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4 races allaitantes, 270 animaux étaient en concours à Saint Paulien, un record

61 élevages sont venus avec génisses, vaches et taureaux à la grande halle de Saint-Paulien pour participer aux 5e journées allaitantes.

4 belles et beaux représentants des 4 races allaitantes en compagnie des 4 présidents des syndicats de races.

Cette 5e édition des journées allaitantes a attiré plus d'animaux que prévu. Les organisateurs, la Chambre d'agriculture en partenariat avec les 4 syndicats de races allaitantes (Aubrac, Charolais, Salers, Limousin), le GDS 43, XR Repro et le Crédit Agricole, ont accueilli 270 animaux, une participation conséquente et un record pour une manifestation de bovins viande dans notre département.
L'affluence était telle que deux chapiteaux installés à l'extérieur de la halle abritaient les charolais, nombreux cette année en raison du concours régional, et les deux rings n'étaient pas de trop pour la bonne tenue des concours.

Montée en puissance
«Nous avons eu très peu de désistements de la part des éleveurs» explique Daniel Teissier, directeur de l'EDE. Pour Jean-Julien Deygas, président de ce même organisme, «c'est la preuve du dynamisme de l'élevage allaitant de Haute-Loire. Notre élevage allaitant monte en puissance et se professionnalise. Nous avons des animaux de très bonne qualité et très bien préparés aux concours».
Tous les juges étaient en tout cas de cet avis, à l'image de Jérôme Fourquet, le juge des limousins venu spécialement des Hautes-Pyrénées : «Je ne connaissais pas la Haute-Loire mais je savais qu'il s'agissait d'un département d'élevage et en particulier en race limousine. Les animaux ont une finesse d'os, qui est la marque de fabrique du département, et présentent des bassins et des dos biens faits. Ici, il y a une sélection dynamique qui est en train de bien évoluer».
L'amour des animaux
Ces 5e journées allaitantes ont été marquées par l'excellente ambiance qui régnait entre les 4 races. Sur place, pas de concurrence inter-races mais plutôt de la bonne humeur et un bonheur de se retrouver le temps d'un week-end autour d'une même passion, l'élevage, et d'un même sentiment, l'amour pour ses animaux.
Bichonnés, chouchoutés et manipulés avec précaution pour ne pas les brusquer, les bovins étaient les rois de l'événement ! De quoi renverser toutes les fausses idées qui circulent en ce moment sur l'élevage !
Tous les visiteurs ont été les témoins de cette relation privilégiée entre les éleveur et leurs animaux. «Quand on voit tout l'amour que vous avez pour votre métier… C'est un spectacle fantastique et on voit bien que vos vaches reçoivent beaucoup d'amour !» a lancé Marie Pierre Vincent, conseillère départementale lors des discours officiels. «Tout le monde a pu constater le plaisir des éleveurs lorsqu'ils s'occupent de leurs animaux. Cela prouve qu'ils en prennent soin !» a indiqué Jean-Julien Deygas. Le président de la FDSEA Yannick Fialip a dénoncé les attaques perpétuelles à l'encontre du métier d'éleveur et regrette la non réaction des pouvoirs publics sur ce sujet. Ce dernier a préconisé une sécurisation des élevages de façon à pouvoir engager des mesures judiciaires en cas d’intrusion de personnes malintentionnées.
Ces journées allaitantes ont permis de mettre en lumière la filière de qualité «le Boeuf de Haute-Loire» ; cette marque locale interprofessionnelle, qui a fait son bout de chemin avec 600 animaux valorisés cette année, espère séduire d'autres éleveurs allaitants du département. Une alléchante dégustation a montré tous les atouts gustatifs de cette viande de qualité.
Cette année, les journées allaitantes ont été élargies à d'autres départements spécialement pour le concours régional Charolais du Sud Massif-Central qui se tenait lui aussi à Saint-Paulien ; un concours itinérant qui permet aux éleveurs de se mesurer entre eux et même parfois «de titiller le berceau de la race» dira Francis Pons, président de l'association Charolais Sud-Massif Central.
Les jeunes générations n'ont pas été oubliées avec le concours des jeunes meneurs et le défilé des très jeunes meneurs qui a mis en scène 7 enfants de 6 à 9 ans.

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