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Viandes de Haute-Loire
Dynamiser les filières viande de Haute-Loire qui jouent les cartes qualité et proximité

 Une journée de promotion des filières Viande de Haute-Loire était organisée mercredi 16 novembre à Vergezac en présence des acteurs de ces filières et des élus.

Une journée « découverte » des filières "Bœuf de Haute-Loire", "Agneau Noir du Velay", "Porc de Haute-Loire", "Veau des Monts du Velay", toutes affiliées au comité de promotion des produits agricoles de Haute-Loire, s"est déroulée à Vergezac mercredi 16 novembre dernier. Pour débuter la journée, deux visites d'exploitations étaient au programme, dès 9h30 chez Dominique Neyraval aux Chabottes sur la commune d'Esplantas Vazeilles, éleveur de veaux des Monts du Velay. En deuxième partie de matinée, tous se retrouvaient sur l’exploitation porcine de la Sarl du Bonhia, chez Étienne De Veyrac, au lieu-dit « Le Thiolent », commune de Vergezac.

Des filières à valeur ajoutée

Cette journée, à l'initiative des 4 associations de promotion présidées par Anthony Fayolle (Boeuf), Jérémy Masson (Agneau), Éric Planchette (Veau) et Maurice Imbert(1) (Porc), réunissaient les acteurs des filières (abatteurs, grossistes, distributeurs) et des élus des communautés de communes et communauté d'agglo, du Département et de la Région.

"Présenter les 4 filières et montrer toute leur importance pour notre département, avec l'économie qu'elles génèrent…" tel était l'objectif de cette journée selon Anthony Fayolle. Ce sont des filières à valeur ajoutée, qui jouent la carte de la qualité mais aussi de la proximité, des valeurs aujourd'hui plébiscitées par le consommateur et le citoyen. Ce que confirme M. Pouyet de Super U : "le client est tourné vers le local", mais il ajoute : "… et le prix". C'est pourquoi, dans le cadre du partenariat qui lie ces filières altiligériennes aux distributeurs comme Super U, et aux bouchers-charcutiers du département, et ce depuis leur lancement, "il faut mieux faire connaître ces produits, les mettre en avant".

"Comment faire évoluer nos filières ?" C'est la question que se posent aujourd'hui tous leurs acteurs, à l'instar de Anthony Fayolle : "dans le contexte actuel des prix de vente des animaux qui ont augmenté, et d'un manque d'offre au niveau national, il faut éviter que les éleveurs se détournent de nos filières locales. Nos filières ont besoin de dynamisme pour maintenir leurs volumes et répondre à la demande".

Le président de la FDSEA Claude Font a, lui aussi, souligné l’importance de ces démarches : «ce sont des filières d’excellence grâce au savoir-faire d’éleveurs passionnés et ambassadeurs des produits de Haute-Loire auprès des consommateurs». L'enjeu de cette journée est de réfléchir ensemble à des solutions pour promouvoir ces filières. C'est pourquoi, outre les acteurs économiques, de la production jusqu’à la commercialisation, les élus ont été sollicités.

"…ensemble, c'est mieux" 

Fabrice Pannekoucke, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, délégué à l’Agriculture et aux Espaces valléens, salue ces démarches départementales qui entrent parfaitement dans le plan de filière déployé par la Région. "Le faire c'est bien, ensemble c'est mieux" lance l'élu qui rappelle que la Région Aura engagée avec sa marque “Ma Région, ses Terroirs“ va dans le même sens, et que ces différentes identités ne sont pas en concurrence mais "se superposent". Les deux visites d'exploitations, en Veaux des Monts du Velay et Porcs de Haute-Loire, ont convaincu Fabrice Pannekoucke de la place de telles "productions de niche" qui ont besoin d'un "passeport", d'une "identification" pour continuer à se développer et à apporter une plus-value aux agriculteurs.

La présidente des Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire, Laurine Rousset, est, elle-aussi, convaincue que ces filières ont de l'avenir, et souhaite plus de communication auprès des jeunes en projet d'installation, car il y a des places à prendre. Même discours pour Yannick Fialip président de la Chambre d'agriculture, qui insiste sur la "dynamique de ces filières courtes et de qualité dans un bassin de consommation proche". Et d'ajouter le rôle économique de ces productions sur le territoire, notamment au travers de l'activité des 3 abattoirs du département, mais aussi du réseau de distribution.

Anthony Fayolle a insisté sur le partenariat à créer ou à relancer entre tous les acteurs de ces 4 filières et les collectivités territoriales. Tout le monde est d'accord pour reconnaître le bienfait et l'importance de ces produits de qualité et de proximité, mais l'enjeu de demain est de poursuivre dans la dynamique amorcée, en communiquant plus et mieux auprès des éleveurs pour maintenir voire développer les productions, et des consommateurs pour booster la commercialisation. À suivre…

(1) Maurice Imbert Président de Porc de Haute-Loire était absent pour raison de santé.

 

Zoom sur…

Porc de Haute-Loire, un outil pour valoriser sa production

Étienne De Veyrac est installé en SARL (SARL du Bonhia) depuis 2015, suite au départ en retraite de son père Emmanuel, sur une exploitation porcine et céréalière à Vergezac, lieu-dit Le Thiolent. Cet élevage est engagé dans la filière Porc de Haute-Loire depuis le début, à savoir 2008.
Dans des bâtiments récemment réaménagés, notamment pour la partie maternité, Étienne élève, avec l'aide d'un salarié à plein temps, 130 truies et leur suite, et commercialise 3 000 porcs par an. Il cultive par ailleurs 110 ha de céréales pour les porcs, de maïs et de Lentilles Vertes du Puy. Il stocke et fabrique l'aliment pour ses animaux à la ferme.
Dans le cadre de la mise aux normes de son atelier, cet éleveur a mis l'accent sur le bien-être animal, en particulier pour l'espace maternité où les truies ne sont pas attachées. S'il reconnaît que l'investissement était important, il a constaté une augmentation de la prolificité de ses animaux et une baisse de la mortalité, lui permettant de passer de 11,5 porcelets sevrés par truie et par portée, à 13,5 soit 2 points gagnés.
Étienne De Veyrac voit dans la démarche Porc de Haute-Loire, un outil pour mieux valoriser sa production, mais c'est aussi un outil indispensable pour conforter les élevages et pérenniser les abattoirs du département.
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