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Les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme !

Depuis trois semaines, les vautours ne cessent de s’attaquer à des animaux d’élevage en Haute-Loire. Un phénomène pour le moins inquiétant et inhabituel.

Laurent Laterisse avec son agneau qui porte encore les stigmatesde l’attaque des vautours.

Depuis le début du mois de juin en Haute-Loire, sept ovins et deux bovins sont morts suite à des attaques causées par des vautours. Une seule victime a été épargnée : un agneau qui a pu être sauvé par l’éleveur à Torsiac. Les rapaces ont frappé à Saugues, Torsiac, Couteugues, Lubilhac, Thoras et Chanaleilles. Mercredi 23 juin, la FDSEA et les JA de Haute-Loire ont réuni la presse locale à Torsiac sur le Gaec de L’Auze de la famille Laterrisse dont une brebis qui venait d’agneler et son agneau  vivant ont subi une attaque le 13 juin dernier.
L’État doit prendre ses responsabilités
La profession est inquiète en raison du caractère inhabituel de la situation. L’éléveur Laurent Laterisse affirme que «depuis plusieurs années les vautours viennent en Haute-Loire, mais sont (d’habitude) très peu nombreux». Cependant, ce n’est plus le cas aujourd’hui. On pourrait  même parler de surpopulation. D’après la FDSEA, «les derniers recensements comptent plus de 600 couples sur le secteur des Causses de Lozère».
La présence massive de vautours n’est pas sans conséquences. D’autant qu’ils semblent changer de comportement. «Si nous avons tous appris à l’école que le vautour était nécrophrage, force est de constater, au vu des dernières attaques, qu’il s’attaque aussi à des animaux vivants. Si l’État ne réagit pas, les pertes pourraient être plus importantes et toucher davantage de départements» souligne Thierry Cubizolles, président de la FDSEA. Ce dernier a même fait un parallèle avec les loups, qui, au départ, touchaient seulement quelques départements et qui, aujourd’hui, par manque de réaction de la part des pouvoirs publics, représentent un fléau national.
C’est pour cette raison que la FDSEA a récemment fait appel à la Préfecture de Haute-Loire, en vue de demander la mise en place de tirs d’effarouchement, d’une régulation des populations de vautours et d’une indemnisation des animaux vivants attaqués. Il s’agit également  pour la profession agricole d’obtenir des réponses sur le suivi des populations ainsi que sur leurs comportements. Les agriculteurs doivent rencontrer les représentants de l’État le 2 juillet et espèrent vivement être entendus.
Nouvelles menaces
D’autre part, les rapaces font planer de nouvelles menaces sur la profession agricole qui risque de perdre encore un peu plus d’attractivité auprès des jeunes. En effet, la présence des vautours demanderait, non seulement, de consacrer davantage de temps à la surveillance des élevages, mais risque d’induire des conséquences économiques désastreuses pour les exploitations agricoles.
Lors de la conférence de presse, Thierry Cubizolles a tenu à souligner que la profession n’était pas contre la préservation de l’espèce ; selon les responsables, ils sont nécessaires puisqu’ils remplissent la fonction  d’équarrissage. Toutefois, la FDSEA et les JA demandent une régulation de la population.
Dans les semaines à venir, les discussions risquent d’être compliquées entre agriculteurs et défenseurs des vautours, étant donné que ces derniers refusent d’admettre l’idée qu’un vautour attaque des animaux vivants.
Malgré tout, les agriculteurs se disent prêts à échanger avec les associations de protection des oiseaux.

Recommandations aux exploitants victimes

Les exploitants qui ont subi une attaque de vautours
doivent recueillir des preuves, l’objectif étant de fournir des dossiers étayés à l’État.
En cas d’attaque :
Photographiez ou filmez :
- les animaux vivants victimes de vautours
- les carcasses entourées de vautours
Contactez votre vétérinaire en vue de faire une autopsie
Contactez la FDSEA et les JA pour signaler l’attaque.

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