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La loi Egalim est votée, il revient à présent aux agriculteurs de s’en saisir

Le passage en Haute-Loire le 3 mai, le député LaREM de la Creuse et rapporteur du projet de loi Egalim, Jean-Baptiste Moreau était à St Germain Laprade sur le Gaec Limousine Safranée et à Beauzac chez Anthony Satre.

Le député LaREM Jean-Baptiste Moreau a passé en revue l’ensemble des problématiques agricoles en visitant deux exploitations agricoles le 3 mai dernier.

Le député La République en Marche de la Creuse Jean-Baptiste Moreau connu pour son implication dans le projet de loi égalim en tant que rapporteur, a passé une journée en Haute-Loire vendredi 3 mai.
Accompagné par des élus membres du Comité LaREM Nord Est de Haute-Loire, le député s’est rendu sur deux exploitations agricoles du département pour échanger avec les agriculteurs, les représentants des syndicats agricoles et d’OPA sur le thème de l’agriculture et de l’alimentation.


Loi égalim : des outils au service des agriculteurs
À St Germain Laprade, sur le Gaec Limousine Safranée, les EGA et le retour de valeur auprès du producteur ont occupé la plus grande partie des échanges. Selon le député Moreau,  la loi égalim, votée en octobre 2018, met désormais à disposition des outils supplémentaires pour faire remonter les prix des produits agricoles ; des outils dont doivent se servir les agriculteurs.  Selon lui, «Il faut surtout arrêter la guerre des prix que se livrent les GMS et qui conduit à la destruction de la valeur». Et pour avancer face aux géants de l’agro-alimentaire, le député invite les OP à se constituer en associations de producteurs. Il incite le monde paysan (coopératives, associations...) à s’unir pour ramener du prix aux producteurs.
Malgré l’arrivée de la loi, «ce sont encore les GMS qui dirigent et il n’y a pas de retour au producteur pour l’instant. Alors faites respecter ces outils !» a signalé le président de la FDSEA, Thierry Cubizolles à l’intention du député.  Ce dernier a répondu qu’une commission d’enquête était en cours au niveau du Sénat en vue de contrôler les pratiques commerciales des GMS. «Et si l’on observe des contournements de la loi, on sera amené à légiférer avant la fin de l’année» ajoute-t-il.
«Avez-vous des gendarmes pour faire appliquer cette loi ?» interroge Thierry Cubizolles. «La DGCCRF est à l’oeuvre et déjà des condamnations sont tombées ; c’est le cas pour Leclerc notamment» répond le député.
Un agriculteur évoque ensuite la problématique des normes des produits importés et des accords internationaux. Pour le député : «il ne faut pas s’opposer à tous les accords ; contrairement à l’OMC, les accords bilatéraux permettent le respect des normes européennes mais il suffit de le vouloir ! Et en la matière, soit l’Europe sort de sa naïveté permanente soit elle disparaît».
Le député Moreau prône «la montée en gamme des produits agricoles français tout en continuant à se positionner sur le marché à l’exportation. Il faudra aussi développer la production de protéines sur nos territoires et en Europe via une filière industrielle».
Concernant les agricultures des différents Pays de l’UE, «il faut qu’il y ait une convergence européenne. Dans un marché ouvert, on ne peut donner des règles qu’au niveau européen» souligne Jean-Baptiste Moreau. Les débats se sont ensuite orientés sur l’agriculture et ses liens avec la santé du consommateur. Sur ce point, le député tient à ne pas opposer les agricultures (bio, conventionnelle...) : «On doit avancer tous ensemble ; il y a de la place pour tout le monde».


Cantines scolaires : du bio et du local avec un accompagnement de l’État
La présence de plusieurs maires du secteur a orienté les échanges sur l’origine des produits agricoles consommés dans les cantines scolaires. Ces derniers ont mis le doigt sur la difficulté majeure des collectivités lorsqu’il s’agit d’introduire des produits bio ou locaux dans les menus : le surcoût. Jean-Baptiste Moreau a reconnu que sur ce point, «l’accompagnement de l’État était indispensable car on ne peut pas faire peser ce surcoût sur les familles».
Le président de la FDSEA en appelle quant à lui à la responsabilité des parents : «Il revient aux parents la responsabilité de payer ce qu’il faut pour des repas à base de produits locaux ou bio. Nous, agriculteurs, on nous demande de monter en gamme et on ne voudrait pas la payer».
Cécile Gallien, maire de Vorey a pointé du doigt une autre problématique : les quantités insuffisantes de produits locaux. L’une des solutions consisterait selon le député Moreau à reconstruire des cuisines centrales approvisionnées en local mais à l’échelle d’un ou deux départements.


Petites pensions de retraite
Parmi les agriculteurs présents, un retraité a interpelé Jean-Baptiste Moreau sur la faiblesse des pensions de retraites des non salariés agricoles et sur l’annonce du Président de la République sur la retraite minimale à 1 000 €. Conscient du problème, il a confirmé la nécessité de «revaloriser les petites retraites notamment celles des agriculteurs et des artisans». Quant aux 1 000 €, cette mesure s’appliquera au nouveau système de retraite (aux futurs retraités). «Je sais qu’il aussi revaloriser les petites retraites actuelles. Aussi, je plaide pour que cette mesure (1000€) soit élargie mais il faudra trouver l’argent ! En tout cas je me battrai pour que les pensions des agriculteurs dont la carrière est complète, soient supérieures au minimum vieillesse». Ce temps d’échanges s’est terminée autour d’un casse croûte convivial à base de produits locaux et de la délicieuse viande du Gaec Limousine Safranée.
L’après-midi, les échanges se sont poursuivis à Beauzac chez Anthony Satre où d’autres sujets ont été abordés notamment avec les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire.

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