La Haute-Loire Paysanne 06 février 2019 à 11h00 | Par Suzanne MARION

L’ODG met le cap sur une communication orientée sur la notoriété de la lentille

L’assemblée généralede l’ODG Lentille Verte du Puys’est déroulée le 1er février à Costaros en présence de l’ensemble des acteurs de la filières.Bilan de la campagne 2018.

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Les producteurs et acteurs de la filière étaient nombreux autour du président Philippe Boyer.
Les producteurs et acteurs de la filière étaient nombreux autour du président Philippe Boyer. - © HLP

«La Lentille Verte du Puy est la seule lentille française à détenir une AOP. On doit savoir en parler !» a indiqué le président de l’ODG Lentille Verte du Puy, Philippe Boyer, lors de l’assemblée générale de l’ODG le 1er février à Costaros. 
Cette remarque montre toute l’importance que l’Organisme accorde à la communication au sein de la commission promotion présidée par Antoine Wassner.
En 2018, l’ODG s’est beaucoup investie dans ce domaine, en participant à des événements habituels tels que le Salon International de l’Agriculture à Paris ou aux fêtes du Roi de l’oiseau au Puy mais aussi, en innovant, en devenant partenaire de l’émission de la chaîne TV M6 “Objectif Top Chef”. Ce concours culinaire a permis de mettre en avant notre légume sec à travers la réalisation d’un petit salé aux lentilles... Une opportunité intéressante que l’ODG a su saisir pour le bien de la Lentille Verte du Puy. «La notoriété est là et il ne faut pas se faire prendre la place !» a lancé Philippe Boyer après la diffusion de quelques images de l’émission devant les nombreux producteurs présents.

La notoriété est là
Si la notoriété est là, le prix est aussi au rendez-vous ! Dans un contexte national de forte production de lentille, la Lentille Verte du Puy (LVP) tire son épingle du jeu. «Sans l’AOP, les cours de notre LVP se seraient effondrés comme celui de la lentille verte de France (qui a atteint 450 €/tonne en 2018 contre 2000 € pour la LVP)» a indiqué Franck Rocher, président de l’ANILS (Association nationale interprofessionnelle des légumes secs).
L’ODG a ensuite dressé un bilan de la récolte 2018 qui porte les traces d’une météo capricieuse. Les excès d’eau du printemps, la longue période de sécheresse qui a suivi et des épisodes de grêle ont affecté la culture dont le rendement moyen atteint 5,5 quintaux/ha. Les surfaces emblavées, en hausse de 100 ha (par rapport à 2017), ont permis d’obtenir au final une production totale d’un peu plus de 21 000 quintaux.
Un volume de production insuffisant pour les conditionneurs qui doivent honorer leurs contrats de vente et éviter les ruptures d’approvisionnement en linéaire.
Du côté des producteurs, «les résultats obtenus par certains d’entre eux (avoisinant les 20qx/ha) nous laissent espérer et nous donnent à penser que le choix des parcelles, par leur exposition, la nature du sol et leur itinéraire technique, est certainement une piste de travail. Dans ce contexte le travail conduit par l’ODG est plus que jamais primordial» a indiqué le président Boyer.
Si les quantités n’étaient pas au rendez-vous, la qualité était quant à elle satisfaisante. «Aucun lot n’a d’ailleurs été déclassé par la commission organoleptique».
L’ODG dispose d’une commission technique très active sur laquelle peuvent s’appuyer les 725 producteurs de l’appellation. Ces derniers bénéficient de conseils techniques diffusés dans les bulletins édités par l’ODG et dans les bulletins de santé du végétal consultables sur le site de la Chambre d’agriculture.
Présidée par Emmanuel Eymard, la commission technique conduit des essais sur les herbicides, les fongicides et expérimente les méthodes alternatives (désherbage mécanique, couverts végétaux, stimulateurs de défense naturelle,...).
En matière d’herbicide, le Sencoral C obtenu par dérogation depuis 2 ans donne des résultats intéressants en post-levée. L’ODG poursuit l’expérimentation sur ce produit et a demandé une reconduction de la dérogation pour 2019.
L’ODG poursuit son expérimentation sur les méthodes alternatives qui donnent des résultats intéressants en particulier pour les couverts végétaux, le faux-semis, le désherbage mécanique et les stimulateurs de défense naturelle.
En terme de maladies, la rouille brune, qui a fait une forte apparition en fin de cycle sur la culture, reste à surveiller.  Mickael Rolland, conseiller chambre d’agriculture mis à disposition de l’ODG préconise «un suivi régulier des parcelles».

Nouveau cahier des charges
Côté ravageurs, la lentille n’a pas subi de fortes attaques. L’ODG note cependant une présence de bruches en progression sur les 2 dernières années.
L’ODG a par ailleurs élaboré un nouveau cahier des charges validé par l’Union Européenne en juillet 2018.  
Si ce dernier n’induit pas de modifications majeures, il prévoit la mise en place du 0% de déchets, d’une déclaration d’identification 15 jours avant le 1er semis pour les nouveaux producteurs et il conserve le fait que l’intégralité des étapes soit réalisée dans la zone de production.

Héritage

«Au delà d’une simple production de légume sec, la Lentille Verte du Puy est le fleuron de notre territoire et un héritage que l’on a reçu de nos prédécesseurs. Un héritage que l’on se doit de conserver et de faire fructifier pour pouvoir le transmettre aux générations futures. 
C’est dans ce sens que je vous engage à continuer à intégrer de la lentille dans vos rotations» : Philippe Boyer président ODG.

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