La Haute-Loire Paysanne 18 septembre 2009 à 16h50 | Par ADASEA

Un numéro vert : 0800 00 50 73 pour les agriculteurs en difficultés

Désormais, les agriculteurs affectés par des problèmes économiques, sociaux, administratifs, juridiques ou techniques peuvent bénéficier d’un soutien spécifique. A l'initiative de la FDSEA, ce dispositif de soutien est le fruit d'un partenariat entre les Organisations Professionnelles Agricoles du département (ADASEA, FDSEA, JA, Chambre d’Agriculture, CER France Haute-Loire), la MSA, le Conseil Général et la DDEA. L'ADASEA est l'organisme chargé de coordonner cette action.

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Jean-Paul Bertrand, directeur de l’ADASEA, répond aux appels des agriculteurs en difficulté tout comme Jean François Bonnefoy.
Jean-Paul Bertrand, directeur de l’ADASEA, répond aux appels des agriculteurs en difficulté tout comme Jean François Bonnefoy. - © HLP

Depuis le 1er septembre en Haute-Loire, les agriculteurs en difficultés peuvent composer le numéro vert suivant (0800 00 50 73) spécialement mis en place dans le cadre d’un dispositif de soutien qui est le fruit d’un partenariat entre les Organisations Professionnelles Agricoles du département (ADASEA, FDSEA, JA, Chambre d’Agriculture,  CER France Haute-Loire), la MSA, le Conseil Général et la DDEA.
Jean-Paul Bertrand, directeur de l’ADASEA, organisme chargé de coordonner cette action, nous présente les objectifs et le fonctionnement de ce nouveau dispositif.
Ces derniers temps, les exploitations agricoles du département doivent faire face à une crise agricole qui frappe durement l’ensemble des productions ; certains agriculteurs voient les problèmes (économiques, sociaux, techniques, administratifs, juridiques) s’accumuler et finir par nuire gravement au fonctionnement de leur exploitation.

Des difficultés complexes qui demandent des compétences multiples

Or «la complexité des problèmes qui se posent à l’heure actuelle sur les exploitations nécessite l’action d’équipes pluridisciplinaires et demande des compétences qu’aucune OPA, collectivité locale chargée de l’insertion ou la MSA, seule ne peut avoir. Nous devons donc travailler ensemble» a expliqué Jean-Paul Bertrand.
Le dispositif démarre avec l’appel du numéro vert par l’agriculteur ; sans appel de sa part, aucune aide ne lui sera apportée car le dispositif nécessite une participation active de la personne en difficulté.
Le soutien apporté aux agriculteurs en difficulté ne sera pas financier. Il s’agit plutôt «d’écouter les agriculteurs qui en font la démarche et d’identifier les sources du problèmes. Ensuite, selon les cas, nous proposons à l’agriculteur un plan d’amélioration conçu en collaboration avec les OPA, dans lequel les techniciens des OPA interviendront.

Optimiser les revenus de l’agriculteur

Le plan d’amélioration, signé par l’agriculteur, intervient au travers «d’actions concrètes qui visent à aider l’agriculteur à optimiser ses revenus en améliorant par exemple ses conditions de production, en reconsidérant ses investissements, en optimisant les droits que peuvent percevoir les agriculteurs, en les aidant à éviter les soucis en cas de contrôles ou encore en éliminant les vaches improductives… Ce plan sera assorti d’une procédure de suivi par le biais de 2 visites au maximum par an du technicien afin de constater les réalisations et ajuster le plan d’amélioration si nécessaire».
Refusant de tomber dans l’assistanat, l’ensemble des partenaires qui ont mis en place ce dispositif ont limité la durée du plan d’amélioration à un an renouvelable une fois.
Si l’agriculteur le souhaite, il pourra faire appel aux services d’une nouvelle structure initiée par la FDSEA «Avenir 43» ; cette association de bénévoles sera là pour aider l’agriculteur en difficulté dans la réalisation des objectifs du plan. «Le bénévole répondra aux demandes de l’agriculteur par téléphone ou bien au gré d’une visite et pourra aussi être présent à l’occasion des visites du technicien» souligne Jean-Paul Bertrand.

Ouvert à tous les agriculteurs en difficulté

Le numéro vert est ouvert à tous les agriculteurs en difficulté. Toutefois, chaque appel ne donnera pas forcément lieu à l’enclenchement de la procédure (diagnostic, plan d’amélioration) ; les dossiers à dominante sociale seront dirigés vers les services sociaux plus à même de les aider.
Le dispositif s’adresse à des agriculteurs volontaires dont l’entreprise dispose d’un minimum de potentiel économique et est réservé aux agriculteurs assujettis à la MSA ; «Nous ne pouvons travailler avec les cotisants solidaires qui relèvent directement des services sociaux» indique le directeur de l’ADASEA.

Véronique Gruber

Numéro gratuit

Gratuit, le numéro vert 0800 00 50 73 est accessible de 8h30 à 12h et de 14h à 17h. Une secrétaire de l’ADASEA assure l’accueil téléphonique et transfère les appels vers les techniciens spécialisés : Jean-François Bonnefoy et Jean-Paul Bertrand.
Ces derniers sont chargés de déterminer si le dispositif de soutien peut s’apliquer ou bien si la personne est dirigée vers les services sociaux de la MSA ou du Conseil Général.

 

Gilbert Guignand, président FDSEA.
Gilbert Guignand, président FDSEA. - © HLP

Gilbert Guignand, président de la FDSEA :

«Sur le terrain, nous avons senti que certaines exploitations
avaient un réel besoin d’aide»

Pourquoi avoir mis en place un tel dispositif de soutien aux agriculteurs en difficultés ?
Aujourd’hui, la situation économique des exploitations agricoles du département est de plus en plus difficile. Les agriculteurs qui doivent faire face à des problèmes financiers, techniques ou sociaux ont souvent tendance à s’isoler ; or, sans aucun échange, que ce soit avec une personne extérieure ou bien une structure, la situation risque de s’aggraver.
Ce dispositif vise à coordonner l’intervention des différentes structures qui seront amenées à intervenir dans les domaines économique, technique, administratif et social sur les exploitations qui en font la demande. Rappelons que ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui déclenchent la démarche de soutien en composant le numéro vert.

Quelle personne ou quelle structure se trouve à l’origine de ce dispositif de soutien aux agriculteurs en difficulté ?

L’idée émane de la FDSEA ; en effet, sur le terrain nous avons senti que certaines exploitations avaient un réel besoin d’aide.
Durant un an, nous avons travaillé sur ce sujet en nous inspirant notamment de démarches similaires mises en place dans d’autres départements.
Pour que le soutien apporté aux agriculteurs soit encore plus efficace et ciblé, la FDSEA a souhaité que d’autres OPA et collectivités locales participent à ce dispositif.

Dans le cadre de ce dispositif, la FDSEA propose les services d’une nouvelle structure «Avenir 43», pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Avenir 43 est une association de bénévoles composés d’agriculteurs, de responsables professionnels agricoles, de retraités agricoles et d’anciens salariés d’OPA ; la mission de ces bénévoles sera d’aider les agriculteurs en difficulté qui le souhaitent dans leur réflexion, dans leurs démarches auprès des banques ou de l’Administration, mais aussi de leur remonter le moral, de les soutenir dans les moments les plus difficiles.
A ce jour, une quinzaine de bénévoles se sont montrés intéressés par Avenir 43 et la liste va certainement s’allonger.

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