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CODELIA : Codélia, Eliacoop et Ucia : trois en une,pour aller plus vite et plus loin

Le 31 mars prochain, Codelia tiendra ses assemblées générales ordinaires et extraordinaires au siège de la coopérative à Coubon, avec pour point d’orgue, le projet de fusion.

Bernard Chalendard devrait présider, le 31 mars prochain à Coubon, la dernière assemblée générale de Codélia avant fusion avec deux autres coopératives d’élevage.

À l’occasion de son assemblée générale le 31 mars prochain, Codelia s’apprête à prendre un nouveau virage à travers une fusion avec deux autres coopératives. Pouvez-vous nous présenter ces trois entités ?

Bernard Chalendard, président de Codelia : Les deux coopératives avec lesquelles Codelia envisage de fusionner (NDLR : la fusion devrait être officialisée le 31 mars à l’issue de l’assemblée générale de Codélia), sont Eliacoop dont la zone d’activités concerne les départements du Rhône, de l’Ardèche, de l’Isère, de la Drôme et pour partie l’Ain et la Lozère, et Ucia sur les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Rappelons que Codelia s’étend sur la Haute-Loire et une partie du sud du Puy-de-Dôme. Ces trois entités travaillent sur les mêmes activités en lien avec la reproduction : l’insémination, les échographies, le monitoring, le génotypage et l’appro.


Qu’est-ce qui, selon vous, justifie ce projet de fusion ?

B.C. : Ce projet de fusion s’inscrit dans un contexte avec des exploitations de plus en plus grandes, des troupeaux plus importants et un besoin de plus de technicité pour augmenter les performances. Face à cela, nous devons nous inscrire dans l’innovation. Notre souhait est de poursuivre dans cette voie et d’amplifier cette tendance, comme par exemple avec XtrémiA(*) innovation sur la-quelle Codélia n’aurait pas pu partir seule. Mais ce rapprochement nous permet aussi  d’optimiser des moyens financiers et des compétences. Une équipe encadrante plus spécialisée, des inséminateurs et des cadres de plus en plus qualifiés, tel est notre souhait. À Codélia ou à Eliacoop, les cadres étaient multitâches. Avec la fusion, ils seront spécialisés sur un domaine d’activité. Pour exemple, nous aurons un technicien spécialisé sur le génotypage…


En terme d’emplois sur les  trois entités, y aura-t-il des changements ?

B.C. : On compte actuellement 128 personnes sur les trois coopératives dont 92 inséminateurs. Il y aura des changements au niveau des postes, quelques départs en retraites non remplacés, mais par ailleurs quelques embauches pour des missions que nous souhaitons développer comme un poste pour faire le lien avec la vie territoriale… Pour les agriculteurs, il n’y aura pas de changements importants.


Et en terme d’organisation ?

B.C. : Au niveau de la gouvernance, si aujourd’hui les trois coop comptent 3 présidents et 61 administrateurs, après fusion il n’y aura plus qu’un président et 23 administrateurs. Si la fusion est validée au soir du 31 mars, le Conseil d’administration de la nouvelle entité se réunira le 8 avril pour élire ses représentants.


Trois coopératives d’élevage se regroupent. Qu’est-ce que cela représente au plan national ?

B.C. : Trois petites coopératives fusionnent… mais la nouvelle coopérative restera petite, tout en devenant la 5ème au niveau français. En Montbéliarde, on sera désormais la 2ème force derrière la Franche-Conté.À travers cette fusion, la volonté de Codélia et des deux autres coopératives, c’est d’aller plus vite et plus loin. Nous voulons travailler avec l’ensemble de la filière et nous rapprocher des organisations de l’aval ; l’objectif étant de connaître les produits et les marchés pour faire évoluer la sélection en adéquation avec la demande. Exemple le lait de santé… Nous voulons aussi unir nos moyens pour la recherche en nutrigénomique et épigénomique. Cette fusion est porteuse de sens, d’ambition et de réussite pour nos élevages.

 

Propos recueillis par Suzanne Marion


(*) L’innovation techniqueXtremiA est le fruit de deux années de travaux menés par Elexinn, start up créée en 2012 par les coopératives Codélia, Eliacoop et Cecna. Nous reviendrons sur ce nouveau concept d’insémination dans un prochain numéro de La Haute-Loire Paysanne.

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