La Haute-Loire Paysanne 18 février 2015 à 08h00 | Par Véronique GRUBER

Sanitaire : Pour des services ambitieux dans le développement de la prévention sanitaire

Le groupement de défense sanitaire de Haute-Loire était en assemblée générale le 13 février à Blavozy. Le point sur la santé des élevages du département.

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Le GDS Haute-Loire a fait salle comble à Blavozy à l’occasion de son assemblée générale.
Le GDS Haute-Loire a fait salle comble à Blavozy à l’occasion de son assemblée générale. - © HLP

Cette année, le GDS Haute-Loire ne s’est pas associé à Codélia et à Haute-Loire Conseil Elevage pour organiser leur traditionnelle assemblée générale commune. Comme l’a expliqué le président Thierry Ravel, «il n’y a aucune tension entre le GDS et ces deux organismes mais nous avions simplement besoin d’un peu plus de temps durant notre assemblée générale». En effet, en plus de l’assemblée générale ordinaire, le GDS avait programmé une assemblée générale extraordinaire dans le but de simplifier l’administration du GDS (voir encadré).
Le directeur du GDS Haute-Loire, Julien Bachellerie, a dressé le bilan des activités du groupement en 2014. 
L’organisme qui compte 3409 détenteurs dont 2004 éleveurs professionnels enregistre une perte régulière du nombre de ses adhérents (entre 50 et 100 par an) en lien avec l’évolution générale de la démographie des agriculteurs. Le GDS assure le suivi sanitaire de 2951 élevages bovins, 694 élevages ovins, 355 élevages caprins et de porcins (53 maternités, 65 engraisseurs).
Les responsables du GDS ont fait le point sur l’évolution des maladies réglementées en Haute-Loire(1). «Le GDS finance les prophylaxies de ces maladies. 49% des cotisations des éleveurs sont consacrées à la surveillance de ces maladies via le système de tiers payant» indique Julien Bachellerie qui ne relève aucun fait exceptionnel en la matière en 2014.  Si quelques alertes ont été relevés dans l’année, aucun foyer proprement dit n’a été recensé.
En matière d’IBR, le GDS vise l’éradication à moyen terme et la situation sanitaire semble évoluer dans le bon sens pour cette maladie. Notons que les deux tiers des bovins et 50 % des troupeaux sont certifiés IBR.
Le GDS a également en charge le contrôle de l’IBR, de la BVD et de la paratuberculose, lors de l’introduction de bovins dans les cheptels. Or, ce contrôle s’avère nécessaire en particulier pour la BVD avec un taux de bovins infectés de 1,6%.

Explosion du parage
Le bilan d’activités des services à l’élevage et des missions techniques assurées par le GDS est marqué par une forte progression du parage des bovins avec 628 chantiers en 2013-2014 (soit 20232 bovins concernés) ;  un service assuré par trois techniciens à temps plein.
95 élevages ont fait appel au GDS pour la désinfection ou le blanchiment des bâtiments d’élevage.
Le GDS propose aux éleveurs une large palette d’outils pour piloter la santé des animaux tels que le kit avortements répétés développé en 2014 (protocole proposé en partenariat avec les vétérinaires et le laboratoire départemental), les évaluations parasitaires (pour ajuster au mieux ses traitements) et immunitaires, les évaluations de la qualité de l’eau d’abreuvement, des audits d’élevage, évaluation immunitaire des veaux et des colostrums, formations techniques...
Julien Bachellerie a souligné quel-ques nouveautés, telles que le dépistage de la BVD via un prélèvement par cartilage (654 bovins dépistés) ou encore l’action gale ovine (maladie en recrudescence et sous surveillance).
Dans son rapport d’orientation, le président Thierry Ravel a tenu à signaler que «le GDS ne deviendra jamais le substitut des services de l’État et des services vétérinaires». Quant aux services aux éleveurs, «ils devront être ambitieux dans le développement de la prévention sanitaire.»


Véronique Gruber


(1) Tuberculose, Brucellose, Leucose, Tremblante, Aujesky, SDRP, Varron, IBR, NHI et SHV (pour l’aquaculture).

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