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En vidéo > Dégâts de sangliers : Témoignage d'un agriculteur qui en a "ras le bol !"

Découragé par des dégâts récurrents, Cyrille Roméas réclame une meilleure régulation des populations de sangliers. Installé en vaches allaitantes en Fin Gras du Mézenc, Cyrille Roméas déplore chaque année des dégâts sur ses prés de fauche. Clôture électrique, canon effaroucheur, rien n’y fait.

Cyrille Roméas dans sa parcelle équipée de clôtures électriques mais quand même visitée par les sangliers

A Chaudeyrolles, Cyrille Roméas, éleveur de charolaises en production Fin Gras du Mézenc sur 107 ha, est découragé. Chaque matin, il se rend sur ses prés de fauche pour constater l’étendue des dégâts causés, pendant la nuit, par les sangliers.Des prairies retournées, des bottes de foin pleine de terre, chaque année c’est la même histoire et cela fait bien plus de 15 ans que cela dure avec une plus ou moins grande intensité.


Des bottes de foin et de terre

L’exploitation de Cyrille souffre de ces attaques répétées : “je constate une dégradation de la qualité des fourrages due à la terre qui est récoltée avec le foin et une perte de rendement, l’usure et la casse du matériel est bien plus importante sans compter l’usure morale de l’éleveur ! Des trous se forment dans les parcelles retournées, mêm après la remise en état, la motte ne se reconstitue pas facilement à cette altitude. C’est décourageant et usant” souligne-il avec colère. “Certaines de ses bottes de foin sont plus lourde (50 kg de plus) à cause de la terre qu’il faudra veiller à retirer avant de le donner aux vaches en hiver” ajoute-t-il.Cyrille Roméas fait des déclarations de dégâts auprès de la fédération de la chasse, l’expert se déplace mais l’indemnisation ne couvre jamais tous les frais induits. “Je procède à la remise en état et cela recommence l’année suivante au même endroit”. “En 2015, j’avais comptabilisé 4,5 ha de surface abîmée, suite au passage de l’expert, l’indemnisation a porté sur 2ha (soit une indemnité de 650 euros)”.Cette année, les sangliers se sont attaqués à 5 prés de fauche de 22 ha (au sein d’un même îlot de 53 ha) à 2 km du village, sous le Mont Mézenc. Un autre îlot est concerné au dessus du village occasionnant des dégâts sur 50m2. “Or, ces 50m2, je crains qu’ils soient classés en déclaration abusive et à ce moment-là, c’est à l’éleveur de payer l’intervention”. Cyrille Roméas qui entretient de bonnes relations avec les chasseurs du secteur,  a contacté l’ACCA de Chaudeyrolles qui a mis à disposition sur ses parcelles un canon effaroucheur. Ce dernier a été efficace durant quelques nuits puis les sangliers s’y sont habitués. On peut observer des dégâts à quelques mètres seulement du canon !” indique-t-il.


Sans solution

Cyrille a également contacté l’ACCA des Estables qui lui a répondu qu’il n’y avait pas de sanglier sur la commune.Chez cet éleveur, les clôtures électriques (à 2 fils) ne sont pas efficaces non plus. Les sangliers arrivent tout de même à pénétrer dans le pré de 4,5 ha électrifiés. “A cette altitude, les clôtures électriques sont difficiles à poser (selon la pente) et à entretenir (pousse de l’herbe).Reste un problème majeur : les sangliers peuvent émaner du département voisin : l’Ardèche !Cyrille Roméas se sent totalement impuissant face à ces attaques incessantes et subit depuis déjà de très longues années les assauts des sangliers. Il demande aujourd’hui à ce que l’on se préoccupe de son cas : “J’aimerai que les représentants de l’Etat et la fédération des chasseurs se déplacent ici pour constater l’ampleur des dégâts et trouve des solutions à ce problème. J’entretien mes terrains (fertilisation des prairies un an sur deux...) et les sangliers me cassent tout”.Cyrille Roméas, qui réclame un peu plus d’attention, pense qu’il faudrait travailler davantage sur la régulation des populations de sangliers et élargir la période de chasse.

Véronique Gruber

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