La Haute-Loire Paysanne 03 mai 2013 à 09h11 | Par FNPL

Prix du lait - La FNPLsouhaite l’application des propositions du médiateur sans délai

Le 26 avril, le médiateur a proposé l’engagement des industriels pour un relèvement immédiat de 25 €/1000 l.

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Prix du lait
Prix du lait - © HLP

Le médiateur vient de formuler ses propositions concernant le prix du lait payé aux producteurs, à l’issue de plusieurs jours de médiation où il a rencontré tous les acteurs de la filière. L’engagement des industriels privés et coopératifs sur un «relèvement immédiat d’au moins 25 €/1000 litres pour le lait collecté à compter du mois d’avril» répond aux
demandes de la FNPL. Ce dispositif se fonde sur « une hausse technique (des produits laitiers) acceptée par la grande distribution».  
La FNPL qui s’est mobilisée depuis de longues semaines avec son réseau voit enfin ses légitimes revendications partagées. L’enjeu est la répercussion de la hausse des coûts de production subie par les éleveurs sur le prix du lait. Le médiateur fait le constat que ce prix d’achat du lait aux éleveurs ne «permet plus aux producteurs de couvrir leurs
charges». 
Le médiateur «considère qu’un consensus peut être obtenu sans délai» sur les modalités de cette hausse du prix du lait. Pour la FNPL, l’engagement que nous demandons aux acteurs de l’aval de la filière conditionne  l’avenir. Il n’est plus possible de tergiverser. 
Les éleveurs laitiers ne comprendraient pas que ce soit leurs clients directs (les transformateurs)  qui «rechignent» à leur rétrocéder ce qu’ils ont perçu «en plus» de leurs propres clients (la distribution) ! L’argument visant à obtenir des hausses effectives de tarifs de la grande distribution s’est fondé sur la nécessaire revalorisation du prix du lait payé aux  producteurs. Personne ne doit l’oublier. La FNPL ne manquera pas de le rappeler à ceux qui ont la mémoire courte !  
Le marché laitier français doit pouvoir fonctionner normalement sans l’action décisive d’un
médiateur. La négociation qui vient de se conclure doit se faire de manière systématique quand le contexte l’exige. C’est une question de bon sens. C’est pourquoi, il faut inclure dans la LME (loi de modernisation de l’économie) un dispositif qui permet, selon des indicateurs pertinents, de prendre en compte la pression des charges liées aux coûts de l’alimentation. La FNPL a fait des propositions dans ce sens au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.


Communiqué de la FNPL

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