La Haute-Loire Paysanne 25 janvier 2017 à 08h00 | Par Véronique GRUBER

Installation : 49 installations aidées en 2016 contre 38 en 2015

En 2016, le nombre d’installations aidées a augmenté dans le département. Les chiffres ont été dévoilés le 20 janvier par le Point Accueil Installation Transmission.

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Anthony Redon, Anthony Fayolle et Mikaël Vacher face aux invités de cette rencontre bilan sur l’installation, sur le Gaec du Plateau 
à Saugues.
Anthony Redon, Anthony Fayolle et Mikaël Vacher face aux invités de cette rencontre bilan sur l’installation, sur le Gaec du Plateau à Saugues. - © HLP

Vendredi 20 janvier, le Point Accueil Installation Transmission avait donné rendez vous à l’ensemble des acteurs du monde agricole et rural à Saugues, au Gaec du Plateau, pour dévoiler les chiffres 2016 de l’installation en Haute-Loire.Mais avant de faire jour sur ces informations, la parole a été donnée à un jeune qui sort tout juste du parcours à l’installation, Anthony Redon devenu associé du Gaec du Plateau au côté de trois exploitants.


Bonne nouvelle

Bonne nouvelle, les installations repartent à la hausse en 2016 après les mauvais chiffres de 2015. L’animatrice du Point Accueil Transmission Installation, Laeticia Pitiot comptabilise 49 installations aidées  ; tous situés en zone de montagne, ces jeunes installés ont perçu une DJA moyenne de 28 900 €. Parmi ces 49 installés, 11 (soit 22%) sont des hors cadre familiaux, 56% se sont installés en Gaec, 38% en individuel et 6% en Earl.Ils ont 27 ans en moyenne, la SAU moyenne par projet est de 83 ha et la SAU moyenne par chef d’exploitation atteint 47 ha. En terme de productions choisies par les jeunes installés, 2016 se caractérise par une plus grande diversification avec l’arrivée de nouvelles activités comme l’élevage de rongeurs ou encore des projets qui incluent des productions comme l’aviculture (8 projets), veaux de boucherie (3 projets),  petits fruits (3), porcs charcutiers (3), lentilles, apiculture (2) mais aussi la transformation en yaourts,  la découpe de viande et l’agro-tourisme...Toutefois, la majorité des installations se fait toujours dans les productions les plus représentées en Haute-Loire : en vaches laitières (28 projets), en vaches allaitantes (11 projets) et en brebis viande (8).Floralie Martin, de la Chambre d’agriculture a détaillé les points clés du parcours à l’installation : le Plan de Professionnalisation Personnalisé.  Tout commence au Point Accueil Installation transmission qui a renseigné 265 porteurs de projets en 2016 dont l’âge moyen est de 30 ans (contre 34 en 2015) et dont 32% sont des femmes.Les porteurs de projets sont ensuite orientés vers le centre d’élaboration du plan de professionnalisation personnalisé qui a préconisé 130 formations pour compléter les compétences des 67 candidats agréés.Autre point clé du parcours, le stage 21h ; collectif et obligatoire, il a été suivi par 49 candidats sur 4 sessions en 2016.Le répertoire départemental à l’installation, dispositif animé par Catherine Bapt dont le rôle est de mettre en relation des cédants avec les porteurs de projets, a enregistré l’inscription de 24 exploitations (dont 6 en recherche d’associés). Quant aux porteurs de projets, ils étaient 59. En 2016, 7 stages de parrainage ont été mis en place, un dispositif qui sera reconduit dans les prochaines programmations.Le Point Accueil Transmission animé par Josiane Méjean vise à sensibiliser les cédants au devenir de leur exploitation ; en 2016, 3 journées d’information ont été organisées et suivies par 50 futurs cédants. 58 personnes ont été reçues en entretiens  individuels. «On observe une montée en puissance des exploitations qui cherchent un repreneur. Lorsque l’on veut céder sa ferme, il faut s’y prendre à l’avance car nous avons peu de repreneurs» avertit Josiane Méjean.Ce bilan de l’installation a permis d’évoquer le nouveau dispositif d’aide à l’installation (DJA) qui annonce la fin des prêts bonifiés MTS JA remplacés par une modulation en fonction de tranches d’investissements. «Les 22 000 € de bonification auxquels on avait droit sur les emprunts vont être récupérés sous forme d’aides directe sur la nouvelle DJA (majorations prévues selon les montants d’investissement du jeune). La Haute-Loire ne sera pas perdante, bien au contraire» souligne Mikaël Vacher.

Véronique Gruber

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