La Haute-Loire Paysanne 27 mars 2009 à 15h24 | Par Xavier RIFFARD

Un élevage de 250 truies pour une production annuelle de 3400 porcs charcutiers

L’association pour la promotion du Porc de Haute-Loire a organisé une porte ouverte de l’exploitation de la SCEA du Sedaye à Mazeyrat d’Allier, l'une des plus importantes du département.Les visiteurs ont été agréablement surpris par la qualité des installations et par la propreté des animaux. la SCEA a en efet investi des dans bâtiments fonctionnels qui répondent aux normes de confort des animaux.

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Jean-Claude Tourrette, dans l’une de ses salles d’engraissement. (© HLP) Porcelets dans la nurserie. Maurice Imbert et les éleveurs expliquent les étapes d’élevage. Maurice Imbert et les éleveurs expliquent les étapes d’élevage. Dans la salle bloc saillies, un verrat détecte les truies en chaleur.

Dans le cadre de la démar-che «Porc de Haute-Loire», l’association a organisé lundi 23 mars une visite de l’exploitation porcine de la SCEA du Sedaye à Mazeyrat d’Allier, qui est l’une des plus importantes de la Haute-Loire. Directeurs de GMS, syndicat des bouchers, salaisonniers,  éleveurs, DDEA, Chambre d’agriculture… étaient donc invités à découvrir ou redécouvrir les spécificités de l’élevage porcin du département. Le président de l’association Maurice Imbert, a démarré la visite en rappelant aux invités l’enjeu de la démarche «porc de Haute-Loire» qui est de valoriser la production locale.

Un développement régulier

Au début des années 70, faute d’hectares, la famille Tourrette s’est installée en production porcine. Au fil des années, l’exploitation s’est développée en passant d’un atelier «engraisseur» à un atelier «naisseur-engraisseur». Pour ce faire, la famille Tourrette a construit de nouveaux bâtiments qui sont répartis sur 2 sites : au Treuil pour la partie bloc saillie, gestation, maternité et au Sedaye pour le post sevrage et l’engraissement.
En 2003, le Gaec a modifié sa raison sociale en SCEA du Sedaye. Jean-Claude Tourrette et son épouse Annick sont associés. Ils emploient un salarié Marc Vedrines et utilisent les services d’un agent de remplacement du Gedra Thierry Bordes.
Au cours de la visite, les directeurs de GMS et M. Thioulouse, président du syndicat des bouchers de la Haute-Loire, ont été agréablement surpris par la qualité des installations et par la propreté des animaux.
La SCEA a en effet investi dans des bâtiments fonctionnels qui répondent au confort des animaux et du travail.

De la naissance à l’engraissement

Sur l’exploitation, les membres de l’association «Porc de Haute-Loire» ont pu voir toutes les étapes de l’élevage porcin. En premier lieu, le bâtiment bloc saillie. Un verrat est présent dans la salle pour détecter les truies en chaleur. Elles sont inséminées 3 fois avant d’être transférées dans le bâtiment «gestation». La durée de gestation est de 3 mois, 3 semaines, 3 jours. Le nettoyage est quotidien. La gestion de l’alimentation est informatisée. 5 jours avant la mise bas, les truies rentrent à la maternité.
Par mesure de prévention, les truies gestantes sont vaccinées. chaque salle mesure 64 m2 pour 8 truies : chauffage, éclairage, tapis et désinfection de l’aire de couchage assurent le confort et la santé des nouveaux nés.
Les truies mettent bas et allaitent leur dizaine de porcelets pendant 28 jours. Pendant ce mois d’allaitement, une truie peut perdre jusqu’à 25 kg soit 10 % de son poids vif.
Thierry Bordes a expliqué, qu’après 8 mises bas,  les truies sont réformées. Les cochettes de renouvellement sont sélectionnées (en fonction des mamelles, aplombs, morphologie... ) et élevées sur l’exploitation.
À 28 jours, les porcelets sont transférés sur le site du Sedaye pour être engraissés.
Dans la nurserie, les porcelets sont nourris 18 jours aux céréales auxquelles est ajouté un complément lacté.
Ensuite, débute la phase du post sevrage qui dure 21 jours. Le tourteau de soja est introduit dans l’alimentation.
Enfin, dernière étape, les porcs sont engraissés durant 112 j avec une alimentation composée à 78% de céréales. À 6 mois, un porc charcutier pèse 115 kg vif et produira une carcasse de 92 kg. Durant sa croissance, l’animal consomme 280 kg d’aliment dont 240 kg de céréales.
Les porcs charcutiers sont ensuite abattus au Puy, à Yssingeaux et à Langogne.
Jean-Claude Tourrette a ajouté que la SCEA utilisait annuellement 960 t de céréales, 300 t de soja/colza et 30 t de complémentaire pour nourrir 250 truies, 1700 porcelets vendus à 25 kg et les 3400 porcs charcutiers.  Il faut signaler que l’aliment est fabriqué à la ferme.
Autre point important, la SCEA gère son lisier pour respecter son environnement et ses voisins. La porcherie produit 4000 m3 par an de lisier qui est épandu en respectant un plan d’épandage sur environ 300 ha. Ce lisier est un fertilisant organique qui contient environ 3 unités d’azote, 3 unités de phosphore et 3 unités de potasse au m3 soit l’équivalent de 20 kg d’engrais complet.

Etapes

Maternité : 28 jours / 1 à 8 kg
Nurserie : 17 jours / le poids passe de 8 à 16 kg
Post sevrage : 21 jours / le poids passe de 16 à 25 kg
Engraissement : 112 jours / le poids passe de 25 à 115 kg.
En tout, 1 porc charcutier passe 6 mois sur l’exploitation pour atteindre le poids de 115 kg vif

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