le président estime que dans notre secteur, «on n’est pas sur l’import», donc l’impact est faible. «Nous n’avons pas eu de cas clinique, le vaccin est gratuit et très peu d’éleveurs ont vacciné» résume-t-il.Interrogé sur l’avenir de la production et sur les projets 2017, Claude Font reconnaît une certaine inquiétude sur les marchés du «standard» qui sont saturés avec une baisse de la consommation au niveau national. Les animaux sous label s’en sortent mieux, et c’est pour cela que la filière travaille dans ce sens à travers les différents signes de qualité en place aujourd’hui, comme par exemple avec Copagno ou avec l’APIV… «Les produits identifiés, réguliers dans l’offre et dans le prix s’en sortent le mieux. Il faut donc encourager ces initiatives de races ou de filières, les péréniser voire les développer».Ce début d’année 2017 est donc, comme 2016, un peu difficile avec une baisse de la consommation et donc une baisse des cours. La filière espère un rapide redressement, notamment vers le période de Pâques et puis dès mai-juin.


Programme Inn’Ovin

En terme de technique, la filière ovine continue de travailler dans le cadre d’un programme Inn’Ovin avec la région Auvergne-Rhône-Alpes mais aussi PACA (Provence Alpes Côte d’Azur). Les thèmes abordés portent sur l’amélioration des conditions de travail en élevages, la productivité, et l’installation en ovins. «Si le syndicalisme est moteur dans ces axes de travail, on travaille avec le COREL (Comité régional de l’Élevage ovin), avec la Chambre régionale d’Agriculture et le Conseil régional…» souligne le président.Claude Font ne peut passer sous silence le dossier «prédation» sur lequel il est beaucoup investi, y compris au niveau national. Ainsi, sur 2017, dans le cadre du Plan Loup, il est prévu une analyse de vulnérabilité à la prédation pour sensibiliser sur ce dossier, faire prendre conscience de la situation réelle au niveau du département, et le cas échéant prévoir des moyens de protection dans le cadre du dispositif, Cercle 1 ou Cercle 2.Les sections ovines départementales et régionales poursuivent leur travail pour donner à la production ovine des perspectives intéressantes sur le plan technique, économique et sur tous les dossiers inhérents à la filière.

Suzanne Marion

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