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Ovinpiades : Promouvoir le métier d’éleveur ovin à travers une compétition internationale

Mardi 30 septembre à Brioude-Bonnefont et mercredi 1er octobre au Sommet à Cournon, aura lieu 2ème édition de la Coupe du Monde des Jeunes Bergers.

Rendez-vous à Bonnefont le 30 octobre ou au Sommet le 1er septembre pour ce copncours mondial.

La France, et plus précisément la Haute-Loire, s’apprête à accueillir la seconde coupe du monde des jeunes bergers. Elle aura lieu sur 2 jours, le 30 septembre au Lycée de Bonnefont et le lendemain 1er octobre dans le cadre du Sommet de l’Élevage à Cournon d’Auvergne (63).
C’est donc la seconde édition internationale, une finale mondiale. La première s’est déroulée en 2011 à Oamaru en Nouvelle-Zélande.
Organisée par Interbev Ovins et les partenaires de la filière ovine française, cette Coupe du Monde des Jeunes Bergers aussi appelée Ovinpiades, est une initiative française qui date de 2005. En 2009 elle se hisse au plan européen accueillant à Paris des jeunes de différents pays d’Europe ; deux ans plus tard elle s’exporte en Nouvelle-Zélande.
En 2012, les professionnels ovins décident de fonder l’Association Internationale pour créer un réseau dynamique de la formation agricole, favoriser les échanges entre les jeunes et l’installation de futurs éleveurs de brebis.

2 candidats par pays
Cette compétition réunit des jeunes  de 19 à 25 ans, qui suivent une formation agricole ou  qui se trouvent déjà en activité (depuis moins de 18 mois). Pour cette édition mondiale 2014, des jeunes issus de 20 pays s’affronteront pour espérer monter sur la plus haute marche du podium.
À ce jour, 16 pays ont confirmé leur participation (France, Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Irlande du Sud, Irlande du Nord, Allemagne, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, USA, Canada, Chili, Uruguay, Argentine, Nouvelle-Zélande). Chaque pays présentera 2 candidats.
La France sera représentée par Clément Puech, 22 ans vice-champion européen 2013 des jeunes bergers et élève en Licence Professionnelle à l'EPL de la Cazotte (12) et Gaël Eyssautier, 20 ans sacré champion des ovinpiades nationales en 2014 et élève en BTS au lycée agricole de Carmejane (04).

Pratique et théorie
Ce concours est divisé en plusieurs épreuves dont l’objectif est de mettre en avant les connaissances pratiques et théoriques du jeune sur la production ovine et la conduite d’un élevage.
L’épreuve théorique comporte un quiz et un test de reconnaissance des races ovines.
La partie pratique compte 8 modules : tri de brebis avec lecture de boucles électroniques, parage des onglons, note d’état corporel des brebis, évaluation de l’engraissement et du poids d’agneaux de boucherie, manipulation, tonte, parcours tout terrain en quad seul et quad avec remorque. Comme on peut le voir, ces ovinpiades s’intéressent à tout ce qui a trait au métier d’éleveur.   

Promouvoir le métier de moutonnier
L’objectif de ce concours est de promouvoir le métier d’éleveur ovin et de susciter de nouvelles vocations auprès des élèves des lycées agricoles dans plusieurs pays.
C’est un temps fort d’échange entre jeunes éleveurs ou futurs éleveurs mais aussi entre responsables professionnels de la filière ovine. Car en marge de cet événement, les organisateurs prévoient un grand forum autour de la production ovine.
«Dans une dizaine d’années, 58% des éleveurs de brebis partiront à la retraite. Il est donc important de renouveler les générations car ils détiennent à eux seuls 43% de la production moutonnière française. Grâce au rééquilibrage des aides de Bruxelles, obtenu en février 2009, la conjoncture économique permet une installation sereine et optimiste. Pour la filière, il est désormais crucial de faire connaître ses atouts et son potentiel de production pour installer 8 000 éleveurs ovins dans les 10 prochaines années» soulignent les organisateurs de cette Coupe du monde.
Ils voient dans le concours des Ovinpiades un moyen pour la filière de communiquer sur la production ovine. Au‐delà  d’une  compétition  amicale  et  sportive, les  Ovinpiades  des  Jeunes  Bergers sont un véritable vecteur communicant.


Suzanne Marion

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