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Ovins : Chez les éleveurs ovins français, la culture de la gagne !

La FNO a tenu son congrès annuel en Alsace. Un congrès aux tonalités de coaching sportif pour booster les troupes pendant les 12 prochains mois jusqu'au prochain congrès en terres de Bretagne.

Une quinzaine d’auvergnats a participé au congrès de la Fédération nationale ovine (FNO), la semaine dernière en Alsace.

Si les éleveurs ovins se sentent parfois isolés sur leur ferme, ils participent à une dynamique collective forte. La filière ovine a en effet la pêche. Et quoi de mieux pour se projeter dans l'avenir qu'une table ronde sur la motivation et la réussite ! Pour qu'un collectif fonctionne, chacun doit faire son boulot et faire confiance aux autres, tel est le message de Vincent Collet, entraîneur de l'équipe de France de basket. Car contrairement aux apparences, «le monde agricole travaille et réussit grâce au collectif !», comme l'a rappelé Michèle Boudoin, secrétaire générale de la FNO. Le principal challenge de la filière, et de la profession, c'est la transmission des exploitations. Un point sur lequel, cédant et repreneur doivent faire preuve de beaucoup de psychologie, comme l'a souligné Gérard Baglin, coach sportif. «Une entreprise ressemble à son dirigeant». Le cédant doit accepter les changements et le repreneur doit faire preuve de respect pour le travail accompli. La FNO a d'ailleurs signé à l'occasion de ce congrès une convention avec la
FNSAFER. Objectif : faciliter l'accès au foncier des porteurs de projets dans l'élevage ovin.

Une filière exemplaire
Selon Xavier Beulin, président de la FNSEA, «la FNO fait figure de laboratoire pour les autres filières». Elle est en effet parvenue à enrayer la tendance à la réduction du nombre d'exploitations ovines : alors que de 1990 à 2000, la filière avait perdu 40 % de ses élevages, aujourd'hui, elle annonce qu'elle recrute. Et elle lance le programme Inn'ovin ou la stratégie gagnante, un plan à moyen terme pour faire progresser la filière sur quatre axes : le renouvellement des générations, la performance économique et technique des élevages, l'amélioration des conditions de travail, et la contribution à l'innovation, notamment pour la transition énergétique. Au niveau sanitaire, les mesures prises ont permis d'éviter toute épidémie en 2014 dans des élevages pourtant confrontés aux risques de la FCO ou de la fièvre aphteuse. Mais, l'existence de nombreux foyers européens incite à la mise en place d'un fond de mutualisation en 2015.

Créer et conserver de la valeur ajoutée
La nouvelle PAC, comme l'a souligné Thomas Diemer, président des JA, va dans le bon sens pour l'élevage ovin. Il a toutefois déploré la remise en compte du critère d'âge pour l'attribution de l'ICHN. Il a également incité les producteurs à s'emparer de la distribution. À titre d'exemple, avec la marque Agneau Terroir d'Alsace, les éleveurs ovins ont pu créer et conserver de la valeur ajoutée.
Le sujet qui fâche, c'est le loup. Alors que 15 M€ sont consacrés chaque année à la protection de cette espèce, plus de 9 000 brebis ont été tuées sur 29 départements en 2014, une ampleur inégalée ! Serge Préveraud, le président de la FNO, a demandé à Stéphane Le Foll la révision de la convention de Berne, qui protège l'espèce, et des mesures concrètes de l'État. S'il reconnaît la nécessité de revoir cette convention, le ministre de l'Agriculture a estimé néanmoins que des moyens existent et qu'il faut les utiliser, notamment en renforçant les effectifs des lieutenants de louveterie. Sur le contingent de 36 loups qui peuvent être prélevés, à ce jour à peine 14 bêtes ont été tuées.


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