La Haute-Loire Paysanne 20 novembre 2014 à 08h00 | Par Véronique GRUBER

FDSEA : La mobilisation de la profession agricole paye..., les dossiers avancent

Les responsables professionnels de la FDSEA étaient en conseil fédéral le 14 novembre dernier à St Paulien.Une matinée riche en échanges et en débats sur l’actualité agricole.

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Les responsables du réseau FDSEA se sont réunis à St Paulien.
Les responsables du réseau FDSEA se sont réunis à St Paulien. - © HLP

Les responsables professionnels de la FDSEA de Haute-Loire (présidents de syndicats, représentants de communes, délégués cantonaux, membres du conseil d’administration) étaient réunis en conseil fédéral le 14 novembre à Saint-Paulien. Ce temps fort dans la vie du réseau syndical fut centré sur trois principaux dossiers d’actualité : les contraintes environnementales et les zones vulnérables ; la prédation du loup ; la conjoncture économique et la défense des prix des produits agricoles.
«Les agriculteurs en ont assez des contraintes et de la frénésie de réglementations qui est en train d’étouffer littéralement et particulièrement l’agriculture française» a indiqué l’invité de la FDSEA Patrick Bénézit, président de la FRSEA Massif-Central et membre du bureau de la FNSEA.
En matière de contraintes, le projet d’extension des zones vulnérables mobilise le réseau FDSEA-JA depuis plusieurs semaines ; manifestations, sensibilisation des élus, blocage d’une station d’épuration..., la  FDSEA refuse en bloc le classement des 37 communes en Haute-Loire.
Sur ce dossier, le syndicat peut compter sur l’appui de la Chambre d’agriculture ; «Nous avons fait analyser l’eau des cours d’eau concernés par les zones vulnérables. Les résultats d’analyses confirment que l’agriculture ne pollue pas (Ndlr : pollution aux nitrates) et qu’il existe d’autres sources de pollution telles que les stations d’épuration» a expliqué son président, Laurent Duplomb. L’ensemble de ces résultats sera prochainement transmis à l’administration et au gouvernement, a-t-il indiqué.
La mobilisation massive de la profession agricole commence à payer.

Zones vulnérables : le dossier avance
«la FDSEA-JA a obtenu le soutien des élus (maires, conseillers généraux et régionaux), et a rencontré le préfet coordonnateur de bassin, les ministères de l’agriculture et de l’écologie. Le président de la FNSEA a rencontré le délégué à l’environnement européen. Le ministère de l’écologie évoque à présent la possibilité de revoir le zonage..., le dossier avance ; il y a une ouverture et notre position reste inchangée ; nous refusons tout classement en zones vulnérables» a indiqué Yannick Fialip, président de la FDSEA, qui a demandé à son réseau de rester mobilisé sur ce dossier.
La législation en matière de bien-être animal a été montrée du doigt.
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) a  récemment annoncé sa volonté de remettre à plat les normes du bien-être animal. Pour Yannick Fialip, «le rapport avec l’animal est en train de changer dans les villes. Les agriculteurs s’occupent au quotidien de leurs animaux et la société n’en n’est même pas consciente ! De nos jours, on en arrive à mieux soigner les animaux que les hommes».
Les contraintes liées à l’apprentissage pèsent si lourdement sur les exploitations que les maîtres de stage se font de plus en plus rares. «Pourtant l’apprentissage est une solution qui permet de renouveler les générations d’agriculteurs» souligne Christian Gouy, président de la section Emploi de la FDSEA. «La FNSEA s’occupe fortement de ce sujet et l’on commence à avoir l’écho des pouvoirs publics» indique Patrick Bénézit.

Loup : une nouvelle action
Le Loup est la toute nouvelle contrainte à laquelle se trouvent désormais soumises les exploitations de Haute-Loire. Un nouvel appel à la mobilisation a été lancé par Claude Font, président de la section ovine, pour le 27 novembre prochain : «cette action prendra la forme d’une transhumance, qui partira le 25 novembre de Haute-Loire, de la Meuse, de la région PACA, pour arriver jusqu’à Paris (place de l’étoile au ministère de l’écologie).

GMS : ne pas les lâcher !
Sur l’opération «Stop aux contraintes, mangez français» et les actions du 5 novembre menées en GMS, Patrick Bénézit explique : «nous avons mis la pagaille dans les enseignes ; certaines revoient en ce moment même leur politique d’achat. Il ne faut pas les lâcher !». Sur les dégâts de gibiers, Yannick Fialip a souligné la nécessité de restaurer les échanges avec les ACCA et d’éviter les affrontements.
Les responsables du réseau s’interrogent sur l’évolution du PNR, parc naturel régional, des sources et gorges du Haut Allier. A ce jour, la communication est rompue entre la profession agricole et les responsables du PNR.  «Nous ne sommes pas les seuls à les boycotter et l’exécutif régional réfléchit à une sortie de crise» souligne Yannick Fialip.  Philippe Lamat, délégué cantonal de Brioude Sud, a quant à lui encouragé les membres du réseau à continuer à prendre part aux réunions publiques dans le cadre du PNR. 
Le président des JA, Anthony Fayolle a clôturé ce conseil sur une note d’optimisme : «malgré toutes les contraintes que nous subissons, on doit avoir un regard optimiste. Nous avons un beau métier et on se doit de le vendre auprès des jeunes pour les intéresser».


VéroniqUE GRUBER

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