La Haute-Loire Paysanne 27 mars 2019 à 14h00 | Par Véronique Gruber

“Il nous faut un métier qui rémunère et qui soit reconnu”

Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, en charge du dossier Communication, était l'invité national du Congrès de la FDSEA

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Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, était l’invité de la FDSEA.
Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, était l’invité de la FDSEA. - © HLP

Pour son 73e congrès, la FDSEA avait invité Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA en charge du dossier communication à la FNSEA.
Il a démarré son intervention en rappelant la victoire du syndicalisme majoritaire aux élections Chambre d’agriculture. «On a gagné ; on peut tous en être fiers !» Une victoire grâce à la force des deux syndicats JA et FDSEA réunis.

Etre rémunéré et être reconnu
Selon lui l’équilibre des exploitations agricoles repose sur 2 piliers : être rémunéré et être reconnu.
«Un métier qui ne rémunère plus ces hommes est un métier en danger» a-t-il lancé avant d’ajouter cette volonté portée par la FNSEA depuis longtemps de permettre aux agriculteurs de gagner leur vie par les prix.
Dans ce domaine, la profession a fait un pas en avant avec les EGA, «un dossier sur lequel on a l’obligation que cela fonctionne. La loi est votée. On a un code de la route des prix de l’alimentation et à présent on attend le retour aux producteurs. La DGCCRF va devoir faire appliquer la loi. Il revient aussi à chacun de nous, dans nos OP, d’avoir recours à la loi».

Une PAC commune
L’avenir de nos exploitations passera aussi par une PAC commune, pour éviter les distorsions de concurrence entre pays européens.
Les agriculteurs doivent aussi être reconnus dans leur métier. «Alors qu’une minorité oeuvre pour faire avancer sa cause (véganisme, anti-spécistes...), nous, agriculteurs, avons besoin de montrer tout ce que l’agriculture apporte. On a été trop longtemps silencieux en laissant parler d’autres de notre métier».

Prendre la parole
Pour Luc Smessaert, la solution est simple : «Un fossé s’est creusé entre le monde agricole et nos voisins. Aussi, il revient à chaque agriculteur de prendre la parole dans sa famille, au sein de son village (dans les conseils municipaux), dans les réseaux sociaux, sur You Tube... pour expliquer comment ils produisent».
Il a par ailleurs invité les agriculteurs à se servir des outils déjà en place depuis de nombreuses années comme les fermes ouvertes.
Pour le responsable professionnel, aujourd’hui, l’enjeu c’est le renouvellement des générations d’agriculteurs et le maintient de notre agriculture familiale.
À la fin de son intervention, Luc Smessaert a eu une pensée pour les délégués communaux : «Il sont la force de notre réseau, la courroie de distribution indispensable».

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