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Le GDS Haute-Loire met le cap sur la prophylaxie contre la BVD

Lors de son assemblée générale, le GDS Haute-Loire a évoqué deux thématiques importantes : la prophylaxie contre la BVD et les dangers qui menacent l’indépendance des GDS.

Le président du GDS Haute-Loire a fait part de son inquiétude à l’égard de l’indépendance de sa structure.

«Nous sommes en train de tourner la page du point de vue sanitaire. Après les prophylaxies à succès de la tuberculose, de la brucellose, de la leucose, du varron et de l’IBR, les GDS de France renouent avec une action d’éradication d’envergure et collective, celle du BVD» a annoncé le président du GDS Haute-Loire, Thierry Ravel lors de l’assemblée générale du GDS le 8 mars à Blavozy.
La BVD, maladie coûteuse pour les éleveurs (500 000 € par an pour les élevages de Haute-Loire, soit une perte moyenne de 8 000 €  par foyer en élevage laitier et de 7 500 € en allaitant), va faire l’objet d’une éradication par une prophylaxie nationale obligatoire à partir de 2020.

Éradication de la BVD : mutualisme et solidarité
Pour les éleveurs, cette obligation «passera par le dépistage systématique de tous les veaux lors du bouclage à la naissance. Les éleveurs recevront le matériel nécessaire dès l’automne 2019» explique le directeur Julien Bachellerie. Cette prophylaxie, qui implique l’élimination rapide (sous 15 jours) des IPI (Infecté Permanent Immunotolérant), sera basée sur 2 valeurs importantes : le mutualisme et la solidarité. «Le GDS soutiendra financièrement les élevages foyers qui risquent d’être nombreux les premières années» a expliqué Thierry Ravel». «Comme pour les autres  prophylaxies obligatoires, le GDS assurera pour ses adhérents le tiers payant. Il proposera aussi un système assurantiel pour les éleveurs qui le souhaitent et qui permettra une indemnisation en cas de dépistage d’IPI» ajoute le directeur.
Les responsables du GDS évaluent à 4 années la durée minimale de cette phase active d’éradication au delà de laquelle la surveillance deviendra moins coûteuse.

Pour l’indépendance des GDS
Lors de son rapport moral, Thierry Ravel a tenu à alerter les éleveurs sur la notion d’indépendance des GDS. «L’indépendance des GDS est pour moi un véritable atout pour une action sanitaire pertinente. Or, la tendance à vouloir regrouper et régionaliser les organismes est un vrai risque à ce niveau. Je rappelle que la proximité et le bon sens doivent prévaloir dans l’action sanitaire». Il a aussi livré son sentiment sur l’attitude de l’Etat qui envisage à titre expérimental de confier certaines missions sanitaires aux chambres d’agriculture. Selon lui, «L’action sanitaire requiert bien des collaborations avec de nombreux partenaires, mais le pilotage de l’action sanitaire doit être assuré par des associations libres de toute obédience politique sans conflit d’intérêts avec la commercialisation de nos produits et de nos animaux». 
Cette assemblée générale a fait jour sur les grands chiffres de l’activité du GDS 43 au cours de  l’exercice 2017-2018.
Concernant l’IBR, le GDS 43 poursuit l’objectif de l’éradication. Au cours de l’exercice, même si certains cheptels déjà infectés ont connu une circulation virale, aucun cheptel n’a été nouvellement infecté. «Un bon signal qui montre une circulation virale peu intense» note Julien Bachellerie. Dans ce contexte favorable, le GDS a formulé une demande de reconnaissance de ZEF (zone épidémiologique favorable) pour la campagne 2018-2019 auprès de la DGAL. Un label qui pourrait, à terme, permettre d’alléger la prophylaxie.

Des outils et des services
Le GDS 43 poursuit son action de sensibilisation des éleveurs au contrôle des maladies lors de l’introduction d’animaux dans les élevages. «Lorsqu’on achète un animal, on achète parfois une maladie» indique le directeur qui invite systématiquement à faire appel au kit introduction qui propose des analyses complémentaires pour 3 maladies (besnoitiose, néosporose, paratubercu-
lose).
En nouveauté cette année, le GDS 43 en accord avec la FDC (fédération départementale de la chasse) a mis en place une action de surveillance sanitaire (tuberculose et BVD) de la faune sauvage (sur cerfs et chevreuils). Les premiers résultats révèlent l’absence de tuberculose sur cette faune. Les résultats BVD sont à venir.
Outre ses outils au service des élevages (plan de maîtrise des maladies, kit avortement répétés, évaluation parasitaire, évaluation immunitaire, évaluation de la qualité de l’eau d’abreuvement, audits d’élevages, traitement gale ovine, vaccination paratuberculose petits ruminants, formations techniques), le   GDS 43 continue d’assurer différents services comme le parage des bovins (en forte progression avec 1001 chantiers en 2017-2018) et le décapage-désinfection et blanchiment des bâtiments d’élevage (81 chantiers).
Cette assemblée générale s’est clôturée avec l’intervention d’Olivier Paillon, directeur de GDS France sur l’impact de la future loi santé animale.

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