La Haute-Loire Paysanne 03 novembre 2015 à 08h00 | Par Suzanne MARION

INTERVIEW : «La machine est en marche, retournez au plus tôt votre dossier d’aides d’urgence»

Thierry Cubizolles, secrétaire général de la FDSEA, fait le point sur le Plan d’urgence et invite les éleveurs à se rapprocher des OPA.

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Thierry Cubizolles, secrétaire général de la FDSEA.
Thierry Cubizolles, secrétaire général de la FDSEA. - © HLP

Année blanche, consolidation ou restructuration de la dette, prêt court terme à 0,9 %, Fonds d'allègement des charges... Comment les éleveurs peuvent faire le choix de la ou les mesure(s) la (les) plus intéressante(s) pour eux dans ce «panier» de mesures ? Idem pour les cotisations sociales...

Thierry Cubizolles, secrétaire général de la FDSEA : Grâce à notre mobilisation, nous avons obtenu ce Plan d’urgence du gouvernement, avec plusieurs mesures qui devraient apporter un bol d’oxygène sur les trésoreries. Sans nos actions - les actions de la FNSEA et des JA - on n’aurait rien eu. Aujourd’hui, ce Plan d’urgence est en phase de mise en oeuvre. Il revient à chaque agriculteur de savoir s’il est ou non éligible à ces mesures en fonction des critères d’entrée (NDLR : voir détail en page 04). Notons que la Direction Départementale des Territoires a envoyé un courrier dans les exploitations permettant ainsi de cibler les mesures auxquelles les éleveurs peuvent prétendre. Tous les agriculteurs ayant plus de 18 ha ou plus de 10 UGB ont reçu ce courrier. J’invite ces agriculteurs à retourner au plus tôt ce courrier pour que l’on puisse rapidement évaluer les besoins exprimés, et pour que les dossiers avancent vite. Même si cela paraît complexe, retournez votre dossier au plus tôt.


Les éleveurs peuvent-il compter sur un accompagnement pour les aider à s'y retrouver en fonction de leur situation propre ? Comment doivent-ils procéder ?

T.C. : Bien sûr un accompagnement est prévu. D’abord notre réseau FDSEA et JA est là pour apporter un appui et des réponses aux questions de ses adhérents. Par ailleurs la cellule d’urgence réunit l’administration, la Chambre d’Agriculture, les syndicats agricoles, CERFRANCE, et l’ensemble des organismes ou structures concernées (Banques, MSA…). Tous ces partenaires sont aussi prêts à aider les agriculteurs dans leur réflexion et dans leur choix, notamment les conseillers de gestion à même de bien connaître la situation économique de chaque exploitation. Chambre d’Agriculture, DDT et CERFRANCE tiennent des permanences hebdomadaires à Brioude, Yssingeaux et Le Puy. Nous, FDSEA et JA, allons organiser, courant novembre, des réunions dans les cantons pour expliquer ce Plan d’urgence et toutes ses mesures.


Pensez-vous que tous les agriculteurs de Haute-Loire pourront prétendre à une ou plusieurs mesures de ce Plan ?

T.C. : Ces mesures ne sont qu’une solution à court terme pour permettre de soulager les trésoreries, pour cette année particulièrement compliquée. Tous les agriculteurs de Haute-Loire n’auront pas accès à toutes les mesures, mais s’ils sont éleveurs, ont plus de 18 ha ou plus de 10 UGB et présentent un taux d’endettement, ils peuvent prétendre à une ou plusieurs mesures d’aide. Soulignons aussi que face à la situation, la profession a voulu cibler davantage les jeunes agriculteurs et les investisseurs, s’appuyant donc sur des critères économiques et familiaux. Par ailleurs, il existe également des mesures sociales et fiscales qu’il est intéressant d’étudier. Le Plan d’urgence est maintenant quasi calé. Toutes les mesures ont été étudiées. Il revient à chaque exploitant de retourner sa demande auprès de l’admi nistration pour faire avancer la machine…


En tant que responsable FDSEA ou JA, êtes-vous satisfait de la mise en place des mesures annoncées dans le cadre de ce Plan d’urgence ?

T.C. : Je le répète, sans nos actions, on n’aurait pas eu ce Plan d’urgence. Alors même si on n’est pas complètement satisfait, ces aides sont importantes pour consolider nos trésoreries. Mais notre combat sur les prix continue. On reste mobilisés. Nos actions commencent à porter leurs fruits. La plus-value locale, le manger français sont des notions qui ont trouvé un écho, notamment à travers la publicité de la Grande distribution. C’est un premier pas… On ne baisse pas les bras. Je profite de cet entretien pour inviter les responsables du réseau FDSEA/JA, délegués cantonaux et responsables communaux à venir au Conseil Fédéral le 20 novembre prochain à St Paulien pour échanger sur ce Plan d’urgence, sur la conjoncture et sur tous les sujets qui concernent le monde agricole.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR SUZANNE MARION


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