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Photovoltaïque
Cayres-Pradelles met le cap sur le soleil !

Sur le territoire de la communauté de communes du Pays de Cayres-Pradelles, les toits des bâtiments agricoles se couvrent de panneaux photovoltaïques. Un projet né en 2017 qui remporte un vif succès auprès des agriculteurs du secteur.

Panneaux photovoltaïques sur toits de bâtiments agricoles, secteur Cayre-Pradelles

Le développement du photovoltaïque est loin d’être une affaire révolu en Haute-Loire. En témoigne l’installation récente de 47 centrales sur le territoire de la communauté de communes du pays de Cayres-Pradelles.
L’histoire du projet débute en 2016 ; à l’époque, Paul Braud, président de la communauté de communes, constate que certains agriculteurs sont victimes d’arnaques de la part d’entrepreneurs malhonnêtes. «Constatant aussi qu’il était possible de trouver une rentabilité en achetant  les modules photovoltaïques en grosse quantité, je me suis dit que l’on pouvait se lancer dans cette affaire en créant une structure où l’on jouerait gagnant-gagnant» explique-t-il.
à l’issue de deux réunions de terrain, auxquelles 120 agriculteurs ont participé, le projet s’est enclenché. En octobre 2017, 68 agriculteurs et sociétés agricoles intéressés par la démarche, ont intégré la SAS Les Toits du plateau tandis que la SEML Devès Ensoleillé (Société d’Économie Mixte Locale) composée de 4 actionnaires (Les Toits du Plateau, la communauté de communes, IAER, Ecosun technonology) assure le portage du projet.


Objectif 2022 : 12 mégawatt
Si au départ, l’objectif était d’installer 40 centrales, pour une puissance de 4 mégawatt installés, le projet a plutôt bien fonctionné puisque aujourd’hui la SEML compte 47 centrales installées pour une puissance de 4,8 mégawatt.
Et les installations sont loin d’être terminées puisque Paul Braud  annonce l’arrivée de 40 centrales  supplémentaires d’ici 2 ans avec un objectif de 12 mégaWatt en 2022. Unique en France, la démarche lancée par la communauté de communes du pays de Cayres Pradelles,  semble séduire les agriculteurs : «Nous recevons environ 2 demandes par semaine» signale Lisa Masson, qui assure le suivi administratif  des dossiers photovoltaïques au sein de la SEML Devès Ensoleillé.
Il faut dire que les agriculteurs qui s’engagent dans la démarche sont plutôt bien traités... «C’est la société Devès Ensoleillé qui investit, qui achète le matériel auprès des fabricants (en France et en Europe), qui paye les raccordements auprès d’Enedis ainsi que l’installateur. Les centrales appartiennent à la SEML Devès Ensoleillé.  De son côté, l’agriculteur signe un bail avec la SEML. Ce bail prévoit la location de la toiture (pour une durée de 20 ans) dont le montant dépend de la productivité du toit ; la location correspond entre 9 et 12% de la recette d’électricité. L’agriculteur devient actionnaire des Toits du Plateau  ; pour une surface de 400m2 de panneaux (100 Kwatt de puissance), l’agriculteur souscrit 5 000 € de capital. En tant qu’actionnaire, les agriculteurs perçoivent des dividendes » explique Paul Braud.
Entre la location de sa toiture et les dividendes, l’agriculteur peut compter sur un bon complément de revenu (voir chiffres en encadré). D’autant que l’installation d’une centrale photovoltaïque sur le toit d’un bâtiment agricole n’est pas synonyme de travail supplémentaire pour l’agriculteur. Les centrales sont toutes contrôlées à distance par Lisa Masson et si un problème était détecté, elle entrerait en relation avec les agriculteurs pour effectuer quelques vérifications.


L’atout «collectif»
Cette aventure photovoltaïque a également permis de générer des échanges et des collaborations entre les agriculteurs des 20 communes de la communauté de communes du Pays de Cayres-Pradelles et de procéder à la rénovation de nombreuses toitures.
Paul Braud insiste sur l’atout «collectif» du projet : «En jouant collectif, on réduit le coût de l’investissement, les coûts de raccordement au réseau, ainsi que les frais de fonctionnement annuel».

 

Retour financier aux agriculteurs
Paul Braud a chiffré le retour financier aux agriculteurs qui ont choisi de se lancer dans l’aventure du photovoltaïque.
Pour une surface de panneaux de 400 m2, soit une puissance de 100 kilowatt, l’agriculteur investit 5000 € dans le capital de la SEML Devès Ensoleillé. Il perçoit un loyer compris entre 1 200 et 1 500 euros par an et des dividendes de l’ordre de 3 000 €/an.
Notons que l’électricité produite sur les toits des bâtiments agricoles de la communauté de communes est vendue entre 8,29 cts d’€ et 12,07 cts selon la puissance des centrales.

Les centrales en chiffres
Si les projets de panneaux photovoltaïques concernent l’ensemble du territoire de la communauté de communes, les communes de St-Haon, Landos et le Bouchet sont celles qui regroupent le plus de centrales à ce jour.
Parmi les 47 centrales en place à l’heure actuelle (dont seules 33 étaient en service au 12 octobre 2020), la plus petite dispose d’une puissance de 9 kwatt (50 m2 de panneaux), la plus grosse atteint 250 kwatt (1 200 m2 de panneaux) ; en moyenne les centrales ont une puissance de 100 kwatt.

Contact
Vous résidez ou disposez d’une toiture (récente ou prête à être rénovée) sur le territoire de la communauté de communes du Pays de Cayres-Pradelles, vous êtes intéressé par un projet photovoltaïque, contactez Lisa Masson, Devès Ensoleillé
au 04 71 57 88 04.

 

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