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«Opportunités, challenges… il faut les saisir»

Diplôme d’ingénieur en poche et après quelques belles expériences professionnelles, Pierre-Olivier Ombret quitte sa Haute-Loire sac sur le dos, pour une aventure de près de 2 ans en Europe, Asie et Australie. En chemin il a l’opportunité de travailler sur une innovation en agriculture.

Sac sur le dos, Pierre Olivier Ombret est rentré en mai d’un périple de près de 2 ans qui l’a emmené à travers l’Europe de l’est, l’Asie puis l’Australie. De retour dans sa famille à Brives-Charensac, il poursuit une mission qu’il a débutée dans la région de Perth au sud ouest de l’Australie. Maintenant, il opère sur l’Europe ; il était en Bulgarie il y a 3 semaines.
Il est ingénieur en Génie mécanique avec une spécialité en aéronautique, et son parcours l’a amené à croiser le chemin de Guillaume Jourdain lors de leurs études, puis plus tard dans des projets professionnels.
Ce dernier, avec 2 autres jeunes ingénieurs  Hugo Serat et Jules Beguerie, a créé une start-up française, Bilberry, qui développe, entre autres, «une solution à base d’intelligence artificielle appliquée au secteur agricole». Et c’est sur ce projet, à l’état de tests grandeur nature, que Guillaume a entraîné l’altiligérien.


«J’ai tout vendu, je suis parti»
Les deux garçons avaient déjà partagé une expérience professionnelle au travers de la création d’un bureau d’étude en conception mécanique. Installés au cœur du bassin métallurgique de Liège en Belgique, ils proposaient des solutions à des problématiques rencontrées par les industriels sur leurs lignes de production. Durant ou après ses études, Pierre-Olivier a travaillé dans les secteurs de l’aéronautique et de la mécanique automobile, toujours dans des projets de recherche appliquée, de la conception à la production. Après le développement d’un système d’échappement pour véhicules essence, le jeune homme a choisi de mettre sur pause : «j’avais l’impression de tourner en rond… alors j’ai pris mon sac à dos et je suis parti».
Son périple a commencé à sa porte pour le conduire en stop jusqu’en Grèce, puis à travers l’Europe jusqu’en Russie. Là, il prend le transsibérien en classe la moins chère, pour se rendre jusqu’en Chine. Puis Mongolie, Vietnam, Laos, Cambodge, Birmanie… son voyage l’emmène de pays en pays, à pied, à moto ou avec les transports locaux. Dépaysement, aventures, rencontres… Pierre-Olivier profite de l’instant. Après une année de voyage, il craint de retomber dans une routine. «J’avais moins d’envie pour visiter. Je restais davantage avec les gens. à Bangkok, je suis resté 3 semaines dans une auberge…»
Il devait réagir et repartir. Direction un autre continent : «pour partir j’avais tout vendu, mais je ne pouvais pas rentrer sans rien. Alors j’ai décidé d’aller en Australie, un pays où il y a des possibilités de travail, et puis… c’est un peu le bout du monde, comme un symbole». Arrivé sur le sol australien, il reprend contact avec Guillaume Jourdain. Coïncidence, ce dernier est lui aussi dans le secteur car il entend développer son nouveau système sur les grandes exploitations australiennes, et il propose à Pierre-Olivier de faire partie de son équipe.


Travailler dans l’innovation
Bilberry développe un système de caméras embarquées qui s’installent sur les pulvérisateurs. Ces caméras sont reliées à un ordinateur qui, grâce à des algorithmes, analyse les images du champ en temps réel, identifie les mauvaises herbes et contrôle la pulvérisation. Il établit ensuite une cartographie qui sera intégrée dans un logiciel de gestion des processus agricoles pour un traitement ultérieur, explique-t-on sur le site de la société.
La mission de Pierre-Olivier Ombret est d’aller sur le terrain pour suivre l’installation du système et régler les éventuels problèmes. Cette technologie est actuellement en phase de test auprès des constructeurs. «Nous testons dans différentes conditions, et notamment sur sols nus, en pré-semis, sur des terres qui ne sont pas travaillées pour éviter de les assécher davantage. Et ça marche très bien. Si on estime en général à 80% l’économie d’herbicide constatée avec le système, sur sol nu on arrive à plus de 90%». Le jeune ingénieur est enthousiaste face à cette innovation qui apporte une solution économique et écologique pour l’agriculture.
Bien sûr, cette nouvelle technologie est économiquement intéressante sur de très grandes surfaces, et donc pas encore adaptée au marché français. Mais Bilberry commence à prospecter l’Europe, et c’est pourquoi, Pierre-Olivier continue au sein de l’entreprise. «Quand j’ai pris la décision de rentrer en France, je me suis donné l’été pour réfléchir à mon avenir. Finalement, je rempile jusqu’à fin septembre. Et ensuite ?». Le jeune homme prend le temps de la réflexion, mais il aime travailler avec «une petite équipe de gens motivés», dans le domaine de l’innovation, «domaine d’avenir».

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