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Producteurs en vente directe, améliorez vos outils de paiement

La crise sanitaire a mis en évidence un problème rencontré par les producteurs en vente directe : le paiement à distance pour lequel peu d’entre eux étaient jusqu’alors équipés.

Carte bancaire et terminal de paiement

La crise sanitaire a apporté un éclairage nouveau sur le commerce des produits alimentaires de proximité et la demande des consommateurs a été supérieure à la capacité de production des producteurs. Mais ces derniers ont rencontré un autre problème : le paiement à distance. S’ils ont pu s’organiser côté distribution des produits, peu d’entre eux étaient équipés pour accueillir ce mode de règlement.
Faisons le point sur les outils de paiement incontournables pour tout commerçant.

Le paiement par carte bancaire s'impose

Les nouvelles formes de distribution (drive, commandes en ligne…) ont gagné les campagnes. Les contraintes de transport et le confinement ont obligé les producteurs fermiers à faire évoluer en quelques jours leurs circuits de distribution habituels. Pourtant, ils n’étaient pas préparés à ces modes de distribution, notamment sur le plan logistique. Au cœur de cette logistique, le paiement par carte bancaire s’est imposé comme le moyen de paiement majoritaire, reléguant les paiements en espèces ou par chèque aux quelques relations directes producteurs/clients sur quelques marchés de plein vent qui étaient autorisés. On s’est alors aperçu que peu de producteurs possédaient un site internet intégrant le paiement en ligne (moins de 10 % des producteurs) ou un terminal de paiement à distance. Le drive fermier était plébiscité par les clients, mais les producteurs n’en maîtrisaient pas les outils.

Divers moyens de paiement à distance

1. Posséder un terminal de paiement utilisable à distance + logiciel Vente à Distance (VAD) : Cela permet au client de régler au moment de sa commande en donnant au fournisseur son numéro de carte bancaire par téléphone ou SMS. Ce système est peu sécurisant pour les nouveaux clients qui n’ont pas encore établi de relation de confiance avec leur commerçant.

2. Avoir un site internet dit “marchand” ou de “e-commerce” : L’opérateur bancaire fournit un lien (une brique de paiement) qui intègre une application pour paiement à distance (Payplug, Paybox, SumUp…). Ce système est simple à mettre en place, mais le producteur doit avoir un site adapté à la commande en ligne.

3. Pas de site internet, pas de terminal de paiement : Certaines banques proposent une brique de paiement utilisable sur smartphone. À la commande, le producteur envoie un mail ou un SMS au client comprenant un lien cliquable qui lui permet de régler ses achats. Ce système simple est très sécurisé mais son utilisation est chronophage pour le commerçant quand les commandes journalières sont nombreuses. Contrairement à l’application intégrée à un site, il doit intervenir à chaque commande pour transférer la brique de paiement à chaque client.

4. Avoir une page Facebook  : On peut y ajouter le même lien de paiement précédent et avoir accès au système de règlement en ligne. Même défaut que précédemment, pour le producteur, il faut intervenir à chaque commande.

Coûts de ces services de paiement à distance ?

On trouve trois modes principaux de transaction proposés par les opérateurs bancaires : Abonnement au service (de 10 à 20 € par mois suivant la prestation) ; Commission sur vente (de 0,50 à 1,6%) ; Coût fixe par transaction (de 0,10 à 0,25 €).
Les prestataires bancaires proposent aussi un soutien logistique, notamment dans la réalisation de pages web marchandes. La technologie dans le domaine avançant à grands pas, les modes de transaction vont encore évoluer pour offrir à des petits opérateurs marchands, comme les producteurs fermiers, des outils de paiement à distance simples et souples.
L’objectif pour les producteurs est de maîtriser des outils sécurisés et rapides pour faire perdurer et intensifier la relation de confiance avec les consommateurs.

 

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