La Haute-Loire Paysanne 30 mars 2016 à 08h00 | Par Véronique Gruber

Ressource bois : Gérer et valoriser les bois bocagers de son exploitation agricole

La valorisation agricole du bois bocager était au coeur d’une demi-journée proposée aux agriculteurs et forestiers du secteur de St Christophe sur Dolaizon.

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Agriculteurs et forestiers du secteur de St Christophe/Dolaizon sont venus s’informer 
sur la gestion du bois bocager.
Agriculteurs et forestiers du secteur de St Christophe/Dolaizon sont venus s’informer sur la gestion du bois bocager. - © HLP

Les exploitations agricoles détiennent un potentiel de bois généralement conséquent, que cela soit sous la forme de haies, d’arbres isolés, de bosquets ou d’arbres alignés. Alors pourquoi ne pas les valoriser sous la forme de litière, de fumier ou de bois énergie ?
Le 21 mars, le Département de la Haute-Loire et la DREAL Auvergne en partenariat avec la Mission haies Auvergne, la FDCUMA et la Cuma des deux Rochers organisaient une après-midi sur la valorisation du bois bocager. Cette réunion, proposée dans le cadre de la procédure d’aménagement foncier conduite sur la commune de St Christophe/Dolaizon en lien avec le chantier du contounement du Puy, visait à sensibiliser les professionnels concernés à l’intérêt des haies.

Méconnu et sous-valorisé
« Le bois agricole, il y en a dans toutes les exploitations ; il est souvent méconnu et sous-valorisé » a expliqué Sylvie Monier de Mission Haies Auvergne.
Cette ressource présente une utilité sur le plan agricole : que ce soit au niveau de la protection des troupeaux (vent, ombre) et des cultures (amélioration des rendements). Ces bois jouent aussi un rôle dans la protection du bâti, dans la limitation de l’érosion des sols et le développement des auxiliaires des cultures. Sylvie Monier a souligné l’intérêt des haies dans la lutte auxiliaire (via les hermines) contre les rats taupiers et leur rôle de pare-neige.
En terme de production de biomasse, il faut distinguer l’arbre bocager, dont la biomasse se trouve dans les branches, de l’arbre forestier, dont la biomasse se situe dans le tronc.
Une fois les branches séchées au champ durant 3 semaines, la récolte peut se faire à l’aide d’outils tels que des lamiers à scie, des cisailles, des pinces ou des grappins.
Le 21 mars, un outil innovant était en démonstration sur un chantier de déchiquetage pour la production de plaquettes, le Couptéor, une tronçonneuse hydraulique montée sur un bras de télescopique ou  sur une pelleteuse.

Parlons coût
Sylvie Monier a livré quelques repères en terme de coût.
« Le coût de production d’un MAP (mètre cube de plaquettes) est de 12 à 22 e/MAP (coût moyen sur l’Auvergne). Le coût de commercialisation du bois énergie est compris entre 21 et 25e/MAP » indique-t-elle.
Concernant le coût des itinéraires techniques (récolte et déchiquetage), pour un linéaire de haie de 200 m et un volume de plaquettes produit de 120 m3, le coût total du m3 de plaquettes s’élève à 16,06 e dans un itinéraire classique (non mécanisé) et à 14,15e dans un itinéraire mécanisé avec le Couptéor.
Les plaquettes ainsi produites peuvent être utilisées sur l’exploitation agricole pour le chauffage, comme litière ou encore comme fumier. (voir article ci-dessous).


Véronique Gruber

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