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Aviculture : Des poulets Label Rouge «Les Fermiers de l’Ardèche» à St Victor Malescours

À St Victor Malescours, Jérôme Ploton élève des poulets Label Rouge «Les Fermiers de l’Ardèche». Un atelier qui apporte un revenu supplémentaire sur son exploitation.

Jérôme Ploton et François Cotoni devant l’un des bâtiments de l’exploitation.

Jérôme Ploton, jeune éleveur de 34 ans installé sur 34 ha, élève des ovins (150 brebis noires du Velay), une douzaine de vaches limousines et des poulets.Jérôme a démarré progressivement ses activités agricoles. «J’ai commencé avec un cheptel ovin en 2004 tout en travaillant à l’usine à temps plein. Mes parents n’étaient pas agriculteurs mais mon oncle avait une exploitation laitière à St Victor Malescours» explique-t-il. Face à l’impossibilité de reprendre la ferme de son oncle, Jérôme a décidé de se lancer dans l’activité agricole sur quelques terrains de famille. Ses surfaces étant insuffisantes et n’ayant pas de bâtiment agricole, l’éleveur a décidé de démarrer son activité agricole tout en travaillant à l’extérieur (à l’usine). C’est seulement depuis septembre 2015 que Jérôme travaille à temps plein sur son exploitation.


2 bâtiments de volailles

Label RougeDepuis le démarrage de ses activités agricoles, son exploitation a beaucoup évolué, notamment avec la mise en place de deux bâtiments d’élevage de volailles conduits en intégration.Jérôme s’est tourné vers la production de volailles en 2012, lorsque l’un de ses voisins a souhaité arrêter l’activité de son atelier en intégration avec Ardévol, société détenue par l’abattoir «Les fermiers de l’Ardèche». «Il m’a demandé si cela m’intéressait de reprendre son bâtiment et cette activité. J’ai accepté» indique l’éleveur qui, depuis, a ouvert un second bâtiment dédié aux volailles.Jérôme Ploton produit des poulets Label Rouge  «Les Fermiers de l’Ardèche» au sein de ses 2 bâtiments de 400 m2 qui accueillent chacun 4400 poulets. Jérôme Ploton travaille avec Ardévol, la société d’intégration qui dépend de l’abattoir «Les Fermiers de l’Ardèche» basé près d’Annonay. François Cotoni, responsable de développement chez Ardévol, explique le fonctionnement de cet atelier : «Ardévol fournit les poussins et l’aliment via des fournisseurs référencés dont Atrial (fournisseur de l’alimentation de l’élevage Ploton). Le gaz (énergie pour le fonctionnement du bâtiment) est également fourni par l’intermédiaire d’Ardévol et facturé à l’éleveur à des tarifs très intéressants. L’éleveur ne s’occupe pas non plus de la commercialisation qui est l’affaire de l’abattoir. Notre but est de faire en sorte que l’éleveur ait uniquement le souci du soin et de la qualité des volailles».
Des poulets qui sortentNourris aux céréales complétées de vitamines et de minéraux, sans OGM et sans antibiotique, les Poulets Label Rouge de Jérôme sont vivement encouragés à sortir de leur bâtiment pour rejoindre leur parcours de 8800 m2. «À l’extérieur, les poulets consomment de l’herbe mais aussi des petits cailloux, ce qui va renforcer leur gésier et améliorer leur digestibilité. Résultat : leur chair de qualité est plus ferme» explique François Cotoni. Jérôme Ploton peut compter sur un appui technique régulier (3 visites/lot) et des interventions en cas d’urgence de la part d’Ardévol.


Pas de surprise sur la rémunération

Cet éleveur se montre très satisfait de son atelier volaille qui présente selon lui de nombreux avantages : «On n’a pas de surprise en terme de rémunération ; cette dernière correspond au rapport entre le poids de sortie (du poulet) et l’indice de consommation. Côté investissement, j’ai investi 90 000 euros HT pour la construction de mon dernier bâtiment volaille. Sur ce montant d’investissement, j’ai perçu 45% d’aide directe à la construction».«C’est une production qui ne dépend ni du marché mondial, ni de la PAC. L’éleveur est intégré dans une filière courte et organisée» ajoute François Cotoni.La commercialisation des poulets de Jérôme est assurée par l’abattoir «Les Fermiers de l’Ardèche» qui fait partie intégrante du groupe LDC aux marques renommées «Le Gaulois», «Maître Coq», les plats cuisinés Marie...«Les débouchés se font à 50% en GMS puis chez les grossistes, dans les collectivités et auprès des bouchers» indique François Cotoni.

Véronique Gruber

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