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Ovinpiades : Aurélien Richard et Lise Noël meilleurs Jeunes Bergers d’Auvergne

La Finale régionale 2015 a réuni 32 candidats issus de 9 établissements agricoles, au lycée Louis Mallet à St Flour dans le Cantal.

Les lauréats de cette édition des Ovinpiades 2015.

À l’issue d’une compétition régionale très disputée, qui s’est déroulée au Lycée agricole Louis Mallet à St Flour le 8 décembre, Aurélien Richard et Lise Noël tous deux du l’EPLEFPA de Brioude-Bonnefont-Saugue Fontannes sont devenus les Meilleurs Jeunes Bergers d’Auvergne 2015. Ils sont ainsi sélectionnés pour le titre national de Meilleur Jeune Berger 2016, et représenteront avec fierté leur région, face aux 36 autres candidats le samedi 27 février 2016, au Salon International de l’Agriculture à Paris.La finale régionale Auvergne a réuni 32 élèves, âgés de 16 à 24 ans, issus de 9 établissements d’enseignement agricoles : EPLEFPA du Bourbonnais Moulins (03), EPLEFPA de Marmilhat – Lempdes (63), EPLEFPA de Rochefort-Montagne – Rochefort Montagne (63), MFR de Gelles (63), LEAP du Breuil-sur-Couze (63), EPLEFPA d'Aurillac (15), EPLEFPA de Saint-Flour (15), EPLEFPA de Brioude-Bonnefont-Saugues – Fontannes (43), ISVT - Vals près le Puy (43). Lors de cette compétition régionale, les jeunes ont dû se soumettre à des épreuves alliant théorie et pratique : l’évaluation de l’état d’engraissement et poids d’agneaux de boucherie, le choix d’un bélier, le parage des onglons, le tri de brebis avec lecture de boucles électroniques, la manipulation et l’évaluation de l’état corporel, le quizz et la reconnaissance des races.


Porter haut une filière qui recrute


Depuis quelques années, la filière ovine cherche à susciter des vocations parmi les jeunes. Les Ovinpiades des Jeunes Bergers sont l’un des symboles de cette volonté d’installer des nouveaux éleveurs de brebis en France. Au cours des 15 prochaines années, 61% des éleveurs de brebis allaitantes et 39% des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement de ces générations mais également le maintien de la production, la filière ovine doit donc installer près de 10 000 éleveurs dans la prochaine décennie. Et les atouts de cette production ne manquent pas : une politique agricole commune favorable, un bon maintien des prix, une adaptabilité remarquable des animaux offrant un large panel de conduites d’élevage possibles, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, des débouchés variés, des opportunités dans les démarches qualité… Et argument non négligeable, les investissements nécessaires étant modérés, le retour sur investissement est rapide ! Avec le programme Inn’ovin, la filière se mobilise pour relever les défis de demain : créer plus d’emplois sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande en agneaux et en lait, et rendre ce métier plus attractif en permettant à l’éleveur de dégager un meilleur revenu tout en travaillant dans de meilleures conditions. Des axes de travail ont été identifiés pour favoriser les installations, accroître les performances technico-économiques, améliorer les conditions de travail et produire durable.
Plus qu’un concours, une découverte La filière cherche maintenant à rencontrer ses futurs producteurs. Et pour que la rencontre ait lieu, quoi de mieux qu’une immersion dans une ambiance conviviale offrant la possibilité d’échanges privilégiés ? Les Ovinpiades des Jeunes Bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, à travers des gestes concrets et des échanges avec des professionnels. Ces 3 dernières années, le concours a permis à plus de 4 000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils connaissent peu ou pas du tout, et en même temps d’en avoir une image plus positive. Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage…


S. Marion d’après communiqué des Ovinpiades

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