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«Montrer la cohérence entre le végétal et l'animal sur les fermes de Haute-Loire»

Guillaume Avinain du Brivadois, co-responsable du Pôle Végétal avec Etienne Liautaud du plateau du Velay Volcanique, veut créer un espace visuel et pédagogique.

«Quand on a envie, on trouve du temps...» pour s'investir à JA par exemple, selon Guillaume Avinain.

Entre deux chantiers d'ensilage, Guillaume Avinain nous reçoit sur son exploitation pour parler des Terres de Jim, un évènement qu'il ne voudrait rater pour rien au monde. Mieux, il s'investit avec les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire et assure la responsabilité du Pôle végétal en binôme avec Étienne Liautaud.
Guillaume est un céréalier doublé d'un éleveur, installé à Lamothe dans la plaine du Brivadois secteur le plus bas de Haute-Loire en altitude. 33 ans, marié, père de 3 enfants, il est associé du Gaec familial, Gaec Avinain, avec ses parents. Ensemble, ils élèvent un troupeau de 30 à 40 vaches alaitantes Aubracs et Limousines et engraissent des génisses jusqu'à 30 mois à raison de 180 places soit une centaine de femelles grasses par an qui sortent de l'exploitation. Quant aux mâles nés sur l'élevage, ils sont vendus en babys ou broutards alourdis. Outre les bovins viande, le Gaec cultive du maïs dont une partie est vendue en ensilage, et des céréales en grande partie pour la vente.


Éleveur et entrepreneur
Et pour diversifier leurs activités, les Avinains père et fils ont créé une ETA (Entreprise de travaux agricoles) la SNC Avinain. «La conduite de machines agricoles me plaisait  et c'est complémentaire au travail sur notre exploitation» commente Guillaume.  Ensileuse, moissonneuse, boudineuse, presse à bottes carrées, machine à bottes rondes (pour ensilage enrubanné)... autant d'outils que les associés conduisent sur leurs terres bien sûr mais aussi chez des clients. «L'activité d'ETA est très hétérogène, mais elle apporte un complément de revenu» précise Guillaume.
En cette période d'ensilage, et plus tard pour les moissons, Guillaume Avinain est bien occupé. Et pourtant, «quand on a envie, on trouve du temps» assure-t-il.
Voilà pourquoi, on retrouve ce jeune agriculteur très impliqué dans l'organisation des Terres de Jim. Tout d'abord, il est engagé auprès de JA et ce dès avant son installation en 2006. Puis après un temps où il était moins présent, il s'est à nouveau investi notamment il y a 3 ans avec l'organisation de la Finale départementale de labours sur les terres brivadoises.
Et quand on met un doigt, on se fait happer le bras... Guillaume entre alors au Bureau de JA pour être aujourd'hui secrétaire général adjoint. Mais pour lui, peu importe le titre : «y'a du travail pour celui qui veut». Il se sent bien à JA  : «On se sent utile ; on est écouté...», et c'est pour cela qu'il a répondu présent pour cette grande aventure Terres de Jim en Haute-Loire.


Pôle végétal en héritage
Installé dans une zone de cultures, c'est naturellement qu'il a «hérité» du Pôle végétal. «Avec Étienne, on est complémentaire. Lui est situé sur la zone du Velay Volcanique et en connaît donc les spécificités, et il connait bien la culture de la Lentille Verte du Puy. Et moi, je connais mieux les autres cultures».
Sur ce Pôle végétal, l'objectif des JA est de montrer la réalité de l'agriculture altiligérienne. Face à un public de néophytes,  les jeunes veulent montrer comment ils travaillent, et qu'est-ce qu'ils cultivent. «Les bases de notre agriculture ont besoin d'être expliquées, sans toutefois entrer dans les détails techniques, souligne Guillaume. Nous allons montrer les cultures du département et expliquer à quoi elles servent». C'est pourquoi sur cet espace dédié qui sera placé à côté du Pôle animal -les deux espaces séparés par un hangar de stockage comme pour faire un pont entre le végétal et l'animal- on trouvera des céréales (orge brassicole, blé et seigle de meunerie, céréales pour l'alimentation animale), du maïs, du tournesol, de la Lentille mais aussi des cultures fourragères avec diverses espèces (trèfle, luzerne, graminées, mélanges prairiaux...).


Visuel et pédagogique
«À travers ces plateformes, nous voulons passer des messages comme les cultures fourragères sources de protéïnes destinées aux animaux et non exploitables par l'homme, des cultures intermédiaires pièges à nitrates...». Cette présentation se veut pédagogique. La notion environnementale, chère à nos concitoyens, sera naturellement abordée à travers la visualisation d'une rotation complète à grande échelle avec une frise chronologique, et la mise en évidence du matériel utilisé pour les différentes interventions sur les terres. «Une façon de montrer au grand public à quoi servent les machines qu'ils rencontrent parfois sur nos routes».
On l'a compris, le Pôle végétal se veut visuel et pédagogique. le compte à rebours est lancé depuis un moment déjà, et les premiers semis ont été réalisés. Guillaume et Etienne travaillent en lien étroit avec les techniciens de la Chambre départementale d'Agriculture, Bernard Daudet, Patricia Tyssandier et Mathias Déroulède entre autres, pour réaliser cette plateforme sur une surface globale de 3 ha divisée en micro-parcelles avec des axes de circulation. Aujourd'hui, rien n'est encore très visible, mais les choses devraient s'intensifier dans les semaines à venir. «On ne maîtrise pas tout. Il y a et il y aura une part d'inconnu...» reconnaît Guillaume. La plateforme végétale, telle que souhaitée par le pôle organisateur, vise à répondre à plusieurs objectifs : montrer la diversité des productions végétales de Haute-Loire, créer un visuel qui restitue différents stades pour certaines cultures, montrer et expliquer les pratiques culturales...
Département de polyculture-élevage, où l'on cultive l'herbe à destination des animaux, l'agriculture de Haute-Loire a beaucoup à montrer. Et les JA ont choisi de jouer cette «carte de la cohérence entre le végétal et l'animal» conclut Guillaume Avinain

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