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FDSEA : Une année syndicale 2015 riche en actions et combats syndicaux

Le Conseil Fédéral de la FDSEAde Hte-Loire se tient ce vendredi 20 novembre à St Paulien.C’est l’occasion de faire, avec l’ensemble des responsables, un tour des dossiers suivis sur l’année.

2015 a de nouveau été une année riche en actions et combats syndicaux. Tout au long de l’année, la FDSEA a été sur tous les fronts pour défendre les agriculteurs : défendre leur revenu, obtenir des avancées sociales, dénoncer les contraintes administratives et environnementales ou encore lutter contre les nuisibles. Elle est intervenue en particulier sur plusieurs grands dossiers.


Les zones vulnérables

L’année 2014 avait été émaillée de nombreuses mobilisations et de nombreuses actions de communication et de lobbying auprès des élus et de l’administration pour dénoncer le classement de communes du département en zone vulnérable. En 2015, la FDSEA a poursuivi ses actions, et a obtenu la diminution d’environ 40% de la surface classée par rapport au projet initial de zonage,  dont 6 communes entièrement sorties de la zone.Malgré cela, forts de leurs arguments, la FDSEA, les JA et la Chambre d’agriculture ont engagé un recours juridique contre l’arrêté de classement pour demander le retrait de l’ensemble des communes. Nous sommes aujourd’hui dans l’attente des conclusions du tribunal. De son côté la FNSEA travaille toujours à faire assouplir le cahier des charges.


La sécheresse

La Haute-Loire a connu cette année une sécheresse précoce et durable. Un déficit pluviométrique important, associé à un vent persistant et à de fortes chaleurs, a entraîné d’importantes pertes de récoltes.Dès le 8 juin, la FDSEA et les JA organisaient une conférence de presse pour alerter sur la situation. Dans la continuité, ils ont demandé l’ouverture officielle de la procédure de reconnaissance en calamité sécheresse pour l’ensemble du département. Et pour appuyer sa demande, le 23 juillet, la FDSEA a invité sur une exploitation de St-Beauzire, Joël Limouzin, en charge du dossier «calamités agricoles» à la FNSEA, afin qu’il soutienne son dossier à la Commission Nationale des Calamités le moment venu.Les 27 et 28 juillet, les 4 août et 29 septembre, dans le cadre du comité d’expertise composé de la DDT, la Chambre d’agriculture et des syndicats agricoles, la FDSEA s’est rendue sur une exploitation de chaque canton, pour évaluer les pertes de récolte, estimées entre 40 et 70% selon les secteurs. Nous saurons le 25 novembre prochain si ce dossier est validé par la Commission Nationale des Calamités Agricoles.


La FCO

La confirmation d’un foyer de fièvre catarrhale ovine (FCO) a été établie le 11 septembre dernier dans l’Allier. Dès cet instant, un protocole complexe s’est mis en place, avec différentes zones réglementées, contraignant lourdement, voire interdisant, la circulation et la vente des animaux, entraînant ainsi des pertes économiques importantes pour les éleveurs.Pour la FDSEA, la FCO est avant tout une maladie commerciale. Elle s’est donc mobilisée fortement, au côté de la FNSEA et des FDSEA du Massif-Central, pour faire assouplir les règles de mouvement des animaux, faire lever les périmètres interdits, obtenir rapidement la reprise des échanges commerciaux avec les pays importateurs, et obtenir une gestion pragmatique et simplifiée de la vaccination, ainsi que le déclassement de cette maladie. Depuis le 19 octobre, date à laquelle les différents périmètres ont été fusionnés en une seule zone réglementée, les ventes ont pu reprendre.


La crise agricole

Cette année est marquée par une crise économique grave. Touchant d’abord les filières porcine et bovine dès le début de l’année, la filière laitière a rapidement été concernée à son tour. La forte baisse des prix à la production observée tout au long de l’année 2014 dans la plupart des filières agricoles s’est poursuivie et amplifiée au cours de l’année 2015.Devant cette situation, la FDSEA a mené de nombreuses actions dès le printemps et tout l’été, avec pour seul mot d’ordre : la revalorisation des prix des produits agricoles, pour que les agriculteurs puissent tirer un revenu de leur travail.Participation au blocage de l’abattoir Bigard dans l’Allier, affichages sur le bord des routes, manifestations devant les laiteries, rencontres avec les élus et les représentants de l’État, contrôles des prix et des produits dans les magasins, blocage des routes, participation à la grande manifestation de Paris le 3 septembre puis à Bruxelles quelques jours plus tard… La FDSEA, toujours accompagnée des JA, s’est fortement mobilisée.Et si elle n’a pas complètement obtenu tout ce qu’elle demandait, car dans une économie libérale les prix ne se décrètent pas,  les mobilisations syndicales n’ont pas été vaines. Elles ont tout d’abord permis que les prix se tiennent à peu près cet été, de faire prendre conscience aux pouvoirs publics mais aussi aux citoyens de la gravité de la situation, de l’importance de la place de l’agriculture dans notre économie et du «manger français».Rien n’est encore gagné bien sûr, mais le combat de la FDSEA sur les prix n’est pas terminé. Il se poursuit et se poursuivra tant que les agriculteurs n’auront pas été entendus.Ces actions ont par ailleurs permis d’obtenir du Gouvernement le déblocage de fonds dans le cadre du plan de soutien à l’élevage, avec la mise en place de différentes mesures de baisse des charges, permettant d’aider les agriculteurs les plus en difficulté à passer ce cap difficile.  La FDSEA a également travaillé tout au long de l’année sur de nombreux autres dossiers. Elle a notamment poursuivi ses actions pour dénoncer le trop plein de normes et contraintes administratives et environnementales, ou encore pour lutter contre les prédateurs et nuisibles comme le loup, les sangliers ou les rats taupiers. Avec toujours à l’esprit et à cœur de défendre les intérêts des agriculteurs.


Florence AUGERE

Directrice de la FDSEA.

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