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De réelles opportunités à saisir en volailles de chair de qualité

Dans un contexte de consommation soutenue en viande de volaille de qualité, la filière est à la recherche de nouveaux producteurs en Haute-Loire. Rencontre avec les acteurs de la filière.

La filière avicole cherche entre 30 et 40 producteurs en Haute-Loire.

Vendredi 15 décembre, la section avicole FDSEA, les JA et la Chambre d’agriculture de Haute-Loire ont organisé une journée spécialement dédiée à l’aviculture. Une filière en plein développement dynamisée par une consommation croissante.
La demande des consommateurs étant davantage orientée vers les volailles de qualité de type label rouge et bio, la filière recherche entre 30 et 40 producteurs en Haute-Loire.
Les Fermiers de l’Ardèche (filiale du groupe LDC qui détient des marques Le Gaulois, Marie...) qui travaillent avec 52 poulaillers (dont une dizaine en Haute-Loire) espèrent séduire quelques éleveurs qui souhaiteraient compléter leur revenu avec un atelier volaille ou bien qui aimeraient s’installer en volailles en production principale. «Nous accompagnons les éleveurs dans leur projet et assurons un suivi des dossiers installations classées, PCAE, gestion de la construction des bâtiments, suivi du chantier...» a souligné François Cotoni, responsable développement Ardevol, structure en charge de l’organisation de production des volailles fermières de l’Ardèche. Cet organisme mise sur les volailles de qualité, sous label rouge et en agriculture biologique, et a obtenu en juin 2016 le signe officiel d’origine et de qualité Européen IGP (Indication Géographique Protégée) pour ses poulets, chapons et pintades.
L’aviculture présente de nombreux atouts pour les agriculteurs, que ce soit en terme de rémunération ou de main d’oeuvre. «Deux poulaillers (de 400 m2 chacun et pouvant accueillir jusqu’à 5 200 pintades) permettent de dégager une rémunération nette de 30 000 € par an durant la durée d’amortissement (entre 10 et 12 ans), soit une rémunération de 50 €/heure. Côté main d’oeuvre, les volailles nécessitent un temps de travail d’1h30 par jour en phase de démarrage de lot et trois quart d’heure en phase de fonctionnement» indique François Cotoni.
L’élevage de volailles peut apporter un bon complément de revenu avec deux poulaillers de 4 000 volailles chacun mais peut aussi apporter un revenu principal à partir de 5 poulaillers.
L’élevage repose sur 3 piliers ensentiels dont l’éleveur doit se préoccuper en priorité : la qualité de l’eau, de l’air et de l’aliment. Quant à la rémunération, elle dépend de 3 critères : le poids vif des volailles, les pourcentages de mortalité et de saisies. Les fermiers de l’Ardèche fournissent également un appui technique à raison de deux passages au minimum par an en sachant qu’une attention particulière est fournie aux nouveaux éleveurs (passage du technicien tous les 15 jours).

Diversification intéressante
Pour Alain Souveton, conseiller de gestion à Cerfrance Haute-Loire : «ce type de projets permet de dégager du revenu. C’est une diversification intéressante de surcroît pas trop consommatrice en main d’oeuvre» ; pas trop gourmande en main d’oeuvre sauf au moment du ramassage des volailles. Une étape qui nécessite des bras et se déroule de surcroît dans la nuit, moment où les animaux sont plus calmes.
Pour faciliter la tâche des éleveurs, une association Activ’Agri, portée entre autre par la MSA Auvergne, propose le ramassage des volailles contre rémunération (voir dans cette page). Julien Ducros, responsable hors sol chez Atrial (groupe Euréa) a confirmé le besoin de s’organiser pour constituer des équipes de ramassage dans notre département.
«L’aviculture offre de réelles opportunités pour les agriculteurs de notre département. Elle offre un ratio temps de travail/rémunération qui bat toutes les autres productions et une complémentarité avec des produtions telles que le lait ou les vaches allaitantes» a indiqué le président de la FDSEA, Yannick Fialip, qui souligne par ailleurs la nécessité de communiquer davantage sur cette filière, en particulier au sein des centres de formation.
Toutefois, en Haute-Loire, la profession a identifié un frein au développement des poulaillers, c’est le foncier. Trouver un 1 ha par poulailler en label n’est pas toujours aisé sur un territoire truffé de villages et où la surface agricole se raréfie ! «On doit travailler davantage en amont avec la DDT de manière à pouvoir dégager des terrains disponibles» lance Yannick Fialip.

Opportunité phénoménale à saisir
L’aviculture, que ce soit à travers les poulets label rouge ou les poules pondeuses, représente une opportunité phénoménale à saisir. L’agriculture ce n’est pas seulement une vache dans un pré ! En France, on observe une baisse générale des volumes dans toutes les productions. «Si bien que l’on importe aujourd’hui 40% de notre consommation de volailles de chair alors qu’en Pologne et en Allemagne la production augmente !» indique Jacques Force, président de la FRSEA avicole Aura.

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