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Charolaise
La charolaise, une race aux multiples profils

La charolaise est la troisième race allaitante de Haute-Loire mais elle est aussi souvent utilisée en croisement sur d'autres races à viande ou sur les laitières.

Vache charolaise

La race charolaise se situe à la troisième place sur le département de la Haute-Loire, derrière l'aubrac et la limousine, avec 11 785 bovins en 2020 (5 185 vaches), mais elle reste la première race allaitante en France. En Haute-Loire, elle représente 17 % des effectifs allaitants et continue à baisser, une tendance depuis 2016.

Mais, souligne le président du syndicat départemental Nicolas Sicard, "notre race est très présente à travers le croisement. Elle est très utilisée notamment sur les troupeaux laitiers pour apporter de la conformation aux veaux".

Sans vouloir faire de comparaison avec les autres races, la charolaise présente de nombreux atouts qui séduisent certains éleveurs. Un des premiers critères mis en avant par Nicolas Sicard et Pascal Merle administrateur du HBC (Herd Book Charolais), c'est sa docilité. Un caractère que nous avons pu voir en entrant dans une pâture du Gaec Elevage Merle, où des vaches et leurs jeunes veaux se sont laissés approcher sans retenue, un taurillon recherchant même nos caresses et celles de son propriétaire. Par son gros gabarit, la charolaise présente également une grosse capacité d'ingestion ; elle est capable de transformer des fourrages grossiers, ce qui est fort intéressant sur le plan économique. Elle a croissance importante ce qui donne des carcasses lourdes rapidement. C'est donc une race aux qualités bouchères intéressantes. Autre caractéristique, selon les élevages et les choix génétiques, on a des animaux à profils différents. "C'est la seule race, souligne Pascal Merle, qui peut donner de grandes bêtes très typées élevage et d'autres au contraire petites et épaisses véritablement orientées viande. Il appartient aux éleveurs de faire leur propre choix…". Et Nicolas Sicard d'ajouter : "la tendance aujourd'hui, au niveau du HBC, est de revenir vers des animaux que l'on qualifiera de mixtes". Cette multiple typicité a conduit le Herd Book à segmenter les concours. Ainsi, on a désormais 3 sections pour pouvoir juger des animaux comparables : "Bien naître", "Grand raceur" et "Viande" selon le gabarit.

Concours à Nasbinals

Comme pour toutes les races, les adhérents du syndicat départemental charolais n'ont pas pu ces derniers mois se retrouver sur les concours ou autres manifestations autour de l'élevage. D'ordinaire, le syndicat organise un concours annuel, réconnu par le HBC, qui réunit 4 départements (Haute-Loire, Lozère, Cantal et Aveyron). En 2021, il aura lieu à Nasbinals dans l'Aveyron le 4 septembre., avec en marge une vente de reproducteurs aux enchères. La formule devrait se pérenniser sur ce même lieu et à cette même date, à l'occasion de la fête de l'aubrac. L'objectif est aussi de vendre de plus en plus de reproducteurs lors de ce rendez-vous, et d'approcher les éleveurs aubracs qui utilisent des taureaux charolais typés viande.

Les éleveurs charolais rejoignent également leurs homologues des 3 autres races à viande sur le département, à l'occasion des journées allaitantes programmées en 2021, le 19 septembre à St Paulien. Pour échanger autour de la race qu'ils ont choisie, les éleveurs ont aussi pour habitude de se retrouver lors d'une sortie dans un département voisin, avec visite de 2 élevages. Cette sortie aura lieu en juillet dans l'Allier.

Du côté du Herd Book Charolais, on note effectivement une érosion du nombre de bêtes comme dans les autres races au niveau national, due en partie à la pyramide des âges et à la baisse du nombre d'élevages.

Pour répondre à la demande du marché, la tendance est à des animaux mixtes au travers desquels toutes les filières peuvent dse retrouver. "Si les qualités de la charolaise sont reconnues, aujourd'hui, il ne faut pas se battre entre races mais travailler ensemble" souligne Pascal Merle. Et c'est aussi ce qui se fait dans les filières.

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