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Fruits rouges des Monts du Velay : Recherche et producteurs mobilisés contre Drosophila suzukii

Un moucheron venu d'Asie, Drosophila suzukii, qui pond ses oeufs dans des fruits sains, perturbe le travail des producteurs. Le point avec le GIE.

Drosophila suzukii, c'est le nom  que porte l'insecte qui cause du tort à de nombreuses cultures fruitières en France, dont les petits fruits rouges des Monts du Velay.Si le petit moucheron ne pose aucun problème en terme de consommation des fruits (Ndlr : pour la santé humaine), il cause bien du souci aux producteurs. Cette année, en Haute-Loire, les conditions climatiques (hiver peu rigoureux, été humide et chaud) ont favorisé le développement de ce moucheron qui, contrairement aux autres, s'attaque à des fruits sains et même encore verts ; Drosophila suzukii a occasionné une perte d'environ 10% de la production totale de fruits rouges. Observons de plus près cet insecte avec Florence Assézat, responsable technique au GIE des fruits rouges des Monts du Velay.Drosophila suzukii se caractérise par un cycle de développement rapide (15 jours, de la ponte jusqu'à l'apparition de nouveaux adultes), d'une fertilité rapide à l'âge adulte et d'une durée de vie assez longue (2 mois selon la température). Ce moucheron vit dans une ambiance comprise entre 0° et 30°C.La zone de production des fruits rouges des Monts du Velay a été touchée pour la première fois en 2012, en Ardèche ; Drosophila suzukii a ensuite gagné l'ensemble de la zone, sauf le nord de la Haute-Loire caractérisé par une moindre pression. «Au départ, les dégâts étaient constatés en fin d'année. Puis, avec le développement de la population, les dégâts sont survenus plus tôt dans la saison. On constate à présent des dégâts dès la fin juin» explique la technicienne.

Les larves consomment le fruit

Décortiquons l'action néfaste de Drosophila suzukii sur les fruits. Grâce à un ovipositeur développé, l'insecte, une mouche de 3 mm de long, pond des oeufs à l'intérieur du fruit. Ces oeufs se transforment en larves qui consomment l'intérieur du fruit. Les larves se transforment ensuite en pupes puis en adultes.Une fois colonisés par les larves «les fruits deviennent mous et perdent leur jus. Ils sont écartés de la récolte et détruits (sous l'action du soleil)» indique Florence Assézat.Parmi les fruits les plus touchés par ce moucheron, la framboise arrive en tête. Notons que certaines variétés s'avèrent plus sensibles que d'autres.Drosophila suzukii peut s'attaquer au fruit dès le stade de la véraison (fruit blanc) jusqu'au fruit à maturité.L'arrivée de cet insecte impose des contraintes supplémentaires aux producteurs : «Il faut ramasser les fruits plus souvent (tous les jours contre tous les 2 ou 3 jours selon les fruits). Il faut veiller à ne laisser aucun fruit en surmaturité dans les parcelles et retirer les fruits abîmés. C'est un stress constant pour les producteurs et le ramassage des fruits est moins rapide» explique Florence Assézat.Le GIE espère un hiver 2017 très rigoureux qui conduira à la réduction de la population initiale du moucheron et permettra ainsi de retarder l'arrivée des dégâts en saison de production.

Véronique Gruber

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