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Céaux d'Allègre
2022, une année compliquée pour construire un bâtiment et pour s'installer

Au Gaec de Maméas, le projet de construction de bâtiment prend du retard, ce qui risque de perturber le fonctionnement du troupeau laitier.

Maxime Faure devant le chantier de son futur bâtiment  pour vaches laitières.

À Céaux d'Allègre, dans le village de Maméas, Maxime Faure s'est installé le 1er janvier 2022 avec son père, Éric. Ils sont désormais tous deux à la tête d'un Gaec de 115 ha de SAU (20 ha de blé, 10 ha de maïs, 5 ha de lentille, 5 ha de prairies temporaires et le reste en prairie permanente) et d'une troupe de 50 vaches laitières Prim'Holstein
(350 000 L vendus à Sodiaal). "Lors de la création du Gaec, j'ai racheté du capital à mon père (qui était jusqu'à présent installé en individuel) afin que l'on possède le même nombre de parts" explique Maxime Faure qui s'est installé avec la DJA avec un projet de construction d'un nouveau bâtiment pour les vaches laitières. La stabulation disposera de 75 logettes et sera équipée d'un appentis pour la salle de traite et la nurserie. Une nouvelle construction qui permettra d'abriter la totalité du cheptel qui devrait atteindre 70 - 80 vaches cet automne.
Malheureusement la période est loin d'être idéale pour se lancer dans un tel projet ! La pénurie des matériaux provoquée par la crise sanitaire récemment amplifiée par la guerre en Ukraine et l'inflation généralisée induite perturbent les chantiers.
Sur le Gaec de Maméas, le projet de construction a débuté ce printemps et les éleveurs sont loin d'être sereins : "Nous avons eu quelques mauvaises surprises sur des investissements, c'est le cas des tubulaires dont le prix a fortement augmenté. Mais ce qui risque de nous pénaliser le plus sévèrement c'est l'allongement des délais des artisans. Ces derniers ont du mal à se fournir en matériaux et donc à terminer les chantiers. Notre maçon avait 1 mois de retard et à présent on attend le charpentier qui a finalement décalé à septembre" explique Maxime. Or, ces retards contrarient les plans des éleveurs : "On voulait disposer de ce nouveau bâtiment avant l'hiver, or vue la situation, je pense que cela ne va pas être possible. Le problème c'est que des animaux doivent vêler cet automne et si nous ne disposons pas de cette nouvelle stabulation, on ne pourra pas les installer ailleurs ; on sera alors forcés de les vendre... pour les racheter ensuite et à quel prix ?".

"On vend rien de plus que l'an dernier et tout coûte plus cher !"
Même si les devis ont été signés, Maxime redoute que certains d'entre eux soient revus à la hausse. Parallèlement à tous ces soucis, le Gaec doit faire face à une explosion de ses charges. "C'est la première année d'existence pour notre Gaec, et c'est compliqué car nous n'avons pas beaucoup de trésorerie. La facture de carburant a été multipliée par 2 : habituellement, nous avions une dépense de 15 000€ par an qui passera donc à 30 000 € ! S'ajoute aussi la hausse du prix des aliments et des engrais. Il va falloir supporter des charges supérieures. Or on vend rien de plus que l'an dernier (car notre production n'a pas augmenté) et tout coûte plus cher ! ".
Pour Maxime, 2022 est loin d'être une année idéale pour son installation, d'autant que le Gaec doit également faire face à la sécheresse.
 

 

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