La Haute-Loire Paysanne 30 novembre 2016 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Rendez-vous : FDSEA et JA organisent une Journée Bio vendredi 9 décembre à Brioude-Bonnefont

Le groupe «Bio» FDSEA et JA organise une journée à l’attention des agricultrices et agriculteurs en agriculture biologique, en conversion ou en phase de réflexion.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Émilien Piroux est co-président de la section «Bio» FDSEA/JA avec Gérard Chantel.
Émilien Piroux est co-président de la section «Bio» FDSEA/JA avec Gérard Chantel. - © HLP

La «Journée Bio» organisée par la section bio de la FDSEA et des JA de Haute-Loire, vendredi 9 décembre prochain au Lycée de Brioude-Bonnefont, s’adresse aux agricultrices et agriculteurs du réseau syndical qui travaillent en bio, sont en reconversion ou s’interrogent encore.Depuis la naissance de la section départementale en mars 2016, les responsables ont travaillé sur de nombreux dossiers qu’ils ont choisi de présenter lors de ce rendez-vous d’information. Nous avons rencontré Émilien Piroux co-président de ce groupe avec Gérard Chantel, qui nous a expliqué l’objectif d’une telle journée. «Cette journée bio est une réunion d’information destinée aux agricultrices et agriculteurs de notre réseau FDSEA/JA. C’est en réponse à de nombreuses demandes d’adhérents qui souhaitent mieux connaître ce qui existe dans le domaine de la bio : la réglementation, les aides, les organismes d’appui, les filières… que nous avons décidé de mettre en place cette journée».En premier lieu, les responsables professionnels veulent faire connaître la section «Bio» départementale inscrite dans la logique pyramidale du syndicalisme, et donc en lien étroit avec la région et le national. C’est d’ailleurs pour cela que le président national Étienne Gangneron sera un des invités. Il présentera alors toutes les actions conduites par la section de la FNSEA pour aider et défendre l’agriculture biologique et ses agriculteurs.Au plan plus local, les deux vice-président feront également le point sur les missions qu’ils se sont données, en lien avec les filières et les différents organismes qui s’occupent de ce domaine. «Notre section FDSEA/JA est en fait un groupe d’idées, souligne Émilien Piroux, qui vient en appui à la Chambre d’Agriculture».Se faire connaître et expliquer les axes de travail en cours, c’est une première partie. Mais cette journée se veut aussi informative. Les organisateurs, à travers les différentes interventions (voir encadré), veulent apporter des réponses aux nombreuses questions que se posent les agriculteurs au sujet de l’agriculture biologique. «Nous comptons beaucoup de conversions ou de projets de conversion depuis 2 ans et notamment en 2016. Et face à cette évolution, nous nous devons d’informer nos adhérents et de répondre à leurs nombreuses questions» explique le président.


Le Bio, des filières organisées

Cette journée devrait permettre de faire passer plusieurs messages forts auprès de ceux qui choisissent le Bio. «Nous voulons montrer que l’agriculture biologique a toute sa place, mais dans des filières organisées» souligne Émilien Piroux. Jusqu’à récemment, les produits bio étaient souvent commercialisés sur des circuits courts permettant une meilleure valorisation. Face à une demande plus forte des consommateurs d’un côté, et à une augmentation du nombre de producteurs de l’autre, il a fallu et il faut encore, s’organiser.C’est ainsi que des filières se sont développées comme par exemple la filière laitière avec Biolait, Sodiaal, les Éts Gérentes… et ont conduit des producteurs à faire le pas pour passer en bio, profitant par ailleurs des aides bienvenues dans cette période de crise économique et de crise agricole. Mais attention toutefois, les responsables attirent l’attention des candidats à l’agriculture biologique : «on ne se convertit pas à la Bio pour redresser sa situation économique ou seulement pour bénéficier des aides du moment». Si le Bio permet une meilleure valorisation des produits, une bonne  maîtrise technique et agronomique est indispensable pour espérer sortir un revenu de l’exploitation. C’est pourquoi, avant de passer en bio, il est fortement conseillé de se faire accompagner. Des formations sont proposées par différents organismes dans ce sens. Et par ailleurs, Émilien Piroux ajoute : «Ce que nous souhaitons, c’est mettre en place sur le département et au-delà, des filières dynamiques et pérennes».

 

Repas bio

Donc, cette «journée bio», une première pour la section Bio FDSEA/JA s’articule autour de deux objectifs : se faire connaître et sensibiliser. D’où les temps d’échanges prévus tout au long de la journée. Le repas sera aussi l’occasion de mettre la Bio en exergue puisque le lycée a choisi de servir un menu à base de produits issus de l’agriculture biologique aux participants, mais aussi aux élèves qui mangeront à la cantine ce jour-là.Et l’après-midi, les agriculteurs seront invités à se rendre sur la ferme du Chariol, ferme du lycée de Bonnefont, avec ses ateliers ovins et volailles conduits en Bio, ou sur l’atelier de découpe de la Sarl Paysans Bio d’Auvergne ; deux exemples qui serviront de base de discussions autour du Bio.

Suzanne Marion

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Haute Loire Paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui