Aller au contenu principal

En vidéo : rencontre avec la FNB en amont du Sommet de l'Elevage

Chaque année, à la veille du Sommet de l'Elevage le président de la FNB et plusieurs responsables locaux se rendent sur une exploitation pour aller à la rencontre des éleveurs sur le terrain et parler des sujets d'actualité comme en ce moment la FCO etc. Des sujets que les responsables professionnels souhaitent aborder demain avec le Ministre de l'agriculture au Sommet de l'Elevage à Cournon. Le rendez-vous a eu lieu ce matin sur une exploitation de Haute-Loire à Saint Géron.

Les responsables professionnels se sont donnés rendez-vous sur les terres du Gaec Charbonnier à St Géron.

Le 6 octobre, la veille de l’ouverture du Sommet de l’élevage à Cournon, une délégation de la Fédération Nationale Bovine était reçue sur une exploitation de Haute-Loire, sur la commune de Saint-Géron.C’est dans une ambiance morose consécutive à la crise de l’élevage, à la sécheresse et à la FCO survenue dernièrement, que le Gaec Charbonnier, un élevage de 90 mères (70 salers et 20 abondances pour la production de veaux de boucherie des Monts du Velay-Forez), a reçu sur ses terres les responsables professionnels (FNB, FRSEA, FDSEA et JA Haute-Loire) et la presse. Durement touchés par la sécheresse estivale, les 3 associés de ce Gaec comptabilisent une perte économique comprise entre 11 000 et 12 000 euros liée à l’achat de bottes de foin et de ballots de paille supplémentaires. A cette calamité, s’est ajoutée la crise sanitaire de la FCO qui a considérablement gêné le commerce des animaux ; sur cette exploitation, ce sont 10 broutards, dont les prix étaient arrêtés, qui n’ont pas pu partir vers la Turquie ! Ce qui constitue non seulement un manque à gagner mais aussi un coût supplémentaire puisque les animaux sont désormais gardés sur l’exploitation. Pour finir sur la présentation du contexte, le président de la FDSEA, Yannick Fialip a rappelé que ce  temps d’échanges avec les éleveurs se déroulait en périmètre interdit eu égard à la FCO ; «Dans ce secteur, les veaux laitiers ne sont plus ramassés depuis 3 semaines et les broutards ne partent plus».


FCO : situation préoccupante

Pour Patrick Bénézit, président FRSEA Massif-central, la FCO a plongé le Massif-Central dans une situation extrêmement préoccupante, voire inédite : «D’ici fin 2015, un demi million d’animaux (broutards,veaux laitiers, reproducteurs) doivent sortir de cette zone vers l’export ou vers le marché français. C’est une situation de blocage économique qui n’est pas vivable pour les éleveurs».Aussi, la profession agricole attend des réponses de la part du Ministre de l’Agriculture au Sommet de l’élevage, en terme de protocoles sanitaires en négociations avec les pays importateurs.«Le potentiel génétique d’une exploitation agricole ne se construit pas en un jour mais par contre il peut être détruit en un jour !» a lancé Jean-Pierre Fleury, président de la FNB en faisant allusion à la crise de la FCO.Pour ce responsable national, sur ce dossier, «la France doit montrer qu’elle y voit clair dans l’avancée de la maladie au travers d’une cartographie. la carte comprendra deux zones : la zone indemne et la zone FCO ; on pourra ainsi supprimer tous les périmètres qui se trouvent en zones réglementées et vis à vis des pays étrangers, cela montre que la France domine sa situation».


Marchés à l’export : la responsabilité politique

«Il faudra aussi arriver à accompagner économiquement les exploitations où des cas de FCO se sont déclarés. Ces dernières sont soumises à des règles très strictes en terme de  vaccination qui conduisent à libérer les animaux 60 jours après la vaccination. Il faut que l’on arrive à assouplir ces règles».En ce qui concerne la réouverture des marchés fermés (Espagne, Italie, Turquie, Algérie) qui demeurent essentiels pour une zone de production comme le Massif-Central, Jean-Pierre Fleury en appelle à la responsabilité des politiques : «Les enjeux économiques sont tels que les politiques doivent prendre le pas».«A présent, nous sommes face à 2 solutions, soit la filière viande bovine fait preuve de compétitivité sur les marchés extérieurs soit on mise sur le marché intérieur ; dans ce dernier cas, la production devra être moindre ! Or, ce n’est pas le souhait de la profession» a indiqué Anthony Fayolle, président des JA.


L’Europe ultra-libéraliste

La crise profonde dans laquelle se trouve plongé l’élevage était au coeur des discussions. Or, sur ce point, la FNB ne compte plus sur l’Europe et pointe du doigt sa logique ultra-libéraliste. «La PAC a oublié la volatilité et la dérégulation du marché. L’Europe oublie les fondamentaux de l’Europe, l’indépendance alimentaire» souligne Jean-Pierre Fleury.La mobilisation des agriculteurs sur le terrain cet été,  n’a pas été vaine. «Nous avons l’adhésion totale de la population française. Et nous sommes en quelque sorte l’expression des dysfonctionnements de ce pays» ajoute-t-il. La mobilisation a par ailleurs abouti à un engagement inédit de la part des enseignes de la grande distribution dans la revalorisation des prix agricoles le 17 juin dernier.


Véronique Gruber

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout La Haute-Loire Paysanne.

Les plus lus

Eric pauchon, Denis Chirouze et Adeline Mialon du GIE Fruits rouges des Monts du Velay.
Petits fruits cherchent producteurs
La filière Fruits rouges des Monts du Velay continue à se développer avec plus de 1 125 tonnes de fruits commercialisés en 2020.
Exploitation cunicole de M. et Mme Porte à Valprivas.
Un élevage de lapins à reprendre
Avant de partir en retraite, Jean-Michel et Christine Porte souhaitent transmettre leur élevage de lapins, un atelier de la…
Haie pour protéger des vents.
Des haies pour protéger les cultures des vents dominants
À Espalem, le Gaec de la Méridienne a récemment implanté 500 mètres linéaires de haie aux espèces diversifiées. Témoignage.
Bard Julien éleveur à Lorlanges (43)
« Un peu plus de fumier et de lisier, c’est une sécurité financière et agronomique"
À Lorlanges, Julien Bard et ses deux associés croient en la production porcine. Ils témoignent de l’intérêt agronomique de faire…
Action syndicale FDSEA/JA contre la grande distribution
Premier avertissement auprès de la grande distribution
Le 25 janvier, des représentants de la FDSEA et des JA de Haute-Loire sont allés à la rencontre de la grande distribution au Puy-…
De gauche à droite : Thierry Bouchet, Pierre-Yves Comby et Emmanuel Duban de Cerfrance Haute-Loire.
Pierre-Yves Comby, nouveau directeur de Cerfrance Haute-Loire
Pierre-Yves Comby vient remplacer Emmanuel Duban au poste de directeur de l'association de gestion et de comptabilité.…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de la Haute-Loire Paysanne
Consultez les revues de la Haute-Loire Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la Haute-Loire Paysanne