La Haute-Loire Paysanne 18 octobre 2012 à 10h02 | Par Véronique GRUBER

Fin Gras du Mezenc - Production et prix à la hausse en 2012

L’association et la Maison du Fin Gras du Mézenc étaient en assemblées générales le 8 octobre dernier à Freycenet Lacuche. Le bilan est plutôt positif pour cette saison 2012 pour la production, mais la Maison du Fin Gras a connu une baisse de fréquentation.

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2012, une bonne année pour le Fin Gras du Mézenc.
2012, une bonne année pour le Fin Gras du Mézenc. - © HLP

Lundi 8 octobre, l’association et la Maison du Fin Gras du Mézenc avaient donné rendez-vous à leurs adhérents dans la salle polyvalente de Freycenet-Lacuche où se déroulaient les assemblées générales des deux structures.
La viande AOC Fin Gras du Mézenc se porte très bien, c’est ce qu’il ressort du bilan d’activité de l’association Fin Gras du Mézenc pour la saison 2012.
«2012 a été marquée par une augmentation de la production et des prix. Nos débouchés, de plus en plus nombreux, valorisent notre viande. C’est très encourageant» a indiqué le président de l’association, Bernard Bonnefoy.
Cette année, 573 animaux ont été commercialisés sous Appellation d’Origine Contrôlée, ce qui représente une progression de 23% par rapport à 2011 avec 107 animaux supplémentaires. Pour la filière Fin Gras, qui n’avait jamais connu une telle progression d’une saison à l’autre, cette évolution est «le résultat le plus visible des efforts de promotion et de communication qu’elle réalise chaque année». Par ailleurs, «la bonne marche de la commercialisation qui s’est traduite en 2011 par un manque d’animaux en fin de saison a incontestablement incité les exploitations à augmenter la production. D’autre part, de nouvelles exploitations sont entrées en production».
Côté prix de vente, le Fin Gras du Mézenc s’est vendu plus cher en 2012. La moyenne des prix de vente (prix payé à l’éleveur) des animaux Fin Gras est de 4,74 euros par kg carcasse (soit 31,11 F), contre 4,61 euros en 2011 (soit 30,24 F).
Les cours nationaux de la viande bovine étant en augmentation durant le premier trimestre 2012, ceux du Fin Gras du Mézenc ont donc suivi la tendance à la hausse du marché.
Malgré cette hausse générale des cotations nationales qui tend à resserrer l’écart de prix entre les animaux Fin Gras et les autres, les bêtes sous AOC se vendent toujours à des prix plus élevés (+20% à +25%).
Concernant la commercialisation et la distribution, 43 boucheries se sont engagées à vendre de la viande Fin Gras du Mézenc durant toute la saison 2012 et 12 se sont déclarées comme distributeurs occasionnels.
26 restaurateurs s’investissent également dans la filière ; ils constituent des relais auprès de leur clientèle et représentent des débouchés non négligeables pour cette viande AOC.
Même si tous les clignotants sont au vert pour cette filière, Bernard Bonnefoy reste vigilant sur quelques points précis : «le manque de bovins viande sur le marché peut nuire à l’écart de prix entre les animaux standards et ceux de qualité». Il garde aussi un regard attentif aux décisions qui vont être prises dans le cadre de la nouvelle PAC sur la prime vache allaitante (PMTVA).

Cultiver l’esprit «Fin Gras»
Bernard Bonnefoy a encouragé  les producteurs de la zone de l’appellation (soit 82 exploitations)  à maintenir leur niveau de production. «Il faut aussi cultiver l’esprit «Fin Gras», rester souder et singulier» a-t-il ajouté.
L’association a fait le point sur deux dossiers en cours : la procédure AOP (qui devrait aboutir avec l’enregistrement en AOP début janvier 2013) et la préparation d’un nouveau contrat avec les conseils régionaux Auvergne et Rhône-Alpes. La filière va bénéficier,  jusqu’en 2016, d’un accompagnement financier via la signature d’un CROQ (Contrat régional d’objectifs de filière sous signe d’identification de la qualité et de l’origine) avec la région Auvergne et d’un second PIDA (Programme Intégré de Développement Agricole) avec la région Rhône-Alpes.on et la Maison du Fin Gras du Mézenc avaient donné rendez-vous à leurs adhérents dans la salle polyvalente de Freycenet-Lacuche où se déroulaient les assemblées générales des deux structures.
La viande AOC Fin Gras du Mézenc se porte très bien, c’est ce qu’il ressort du bilan d’activité de l’association Fin Gras du Mézenc pour la saison 2012.
«2012 a été marquée par une augmentation de la production et des prix. Nos débouchés, de plus en plus nombreux, valorisent notre viande. C’est très encourageant» a indiqué le président de l’association, Bernard Bonnefoy.
Cette année, 573 animaux ont été commercialisés sous Appellation d’Origine Contrôlée, ce qui représente une progression de 23% par rapport à 2011 avec 107 animaux supplémentaires. Pour la filière Fin Gras, qui n’avait jamais connu une telle progression d’une saison à l’autre, cette évolution est «le résultat le plus visible des efforts de promotion et de communication qu’elle réalise chaque année». Par ailleurs, «la bonne marche de la commercialisation qui s’est traduite en 2011 par un manque d’animaux en fin de saison a incontestablement incité les exploitations à augmenter la production. D’autre part, de nouvelles exploitations sont entrées en production».
Côté prix de vente, le Fin Gras du Mézenc s’est vendu plus cher en 2012. La moyenne des prix de vente (prix payé à l’éleveur) des animaux Fin Gras est de 4,74 euros par kg carcasse (soit 31,11 F), contre 4,61 euros en 2011 (soit 30,24 F).
Les cours nationaux de la viande bovine étant en augmentation durant le premier trimestre 2012, ceux du Fin Gras du Mézenc ont donc suivi la tendance à la hausse du marché.
Malgré cette hausse générale des cotations nationales qui tend à resserrer l’écart de prix entre les animaux Fin Gras et les autres, les bêtes sous AOC se vendent toujours à des prix plus élevés (+20% à +25%).
Concernant la commercialisation et la distribution, 43 boucheries se sont engagées à vendre de la viande Fin Gras du Mézenc durant toute la saison 2012 et 12 se sont déclarées comme distributeurs occasionnels.
26 restaurateurs s’investissent également dans la filière ; ils constituent des relais auprès de leur clientèle et représentent des débouchés non négligeables pour cette viande AOC.
Même si tous les clignotants sont au vert pour cette filière, Bernard Bonnefoy reste vigilant sur quelques points précis : «le manque de bovins viande sur le marché peut nuire à l’écart de prix entre les animaux standards et ceux de qualité». Il garde aussi un regard attentif aux décisions qui vont être prises dans le cadre de la nouvelle PAC sur la prime vache allaitante (PMTVA).

Cultiver l’esprit «Fin Gras»
Bernard Bonnefoy a encouragé  les producteurs de la zone de l’appellation (soit 82 exploitations)  à maintenir leur niveau de production. «Il faut aussi cultiver l’esprit «Fin Gras», rester souder et singulier» a-t-il ajouté.
L’association a fait le point sur deux dossiers en cours : la procédure AOP (qui devrait aboutir avec l’enregistrement en AOP début janvier 2013) et la préparation d’un nouveau contrat avec les conseils régionaux Auvergne et Rhône-Alpes. La filière va bénéficier,  jusqu’en 2016, d’un accompagnement financier via la signature d’un CROQ (Contrat régional d’objectifs de filière sous signe d’identification de la qualité et de l’origine) avec la région Auvergne et d’un second PIDA (Programme Intégré de Développement Agricole) avec la région Rhône-Alpes.

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2012, année difficile pour la Maison du Fin Gras

L’association de la Maison du Fin Gras dressait elle aussi le bilan de ses activités à Freycenet-Lacuche.
«2012 n’est pas une bonne année pour la maison du Fin Gras» a  indiqué la  présidente de l’association, Roselyne Chapelle. En 2011, 4341 personnes ont franchi les portes de la Maison du Fin Gras et ont participé aux diverses animations extérieures. A ce jour, ils n’ont été que 2800.
Une mauvaise année qui a eu des répercussions négatives sur les finances de la structure.
Pour aider la maison du Fin Gras à se sortir de cette mauvaise passe, Odette Arnaud, le maire de Chaudeyrolles où se trouve installée la Maison du Fin Gras, propose que chacun apporte sa pierre à l’édifice, les éleveurs comme les communes de la zone de l’appellation.
Du côté des éleveurs, c’est chose faite puisque Bernard Bonnefoy a annoncé l’adhésion de tous les  producteurs de Fin Gras à la Maison du Fin Gras.
La Maison du Fin Gras, qui compte 32 adhérents, propose des activités d’accueil et d’informations, la visite du musée, une boutique (vente de produits du terroir, commande auprès des producteurs…). Elle organise des animations ponctuelles sur des thèmes en lien avec l’agriculture et des interventions extérieures sur le thème du Fin Gras et assure la gestion du site internet www.aoc-fin-gras-du-mezenc.com.

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