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EN VIDEO : Terres de Jim 2019 : Julien Raveyre

«Il est normal de rendre un peu de ce qui m’a été donné»

Quand il décide quelque chose, Julien Raveyre s’y tient et met tout en oeuvre pour arriver à ses fins. Sûr de lui et fidèle à ses convictions, il a choisi de prendre un grand virage professionnel après une douzaine d’années d’expérience sur les autoroutes de France. Ses aspirations professionnelles l’ont d’abord conduit à faire une école hôtelière. CAP, Bac Pro, BTS en poche, il travaillera dans de grosses structures de restauration sur plusieurs aires d’autoroutes dans le sud de la France, comme manager, ou assistant de direction. Puis en 2011, il décide de revenir au pays et occupe un poste de chef de cuisine à la mairie de Coubon, où il assure, avec son équipe, les cantines scolaires et les repas distribués à domicile. Il a donc connu le travail intensif à des postes à responsabilités dans le privé, puis les horaires plus cadrés du public… «Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Mais à un moment j’ai voulu travailler pour moi. Si je ne m’en sors pas c’est ma faute, et si je m’en sors c’est grâce à moi».


Retour aux sources
S’il a quitté un temps la ferme familiale pour «aller voir ailleurs», Julien a gardé au fond de lui l’envie d’y revenir. Et c’est donc enrichi de ses multiples expériences, qu’il prend une année de disponibilités en 2016/2017 pour préparer son installation. Un parcours qu’il mènera tambour battant. Son projet : un élevage allaitant avec des Aubracs. Il entreprend alors sa formation en enchainant les étapes, comme pressé de réaliser un rêve. Il passe un Bac Pro CGEA par correspondance qu’il finance lui-même, fait un stage de 6 mois sur l’exploitation de la famille Cussac à La Besseyre St Mary, puis suit diverses formation qui lui serviront pour la suite : Certiphyto, PAC… Bref, Julien met à profit son année de préparation pour optimiser sa formation. Et le 1er novembre 2017, date de son installation, tout est prêt. Son projet est ficelé, son permis de construire signé… Il reprend les terres de la ferme de ses parents, 72 ha, sur lesquelles il fait des céréales pour l’autoconsommation et la vente, des lentilles commercialisées en vente directe, et de l’herbe pour le troupeau ou en vente d’herbe. Il crée son troupeau, 30 mères Aubracs qui viennent du Gaec de la Barthe où il a fait son stage et tissé des liens avec les associés et notamment Anthony. «Daniel et Anthony m’ont beaucoup apporté. On a gardé des liens très forts ; Anthony c’est comme mon frère, on s’appelle tous les jours». Ce stage, Julien Raveyre l’a vécu comme un parrainage et même au-delà puisqu’il a bâti son troupeau à partir de la génétique suivie depuis des années par les Cussac très impliqués dans le développement de la race Aubrac.


S’investir, normal pour lui
Ça y est, Julien Raveyre a mis les deux pieds dans les bottes. Son troupeau est bien installé dans un bâtiment tout neuf à Pigeyres sur la commune de Bains et il accueille ses premiers veaux.
Mais le jeune homme ne reste pas confiné sur son exploitation. Il est bien décidé à s’investir dans le milieu agricole. «Pour mon installation, j’ai bénéficié d’un accompagnement et d’aides financières. J’ai en effet obtenu 42% de subventions pour mon bâtiment et 50 000 € de DJA. Sans ces aides je n’aurais pas pu m’installer. Et si on a autant d’aides, c’est parce que des gens se sont battus pour ça. Il est donc normal pour moi, de rendre un peu ce qui m’a été donné ; c’est la moindre des choses».
À 34 ans, Julien Raveyre s’est donc naturellement investi auprès de JA43, et regrette déjà d’avoir peu de temps devant lui pour oeuvrer au sein du syndicalisme jeune du fait de son installation tardive. Mais -il l’a déjà montré en assistant notamment au congrès de la FNB (Fédération nationale bovine) cette année- il trouvera à s’investir encore dans les OPA…
Et voilà pourquoi, on retrouve Julien Raveyre responsable de Pôle pour le grand évènement de l’année Terres de Jim. Compte tenu de son expérience passée, il a naturellement accepté d’assurer l’organisation de la partie restauration et buvette ; un chantier d’envergure puisque JA 43 attends 100 000 personnes sur les 3 jours.


Promouvoir la Haute-Loire
Alors depuis maintenant quelques mois, il négocie avec les traiteurs et les filières de Haute-Loire… pour établir ses menus et régaler un maximum de visiteurs. L’objectif pour lui et JA, c’est de mettre la Haute-Loire dans les assiettes ; on retrouvera donc toute la palette des produits agricoles locaux. Julien nous dévoile quelques informations sur les menus. «Le vendredi ce sera de l’agneau, le samedi midi du porc,  le soir du boeuf, et le dimanche du veau…
100 % Haute-Loire». Notons que le boeuf du samedi soir sera cuit à la broche et découpé par un maestro, Mickael Chabannes bouchet à St Privat d’Allier et Meilleur Apprenti et Meilleur Ouvrier de France 2018. Nous n’en dévoilerons pas plus pour l’instant. 
Côté buvette, en espérant un temps beau et chaud, le responsable a prévu 260 m de comptoir en 3 lieux stratégiques, et les quantités de boissons commandées s’affinent ; exemple 600 à 700 fûts de bière… Enfin ce Pôle est également en charge en partenariat avec le Comité de promotion de Haute-Loire, du marché de producteurs qui lui aussi aura pour objectif de mettre en avant les produits altiligériens.
Julien Raveyre est aujourd’hui pleinement épanoui sur son exploitation. Et ça, c’est «grâce à mes parents qui m’ont toujours soutenu dans mes choix, à mon oncle et mon cousin qui m’aident, à Anthony Cussac avec qui on partage la même motivation autour de l’élevage et de l’Aubrac…». Pour Julien Raveyre, l’agriculture, c’est une affaire de passion et d’engagement qui se conjugue au pluriel.

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