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GEPVA : Assurer la mise aux normes des élevages et renouveler les générations d'éleveurs

Le Groupement des Eleveurs de Porcs Velay-Auvergne (Gepva) et sa filiale SAS Porc Velay Auvergne (PVA) étaient en assemblée générale le 11 septembre. Le point sur la filière.

Le Gepva et sa filiale SAS Porcs Velay Auvergne étaient en AG à Coubon le 11 septembre.

■  Avec un volume total de 28 971 porcs collectés et commercialisés au cours de l'exercice 2019, l'activité du Gepva est comparable à 2018 (où 28271 porcs ont été gérés par la coopérative). L'activité principale du Gepva, la collecte et la vente des porcelets de 25kg, a augmenté de +4,4% avec 18 662 animaux collectés. Les volumes de porcelets de 8kg ont quant à eux diminué de -6,3% avec 5 564 animaux. Une évolution à la baisse que le groupement explique par la disparition progressive de l'activité d'intégration dans la région Rhône-Alpes au profit d'une commercialisation contractualisée directement auprès d'engraisseurs locaux. L'activité porcs charcutiers a augmenté de 10% avec un volume de 4 015 animaux. Une progression qui est en lien direct avec la filiale du Gepva : la SAS Porc Velay Auvergne. "L'exploitation de la filiale SAS PVA permet à la coopérative de maintenir son niveau d'activité sur un marché valorisant (porc local) et de sécuriser ses débouchés en porcelets " a souligné le président du Gepva, Dominique Chalendard. L'activité reproducteurs (cochettes et verrats) a connu une légère diminution en raison de la cessation d'activité programmée d'un adhérent.
Conjoncture favorable
La conjoncture 2019 a été plutôt favorable au porc. Le président Chalendard a noté " une nette amélioration de la conjoncture liée à la tonicité des exportations sur l’Asie et plus spécifiquement sur la Chine. Par contre, sur le marché français, le rapport de force reste favorable à la distribution et les effets de la loi Egalim ne sont pas visibles. La cotation moyenne annuelle a progressé de 30 cts / kg de 2018 à 2019 (soit + 25%) passant de 1,196 à 1,496 € /kg". L'amélioration des cours a permis au Gepva d'accroître son chiffre d'affaires et de verser un complément de prix en hausse de 45% aux adhérents ; les prix d'achat des porcelets aux adhérents augmentent de 5% à compter du 4ème trimestre 2019.
Après l'effet Covid-19 qui a fait chuter le prix de réference du porc de 20%, les perspectives actuelles en terme de cours semblent positives "en raison d'une très forte augmentation de la demande des marchés asiatiques qui ont permis d'obtenir +0,15€/kg en 3 semaines. Seul bémol : la fièvre porcine africaine qui se trouve aux portes de la France... La semaine dernière, un cas de fièvre porcine a été détecté en Allemagne sur un sanglier. La Corée du Sud et le Japon ont rapidement suspendu leurs importations en provenance de ce pays. Aussi, nous redoutons un engorgement du marché européen et une nouvelle baisse des prix. Notons que localement, en Haute-loire, la demande en viande de porc est restée soutenue ; le travail conduit autour des démarche de qualité paye".
Le GEPVA continue de privilégier les marchés de proximité pour écouler ses porcs ; une stratégie qui semble porter ses fruits en terme de rémunération des porcelets et des porcs charcutiers et qui permet aux Gepva d'être "reconnu comme un opérateur fiable et incontournable".
Le challenge du renouvellement des générations
Début 2020, le groupement a été confronté au départ en retraite d'un adhérent malheureusement non remplacé, ce qui a conduit le président Chalendard à évoquer le challenge du renouvellement des générations dans son rapport moral. "Notre coopérative devra innover et s'impliquer économiquement pour accompagner les repreneurs. Un premier pas a été fait par la coopérative dans la formation des jeunes à nos métiers avec l'accueil de jeunes préparant un BTS par alternance". Le Gepva est par ailleurs en contact avec 2 porteurs de projets d'élevage de porcs en bio et entend les accompagner, ce qui demandera d'acquérir des compétences supplémentaires et de s'investir au niveau de la coopérative pour sécuriser économiquement cette nouvelle filière". "Lorsque les grosses exploitations n'auront plus de repreneurs, la situation va se compliquer. d'autant que les attentes sociétales ne portent pas sur cette activité-là" ajoute Maurice Imbert, responsable professionnel FDSEA.
Mise aux normes,
non-castration
Cette assemblée générale a permis d'évoquer 2 fortes préoccupations pour les éleveurs de porcs : la mise en conformité des élevages avec le plan biosécurité en lien avec la peste porcine et l'interdiction de la castration des porcs mâles en 2021.
Le groupement a encouragé ses adhérents à procéder à la mise en conformité de leur élevage. Même si cela représente des investissements et des contraintes supplémentaires, dans le contexte actuel de crise sanitaire lié à la Covid-19 et alors que la fièvre porcine se rapproche dangeureusement, pour Dominique Chalendard, "les éleveurs n'ont pas le choix ; ils doivent mettre aux normes leur élevage. Demain, cette logique sanitaire sera un accès au marché". D'autant que des aides de la Région et du Département ont récemment été fléchées pour cette mise aux normes. "Il serait donc regrettable que l'on n'ait pas un maximum de dossiers à présenter d'ici fin 2020 !" a signalé Maurice Imbert.
Enfin, l'arrêt de la castration chirurgicale à vif des porcs à partir du 31 décembre 2021 a fait réagir la salle. Selon les responsables du Gepva, la récente prise de position de groupements de producteurs bretons en faveur de cette mesure devrait entraîner la fin de la castration. Une pratique "dont les éleveurs se passeraient bien" mais sans laquelle ils redoutent de se trouver dans l'impasse faute d'alternatives. "La castration chimique n'est pas dans l'air du temps et la castration sous anesthésie ne peut être réalisée par les éleveurs..." indique le président du Gepva.  Pour les producteurs, les porcs mâles non castrés augmentent le risque d'obtenir des viandes odorantes qui ne correspondront plus au besoin des filières de qualité.

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