La Haute-Loire Paysanne 25 mars 2015 à 08h00 | Par Véronique GRUBER

LAIT DE MONTAGNE : Premières rétributions aux producteurs engagés dans la démarche

L’association des producteurs de lait de montagne a réuni ses adhérents de Haute-Loire le 23mars dernier à Chaspuzac. Bilan d’activité et perspectives d’une démarche qui va de l’avant.

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Une centaine d’adhérents altiligériens de la l’APLM a assisté à cette assemblée générale.
Une centaine d’adhérents altiligériens de la l’APLM a assisté à cette assemblée générale. - © HLP

Le 23 mars, une centaine de producteurs de lait de Haute-Loire adhérents à l’APLM (Association des Producteurs de Lait de montagne) se sont rassemblés à Chaspuzac à l’occasion de l’assemblée générale de leur association. A cette occasion les responsables de la démarche, le président de l’association Dominique Barrau, le secrétaire général Yannick Fialip et les deux chargées de missions de l’APLM, ont dressé le bilan du travail accompli et ont évoqué les perspectives d’avenir. La démarche lancée en 2012 par 4 producteurs et qui détient la marque Mont Lait, est en pleine phase de développement. A ce jour, ce sont 1000 exploitations agricoles situées en zone de montagne, dans 7 départements du Massif-Central, qui se sont engagées dans la démarche. En Haute-Loire, 191 exploitations ont fait le choix de vendre leur lait sous la marque Mont Lait (une marque 100% producteurs), ce qui représente environ 350 producteurs. La spécificité de cette démarche tient au fait que la commercialisation et la promotion du produit sont assurées par les producteurs eux-mêmes via leur association APLM animée par deux chargées de mission, Alice Greffeuille et Jenna Michel. Le bilan d’activité dressé par ces dernières traduit la bonne santé de cette démarche (voir encadré) qui est aujourd’hui en mesure de remettre les premiers retours financiers aux exploitations adhérentes de la démarche.


Retour financier

«Tous les adhérents de l’APLM ont droit à un retour financier en fonction du volume de lait qu’ils ont engagés dans la démarche» explique Jenna Michel. «C’est la première fois que des retours financiers sont remis aux producteurs ; s’ils ne sont pas encore très élevés à ce jour, on pourra compter sur des retours plus importants lorsque les volumes de lait vendus atteindront les 10 millions de litres (contre moins de 2 millions à l’heure actuelle)» a indiqué Yannick Fialip. Le conseil d’administration de l’APLM a par ailleurs décidé de récompenser tous les producteurs qui se sont investis dans l’animation en magasin par le biais d’un forfait par journée d’animation effectuée. En ce qui concerne la commercialisation du lait Mont Lait, le travail conduit par l’association paye. En 2014, 9 nouveaux points de vente ont été gagnés en Haute- Loire, ce qui porte à 12 le nombre de magasins qui commcercialisent le lait Mont Lait. En 2015, l’association entend accroître le nombre de points de vente dans notre département.

De gauche à droite : Alice Greffeuille, Dominique Barrau,
Yannick Fialip et Jenna Michel.
De gauche à droite : Alice Greffeuille, Dominique Barrau, Yannick Fialip et Jenna Michel. - © HLP


Implication des producteurs

Toutefois, comme l’a rappelé Dominique Barrau, «le meilleur moyen d’installer le produit dansun magasin, c’est l’animation producteur ». L’implication de tous les adhérents est une des clés du développement de la marque et les producteurs l’ont bien compris ; en 2014, 238 exploitationssur les 7 départements concernés ont pris part à des animations dans des points de vente. Et pour convaincre les magasins non encore partenaires à proposer du lait Mont Lait dans ses rayons ou pour veiller à la présence régulière du produit, l’APLM a suggeré de s’appuyer sur des partenariats entre magasin et producteurs clients. L’APLM a également fait part de son intention de commercialiser le produit en dehors du territoire du Massif-Central, dans le sudouest (où les ventes ont déjà démarré à Toulouse) et dans le sud-est. Dans les mois qui viennent, la gamme de produits sous marque Mont Lait devrait s’étendre à un beurre et une crème fraîche, deux produits très demandés par les consommateurs.

 

VÉRONIQUE GRUBER


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