Aller au contenu principal

Entreprenariat
Des liqueurs artisanales à base de plantes oubliées

Etienne Darinot et Guillaume Porret s'apprêtent à fonder la Brasserie des plantes à Saint-Didier en Velay. Objectif : créer des liqueurs à partir de plantes oubliées produites ou cueillies localement.

Liqueurs de la Brasserie des Plantes

À 31 ans, deux jeunes hommes originaires de St Didier en Velay, Etienne Darinot et Guillaume Porret se lancent dans un projet de production artisanale de liqueurs* et d’infusions, à partir de plantes oubliées sources de panels gustatifs très variés et aux vertus intéressantes. Alors qu'ils s'apprêtent à créer leur société "la Brasserie des plantes", les deux entrepreneurs nous ont présenté leur projet.
Etienne et Guillaume se sont connus sur les bancs de l'école à St Didier en Velay. Après le lycée à Monistrol sur Loire, ils prennent des chemins différents, le premier poursuit des études de sciences et se spécialise en biotechnologie végétale à Toulouse, tandis que le second s'oriente vers la restauration et ouvre un bar-restaurant à St Etienne. Désireux de retrouver son département de naissance pour vivre en famille à la campagne, Etienne revient à St Didier avec l'idée de se reconvertir professionnellement. Et c'est en discutant avec Guillaume son copain d'enfance, que tous deux ont d'abord l'idée d'ouvrir une brasserie artisanale spécialisée dans les bières infusées aux plantes. "Or un tel projet nécessitait plus de moyens humains (fallait être au moins 3 associés) et financiers" expliquent-ils.

Panels gustatifs très variés

Sans complètement oublier leur idée de bières infusées, qu'ils concrétiseront sans doute un jour, ils décident de réorienter leur projet sur la fabrication de liqueurs artisanales à base de plantes oubliées (bleuet, graine de carvi, agastache...) en vue d'offrir des panels gustatifs très variés. Avant de se lancer dans leur projet mis en pause depuis plus d'un an à cause de la crise sanitaire, Etienne et Guillaume ont consacré du temps à l'expérimentation. "Aujourd'hui, nos produits sont prêts. Chacune de nos liqueurs est le fruit d'une association de 3 plantes également déclinées en infusion (à consommer chaud ou froid) et en sirop".
Si les deux entrepreneurs gardent l'objectif de proposer des liqueurs 100% bio à base de plantes 100% locales sans changer les prix de leurs liqueurs, ils savent qu'ils devront être patients : "Nous allons d'abord passer par l'étape 100% français et bio" avant de passer au 100% local et bio. En ce qui concerne les plantes, en Haute-Loire, nous avons un bon vivier de producteurs et de cueilleurs de plantes. D'ailleurs, nous avons déjà pris des contacts avec certains d'entre eux qui se sont montrés intéressés par notre projet" explique Etienne.
Pour assoir leur projet, Etienne et Guillaume ont fait appel au financement participatif sur la plateforme "Ulule" ; un mode de financement qui se terminera le 17 mai et qui leur a d’ores et déjà permis de dépasser leur objectif de 8000€. Ce financement qui a visiblement séduit les internautes viendra compléter leur budget sous la forme d'un prêt et d'apport personnel.
Une fois leur appel à financement alternatif terminé, ils entendent créer leur société et installer leur entreprise dans le centre médiéval de Saint Didier en Velay, dans les locaux d'une ancienne boulangerie. "Dans nos 70 m2, nous installerons notre matériel de production (cuves inox...) et nous ouvrirons une petite boutique qui accueillera à terme des produits locaux".

200 à 300 litres de liqueurs par mois

Même s'ils ne connaissent pas encore le volume de leurs ventes, ils pensent dans un premier temps produire et stocker entre 200 et 300 L de liqueurs par mois. Leurs premières liqueurs devraient être en vente début juillet dans leur boutique et sur leur site internet en ligne d'ici fin juin ; Etienne et Guillaume ciblent par la suite les épiceries et caves, les hôtels-restaurants sur les secteurs de la Haute-Loire et de St Etienne.
Souhaitons une belle réussite à ces deux jeunes entrepreneurs qui misent sur le local et sur le village de leur enfance, St Didier en Velay, pour réussir leur projet professionnel.

* Attention, l’alcool est à consommer avec modération.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout La Haute-Loire Paysanne.

Les plus lus

Nicolas et Lise Russier avec Florent Gagne, conseiller énergies renouvelables à la Chambre d'agriculture (à gauche sur la photo).
Pas de bâtiment sans panneaux photovoltaïques !
Au Gaec Salers et Bol d'Air, l'énergie photovoltaïque tient une place très importante. Deux centrales (100 kWc et 190 kWc) sont…
Ici en compagnie de Maurice Imbert, Jérôme Ambert élève 300 brebis sur 70 ha et commercialise ses agneaux  au marché de Saugues.
2 brebis et 1 agneau dévorés : le loup a laissé des traces à St Jean de Nay
Le loup a encore frappé, cette fois-ci sur la commune de St Jean de Nay, en plein cœur du département. L'éleveur, totalement…
Les différents ateliers ont capté l'attention des visiteurs venus nombreux.
La prairie et l'autonomie fourragère au centre de la journée Innov'Action
À Lapte au Gaec Les Aulanais, une centaine d'agriculteurs et de nombreux étudiants ont participé à une journée technique autour…
Sécheresse et application de la loi Ega : le ministre attendu de pied ferme au Sommet
Alors que la décapitalisation du cheptel s’accélère dans des proportions inquiétantes, les éleveurs du berceau des races à viande…
La table ronde était animée par l'agence Excepto, société qui édite votre journal la Haute-Loire Paysanne.
Congrès FNO : "La contractualisation donne des perspectives d'avenir à notre métier"
Cinq intervenants ont débattu sur l'application, en filière ovine, de la contractualisation rendue obligatoire par la loi Egalim…
Louis Merle avec son taureau Montrésor qui défilera bientôt à Cournon.
L'élevage Merle en pleins préparatifs du National Charolais à Cournon
A St Maurice de Lignon, les associés du Gaec Élevage Merle se préparent à participer au concours national Charolais organisé dans…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de la Haute-Loire Paysanne
Consultez les revues de la Haute-Loire Paysanne au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la Haute-Loire Paysanne