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Ovins : «Du prix !» : première revendication des producteurs au congrès de la FNO

Qu'il passe par une contractualisation tripartite, une meilleure valorisation de la qualité ou par la relance de la consommation, le prix reste le fer de lance des revendications des producteurs.

Michèle Boudoin présidente de la FNO, aux côtés du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll avant son discours de clôture.

La 69ème assemblée générale de la Fédération nationale ovine (FNO) s'est tenue du 20 au 22 avril à Saint Malo. L'occasion pour la filière de revenir sur les faits marquants de l'année 2015 (épizootie FCO, sécheresse estivale, crise agricole, le loup, PAC etc) et de se projeter en 2016 avec, à la clé, l'utilisation optimale des nouvelles aides PAC ovine 2015-2020. Car l'enveloppe octroyée est désormais passée à 121 millions d'euros (M€) au lieu des 112 M€ reçus en 2014. Un juste retour des choses selon Michèle Boudoin, présidente de la FNO, qui rappelle que les producteurs ovins ont depuis 25 ans les plus bas revenus de l'agriculture française avec un résultat courant avant impôts, inférieur «de plus de 50% au revenu moyen de l'ensemble des exploitations».Une filière qui doit elle aussi se battre contre la volatilité des prix et une forte concurrence mondiale. Parmi elle, la Nouvelle-Zélande, qui au vu du ralentissement de l'économie chinoise, pourrait décider d'augmenter ses volumes de contingent utilisés jusqu'à présent à hauteur de 67 % (228 000 tonnes). Côté français, le cheptel n'a cessé de décroître depuis trente ans et ne couvre désormais que 48 % de la consommation nationale. Pourtant la demande, précise Loïc Guines, président de la FDSEA 35, est supérieure à l'offre. Les défis sont donc nombreux pour cette filière qui continue de se structurer pour mieux prétendre à de nouvelles parts de marché. «Construire le prix en repartant du producteur» insiste Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA qui a évoqué à plusieurs reprises la nécessité de «renverser la table» lors des négociations commerciales.La Loi de modernisation de l'économie (LME) adoptée en 2008 doit selon elle «être toilettée» pour intégrer les coûts de production des agriculteurs dans la construction du prix final.


Les trésoreries sont dans le rouge

Les représentants de la FNO en ont également profité pour demander que soit versée, de façon urgente, la PAC 2015. Les trésoreries sont dans le rouge chez bon nombre d'éleveurs. «Mise en place désastreuse» s'indigne Michèle Boudoin.Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui a clôturé le congrès, a tenu à rassurer. «J'ai un objectif, régler tout 2015 avant l'été et mettre en œuvre 2016 comme d'habitude avec avances en octobre et le solde en fin d'année». Des retards de paiement qui s'expliqueraient selon lui par les demandes répétées de l'Europe «de se justifier sur les systèmes pastoraux».Relancer la production française de viande ovine reste l'enjeu majeur des années à venir car les prévisions 2016 (source Économie de l'élevage, dossier annuel d'avril n°467) révéleraient un nouveau recul affiché de la production et de la consommation dans l'Hexagone. Le programme Inn'ovin, lancé lors du Salon de l'Agriculture 2015, vise pour sa part l'objectif de +10 % d'agneaux d'ici 2020 en stimulant dans un même temps la consommation jusqu'ici en berne.

D’après Actuagri

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