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Pommes de terre, la priorité c'est la qualité

Christophe Aubert est un jeune agriculteur installé à St Maurice de Roche. Pour compléter le revenu de son exploitation en vaches laitières, il a mis en place un atelier de veaux gras et une production de pommes de terre. A l'heure de la récolte, faisons le point sur cette production du plateau de Craponne.

Christophe et Eugène Aubert au travail sur la trieuse-calibreuse. Cette année, l’humidité et le manque de chaleur ont induit une baisse de rendement évalué à -50% sur l’EARL.

A St Maurice-de-Roche, sur l’EARL du Liseron, la production de pommes de terre se transmet de génération en génération.
Après son père, Eugène, Christophe  Aubert installé en individuel depuis 2007, cultive 2 ha de ce tubercule si apprécié par les consommateurs. Et ses pommes de terre sont loin d’être ordinaires puisqu’elles sont cultivées  à Roche-en-Régnier, l’une des commune qui fait partie intégrante de la zone de production de la Trifòla, la pomme de terre cultivée sur le plateau de Craponne qui se caractérise par son goût authentique du terroir…
«Ici, nous ne sommes pas en zone AOP «Lentille Verte du Puy», mais nous avons la pomme de terre !» expliquent Eugène et Christophe.
Ce dernier adhère à l’association Trifòla, structure qui organise la grande fête annuelle de la pomme de terre à Craponne.
«Au sein de cette association, nous avons constitué une section producteurs. Et je tiens spécialement à remercier les bénévoles de l’association qui participent à l’organisation de la fête. Sans eux, elle n’existerait pas ! Or, cette fête est importante puisqu’elle assure la promotion du produit et contribue à nous faire connaître en tant que producteurs» souligne Christophe.
Ce jeune agriculteur consacre une surface de 2 ha à la production de pommes de terre de consommation et de plants.
Comme ses prédécesseurs, Christophe n’a qu’une seule priorité : la qualité.
«Notre pomme de terre doit avoir un aspect attrayant. Son calibre ne doit pas être trop petit ni trop gros. Nous respectons pour cela les normes du CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre), des normes obligatoires pour la vente sur les marchés. La qualité dépend également des conditions de conservation. En ce qui nous concerne, nous les stockons dans un local isolé où règne une température constante entre 0 et 4 °C. Quant à la production de semences, nous adhérons au GNIS (Groupement National Interprofessionnel des semences et plants)».
Christophe Aubert applique les principes de l’agriculture raisonnée, et ne procède à des traitements qu’en cas de besoins avérés. Il bénéficie de l’appui technique (plants et suivi de culture) de Jean-Pierre Souveton, salarié du Grosep (station de sélection varétale située à Lavergne dans le Limousin) et détaché au syndicat des producteurs de pommes de terre du Massif-Central.
La culture de la pomme de terre est exigeante en temps de travail et en main d’oeuvre, en particulier la production de semences. «Au début de l’automne, en pleine période de semis, il faut procéder à l’arrachage des plants, au triage et calibrage et au conditionnement. C’est pourquoi, Christophe a décidé de réduire la surface consacrée à la production de plants (0,5 ha en 2010 contre 1 ha en 2009).
Cette année, ce jeune producteur a planté 1,5 ha de pommes de terre de consommation dans les variétés les plus demandées par sa clientèle : BF 15, Altesse, Florette, Mona Lisa et Bintje. Elles seront commercialisées à l’occasion de la fête de la Trifòla, de la foire à la pomme de terre de Solignac-sur-Loire et auprès de fidèles particuliers altiligériens, lozériens, cantaliens et du Puy-de-Dôme.
Mais Christophe ne s’occupe pas seulement des pommes de terre, il doit aussi gérer un troupeau laitier de 50  Montbéliardes, d’une trentaine de génisses et conduire un atelier de 70 veaux gras des Monts du Velay-Forez vendus sous Label Rouge «Le Vedelou».

Des pommes de terre, des veaux et du lait

Ce jeune éleveur peut heureusement compter sur un coup de main de son père et sur celui de sa femme conjointe d’exploitant qui travaille à mi-temps à l’extérieur.
La pomme de terre joue un rôle stratégique sur l’EARL.
«Elle apporte un revenu supplémentaire, ce qui est appréciable en particulier en période de crise du lait !». Les veaux des Monts du Velay-Forez sont tout aussi importants aux yeux de Christophe : «L’année dernière, sans les veaux gras, l’exploitation n’existerait plus !».
Conscient que sa localisation au sein de la zone de production de la Trifòla est un atout, il entend poursuivre cette culture «qui se distingue, par son goût, des pommes de terre vendues dans la grande distribution et de celles produites en quantité par les Bretons ! Nous attendons avec impatience la création de la marque Trifòla». «Je crois que cela nous ouvrirait de nouveaux marchés et faciliterait les installations de jeunes» affirme Eugène Aubert.
En revanche, les pensées de Christophe s’assombrissent dès que l’on évoque l’avenir de l‘EARL et en particulier celui de la production laitière : «Ancien adhérent à l’URCVL, nous sommes collectés par Bongrain qui ne veut pas nous garder. Nous sommes donc plongés en pleine incertitude». Une inquiétude qui le conforte dans l’idée de ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Fête de la Trifòla, le 24 octobre 2010

La 9e fête de la pomme de terre du plateau de Craponne se déroulera le dimanche 24 octobre à Craponne.
Comme chaque année, il sera possible de constituer ses stocks de pommes de terre pour l’hiver sur le marché des producteurs.
De nombreuses animations (balades en calèches, dentellières, expositions, Auto Rétro ponot, jeux de bois…), un marché des produits du terroir et des démonstrations-dégustations culinaires mises en scène par des grands chefs et des jeunes… sont programmées.
Une belle journée en perspective !

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